Fils naturel du roi Charles V de France et de Biette Cassinel, Jean de montagu, seigneur de Sombernon, fut élevé comme le fils de Gérard de
Montagu, chambellan et secrétaire du roi. La date de sa naissance est incertaine, mais on la situe vers 1363. Il fut seigneur de Montagu-en-Laye et de Marcoussis, ministre de Charles V, et
surintendant des Finances sous Charles VI.
À la mort de son oncle, en 1390, il hérita de la vidamie de Laon. En 1380 il avait épousé [...]
L’écrasement réside dans les contraintes physiques que l’on impose au condamné pour broyer ses os et ses organes
vitaux. Qu’il soit effectué à l’aide d’une masse, par broyage et déchiquetage, ou par pressage gradué, l’écrasement était pratiqué par de nombreuses civilisations – chez les Grecs, les Romains,
les Égyptiens, les Hébreux, les Africains…– et fut couramment utilisé comme méthode de torture pour extorquer des aveux.
Le découpage consiste quant à lui à sectionner les membres à la hache, au couteau, au sabre ou à la scie. Les Perses
en firent une spécialité. De telles exécutions furent pratiquées en Europe, au Moyen Âge. Le sciage exista dès l’Antiquité. Au choix, l’on coupait au milieu du corps ou dans le sens longitudinal,
par le haut ou par le bas. Certains membres de la Gestapo pendant la seconde guerre mondiale firent renaître ce type de supplice.
[...]
Une dernière variante résidait dans le déchiquetage, pratiqué dans l’Antiquité au moyen du supplice de la roue. Le
supplicié se trouvait écrasé et déchiré par des pointes de fer lorsque la roue touchait le sol. Utilisant divers procédés, Turcs, Orientaux, Asiatiques et Romains eurent recours assidûment au
déchiquetage.
Son cousin, le dépeçage, c’est-à-dire le découpage ou l’arrachage par petits morceaux des muscles et des chairs,
provoquait une mort extrêmement lente et douloureuse. Ce supplice était particulièrement présent chez les peuples d’Asie et d’Orient. Les Perses et les Lombards le faisaient débuter par une
éviscération. Ce type d’exécution était encore pratiqué en Chine dans la première moitié du XXe siècle.
Autre supplice, l’écorchage consistait à ôter la peau du condamné à l’aide de couteaux et autres instruments
tranchants ou par brûlure dans l’Inde ancienne. Il pouvait également être pratiqué partiellement sur la peau du crâne et du visage. Il était très usité en Chaldée, en Babylonie et en
Perse.
Il est difficile et inutile d’établir une sorte de classement morbide des traitements qui furent les plus cruels.
Pourtant, certains d’entre eux, provoquant des agonies qui pouvaient durer plusieurs jours, apparaissent particulièrement barbares. Parmi eux, l’empalement. Le pal, qu’il soit dur ou arrondi au
bout (non pas pour être moins cruel, mais au contraire pour prolonger le temps de l’agonie, en épargnant, dans un premier temps, les organes vitaux), [...]
L'Europe diabolise volontiers la femme depuis l'Antiquité, au même titre que les païens, les juifs et, plus tard, les musulmans. Ce lien qui unit la
femme au diable trouve son origine autant dans la pensée grecque et latine que dans la Bible. Dans la Genèse, Eve, séduite par le serpent, incarnation du Mal, entraîne Adam dans sa chute et se
trouve à la source de tous les maux de l'humanité. C'est donc sous l'influence de la femme que l'homme s'est perdu. Ambroise de Milan, au [...]
En 1658, une quinzaine de religieuses du couvent des ursulines d'Auxonne, dont plusieurs novices, se disent hantées par les démons. La
situation des religieuses possédées (nommées « énergumènes »), comme les nombreux exorcismes réalisés au couvent par les aumôniers, sont d'abord secrets. C'est seulement en 1660 que les habitants
de la ville d'Auxonne apprennent la réalité des possessions, au moment même où l'épidémie s'étend hors des murs du couvent et touche des habitants [...]
Si vous étiez moins raisonnable. Je me garderais bien de venir vous
conter La folle et peu galante fable Que je m'en vais vous débiter. Une aune de boudin en fournit la matière. "Une aune de boudin, ma chère ! Quelle pitié !
c'est une horreur !", . S'écriait une précieuse, Qui, toujours tendre et sérieuse, Ne veut ouïr parler que d'affaires de coeur.
Mais vous qui mieux qu'âme qui vive Savez charmer en racontant, Et dont l'expression est toujours si naïve, Que l'on croit [...]
L’enfouissement, largement répandu à travers les siècles et les continents, frappait aussi bien les vierges ayant
manqué au vœu de chasteté que les papes, les traîtres, les homosexuels, les juifs ou les femmes dans la France du Moyen Âge. Cette peine étant plus décente que la pendaison, elle fut ainsi
réservée aux femmes jusqu’aux guerres de religion. On n’oublia pas, au XXe siècle, de perpétuer cette condamnation, aussi [...]
Il était une fois une veuve qui avait deux filles : l'aînée lui ressemblait si fort d'humeur et de visage, que, qui la voyait, voyait la
mère. Elles étaient toutes deux si désagréables et si orgueilleuses, qu'on ne pouvait vivre avec elles. La cadette, qui était le vrai portrait de son père pour la douceur et l'honnêteté,
était avec cela une des plus belles filles qu'on eût su voir. Comme on aime naturellement son semblable, cette mère était [...]
Née à Rome, la crucifixion s’effectuait parfois la tête en bas. Le condamné, attaché par des cordes ou par des clous,
mourait non pas de faim, de soif ou d’hémorragie mais d’asphyxie car la cage thoracique ne pouvait évacuer l’air des poumons à la suite de la violente contraction des muscles. Si les chrétiens
payèrent le plus lourd tribut à cet instrument de supplice, certains juifs furent également crucifiés par les nazis en URSS lors de la seconde [...]
Il s'en alla, mendiant sa vie par le monde.
Il tendait sa main aux cavaliers sur les routes, avec des génuflexions s'approchait des moissonneurs, ou restait immobile devant la barrière des
cours ; et son visage était si triste que jamais on ne lui refusait l'aumône.
Par esprit d'humilité, il racontait son histoire ; alors tous s'enfuyaient, en faisant des signes de croix. Dans les [...]
Il est des gens de qui
l'esprit guindé, Sous un front jamais déridé, Ne souffre, n'approuve et n'estime Que le pompeux et le sublime. Pour moi, j'ose poser en fait Qu'en de
certains moments l'esprit le plus parfait Peut aimer sans rougir jusqu'aux marionnettes; Et qu'il est des temps et des lieux Où le
grave et le sérieux Ne valent pas d'agréables sornettes. Pourquoi faut-il s'émerveiller Que la raison la mieux sensée, Lasse souvent de trop veiller, Par des contes [...]
Il était une fois un gentilhomme qui épousa en secondes noces une femme, la plus hautaine et la plus fière qu'on eût jamais vue. Elle
avait deux filles de son humeur, et qui lui ressemblaient en toutes choses. Le mari avait de son côté une jeune fille, mais d'une douceur et d'une bonté sans exemple; elle tenait cela de sa
mère, qui était la meilleure femme du monde. Les noces ne furent pas plus tôt faites, que la belle-mère fit éclater sa mauvaise [...]
Il était une fois un homme qui avait de belles maisons à la ville et à la campagne, de la vaisselle d'or et d'argent, des meubles en broderie, et
des carrosses tout dorés; mais par malheur cet homme avait la barbe bleue : cela le rendait si laid et si terrible, qu'il n'était ni femme ni fille qui ne s'enfuit devant lui. Une de ses
voisines, dame de qualité, avait deux filles parfaitement belles. Il lui en demanda une en mariage, et lui laissa le choix [...]
La poire d’angoisse, l’un des terribles instruments de torture médiévaux. Elle pouvait être ouverte ou refermée par une action sur la tige filetée centrale. Elle était introduite fermée dans la
bouche, la vulve ou l’anus, selon l’endroit “par lequel on avait péché”, puis ouverte. Elle déchirait alors les tissus de la cavité dans laquelle elle était introduite.
Informations complémentaires France Pittoresque
Le supplice de la faim, qui peut paraître manquer d’inventivité, donnait pourtant également lieu à une certaine
diversité de mise en oeuvre ; on invente des masques de toutes sortes – souvent désignés comme « masques de la faim » – pour empêcher l’alimentation du condamné. De même, naît au XVIe siècle la «
poire d’angoisse » qui emplit la bouche du condamné. Parfois, ce supplice est associé à d’autres tortures,
telle celle consistant à gaver le condamné [...]
La précipitation, employée par toutes les civilisations sur tous les continents, connut
des variantes quant au point de chute : rochers, crocodiles, pieux, brasiers, selon les inspirations du moment. Ce mode d’exécution était encore pratiqué au début des années 1990 en Iran et en
Irak.