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Mardi 31 juillet 2007
publié dans : Un Peu de Tout
 

 QM03.jpg

 

Au quatrième jour de la traversée, le capitaine annonce avec une certaine gravité que le bateau passe à la verticale de l’épave du Titanic, reposant par 3000 mètres de fond. Les passagers n’ignorent pas les liens qui unissent ces deux fiers navires d’un temps différent…

 

 

 

Le Queen Mary 2 appartient à la Cunard, compagnie ayant racheté la White Star Line, la compagnie du Titanic… à condition de reprendre à son compte la célèbre charte de qualité White Star… Autant dire que ce merveilleux navire permet de conserver l’image du liner le plus prestigieux du monde.

 

 

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Dix mille personnes de 48 nationalités différentes ont participé à la construction de ce géant des océans. Stephen Payne, son architecte, est  passionné des grands liners des années 1930, et a défini la ligne générale de ce navire …  le plus grand paquebot du monde avec ses 345 mètres de long, 41 mètres de large et 72 mètres de hauteur… 150.000 tonnes (le Titanic en faisait « seulement » 46.000) filant à 56 km/h sur l’eau !

 

 

 

L'architecte, pour un navire dont le coût est estimé à 800 millions d’Euros, retire les meilleurs aspects du passé et les traduit au présent: le brise-lame de la plage avant est hérité de celui du Normandie. La façade, elle, est très inspirée de celle, en forme d'escaliers, du premier Queen Mary 1 et  Le Queen Mary 2 emprunte au Queen Elizabeth 2 sa timonerie et le ligne générale de sa cheminée.

 

 

 

Les chiffres parlent d’eux-mêmes quant au luxe inouï qu’il recèle. Imaginez 2000 salles de bain et 9000 serviettes changées tous les jours. 2500 km de câbles électriques, 37 ascenseurs, 8500 extincteurs, une usine de recyclage d’eau, 19 ponts, 5 millions de dollars dépensés en œuvre d’art, 25.000 M2 de moquette, 3000 téléphones et 5000 marches d’escaliers… tout ceci pour 2.600 passagers privilégiés. Dont le point commun est définitivement le champagne… plus de 7000 bouteilles par semaines en basse saison.

 

 

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Le Queen Mary 2 a effectué sa première grande traversée le 12 janvier 2004.

 

A votre santé…

 

 

 
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Mardi 31 juillet 2007
publié dans : Contes et Légendes

 

Halewyn avait un chant merveilleux. Sa voix transportait quiconque se trouvait à sa porter au royaume des dieux. Mais les jeunes filles qui répondait à l'appel disparaissait et plus personne ne les revoyait.Halewyn-01.jpg

Au bord de la mer grise vivait une fille de roi. Elle était extraordinairement belle et même les poètes chantait sa beauté. Mais elle n'arrivait pas à trouver un époux et préferait regarder le feu dans la cheminée que de chercher. Mais elle aimait aussi le vent et un jour qu'elle écoutait la mer au creux d'un coquillage, elle entendit la voix d'Halewyn.

La chanson était magnifique et elle fut tout de suite conquise, ce qu'elle s'empressa de dire à son père. Il remercia tout de suite les dieux d'avoir épargner sa fille et lui dit de l'oublier. Ce qu'elle n'arriva pas à faire, bien-entendu.

Le lendemain, alors qu'elle était assise sur une dune, le chant repris. Il disait à la jeune fille qu'il fallait qu'elle le suive. Le chant dura jusqu'au soleil couchant. C'est la mère de la princesse qui retrouva sa fille assise sur le sable. Elle dit que c'était Halewyn qu'elle voulait pour époux. Mais sa mère ne voulait rien entendre.

Le lendemain, le chant repris et elle avait de plus en plus de mal à résister. Mais le soir, elle rentra au palais, elle s'habilla de sa plus belle robe et mis ses plus beaux bijoux. Une fois prète, elle prit le meilleur cheval de l'écurie et partit vers son destin.

Halewyn l'attendait sur un puissant destrier, et il frissona en voyant la belle. Après quelques mots, ils partirent vers la forêt. En chemin il se complimentait mutuellement sur leur beauté. Il lui dit que des dizaines de jeunes vierges les attendaient dans son royaume. Sur leur pas, des fleurs semblait naitre, les oiseaux les accompagnaient.

Un jour entier s'écoula et ils allaient maintenant au pas. La nuit noire parvint et enfin il dit qu'ils étaient arrivés. La princesse cherchait les vierges quand il lui dit que la première était là pour les acceuillir. Elle vu en effet une forme dans un grand arbre : c'était une femme pendu! Plus loin, à chaque arbre de la forêt, une femme était pendu.Halewyn-02.jpg

Halewyn expliqua qu'elle sera bientôt la souveraine de tout ce peuple de pendu, et qu'elle jouera avec eux à divers jeu. La princesse luttait intérieurement pour ne pas montrer son horreur et suit Halewyn.

Elle finit par lui dire qu'elle acceptait de mourir mais à une condition : en tant que fille de roi, elle voulait mourir décapité. Il lui accorda la faveur, mais elle touche sa tunique et lui dit que ce serait dommage que de souiller pareil merveille avec du sang. Halewyn dénoua donc sa ceinture et son épée glissa. Il enleva ensuite son étoffe et c'est à ce moment précis qu'elle se précipita sur l'épée. Elle leva le glaive et le fit retomber sur le cou du jeune homme. Celui-ci fut tranché net. La tête encore vivante demanda en vain à la princesse de la sauver avec différend onguent mais la jeune fille ne voulut rien entendre.

Elle laissa le corps de Halewyn dans la forêt avec ses vierges pendues et repartit chez elle avec la tête de celui-ci. Une fête fut célebrer pour célebrer le retour de la fille du roi et celle-ci avait à coté d'elle son époux : la tête de Halewyn.

Inconnu

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Lundi 30 juillet 2007
publié dans : Le Moyen-âge

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Pourquoi un jour autant de monde s'est dirigé vers un lieu: Jérusalem? Pourquoi pauvres comme les riches ont brodé la croix rouge sur leur habit? Pourquoi sont-ils partis mourir dans un pays qui n'était pas le leur ?

Les raisons sont multiples mais certaines semblent plus plausibles :


L'une des raisons premières est la religion. En effet, dans un Moyen-Age qui bouge, qui voyage déjà, les pèlerinages occupent une place très importante dans la vie de tous. Il peut s'agir des locaux ou des très importants comme St-Jacques de Compostelle, Rome, Jérusalem puis plus tard Lourdes.

 

Or, dans le début du 11e siècle, le pèlerinage de Jérusalem est menacé. Le sultan al Hakim en 1009 détruit l'église du Saint-Sépulcre (elle est reconstruite plus tard mais l'acte marque les mémoires). Les pèlerins rencontrent de plus en plus de difficultés et doivent subir souvent beaucoup de tourments pour pouvoir accomplir leurs dévotions.


L'autre raison principale est la demande par l'empereur Alexis Comnénes au pape Urbain II. Celui-ci désire l'envoi de mercenaires occidentaux. En effet, la chevalerie franque est la meilleure force combattante de l'époque et il était dans les habitudes de l'Empire byzantin d'y faire appel en cas de conflit majeur. Or, dans les années 1090, le recul de l'Empire est terminé.

 

Ses frontières sont stables et l'empereur aimerait reprendre les territoires d'Asie mineure qu'il a perdu et notamment Antioche, tombée aux mains des turcs en 1085. Il écrit donc une lettre adressée au descendant de Saint-Pierre pour obtenir des forces et ainsi récupérer les territoires qu'il a conquis.

Voilà les deux grandes raisons qui ont poussé Urbain II à prêcher la croisade. Il était aussi un adepte du rapprochement entre l'Eglise latine et l'Eglise byzantine. En prenant Jérusalem aux turcs, il mettrait en exergue la force de Rome et serait dominant dans des discussions futures.


Mais qu'est ce qui a poussé le prêtre, le seigneur bien installé, le mendiant ou le serf a tout quitter pour partir à pied vers un endroit qu'il ne connaît pas?

L'an Mil est le siècle de l'Apocalypse. On a cru que la fin du monde était pour ce moment-là et cet esprit est encore très présent. Si elle n'est pas encore venue, elle ne saurait tarder. La population est persuadée que lorsqu'ils prendront Jérusalem, l'Apocalypse commencera et ils seront sauvés. Le rêve de tous: mourir dans la Jérusalem terrestre pour gagner la Jérusalem céleste… comme le Christ. Aller délivrer le Saint-Sépulcre est un moyen de salut. C'est pour cela que des gens non armées (femmes, prêtres, enfants…) sont partis aussi.

Beaucoup de cadets des familles nobles sont partis pour s'enrichir et gagner des terres. C'est surtout le cas des armées normandes. D'autres obéissent à leur roi ou leur suzerain. C'est pour cela que Hugues de Vermandois, frère du roi de France, part un peu contre son gré.

Il est vrai aussi que des chevaliers partent pour le combat. En effet, la Trêve de Dieu limite grandement leur esprit belliqueux et ils veulent trouver de nouveaux défis. Il paraît que le combattant turc est un bon guerrier.

L'Orient est inconnu. C'est donc une terre de mystères et les gens du peuple pensent y connaître vie différente de celle qu'ils connaissent. Pas forcément meilleure car le serf au Moyen-Age n'est pas l'image que l'on en donne. Il n'est par exemple pas corvéable à merci.

Il existe aussi en cette fin du XIe siècle, un trop-plein de monde. En fait, l'Europe Occidentale est trop peuplée pour ses terres. Ceci entraîne des problèmes économiques et c'est aussi ce trop-plein de population qui part vers Jérusalem.


En conclusion, je dirai que les raisons qui ont poussé les gens à partir, le pape à prêcher sont multiples et variées. Je n'ai évidemment évoqué ici que les plus importantes. Mais, remarquez que je n'ai pas parlé d'une attaque de la religion musulmane pour la simple raison que ce n'est pas le cas. Musulmans et chrétiens ne se connaissent pas. Il faut attendre Cluny et deux siècles plus tard pour que le Coran soit enfin traduit en latin… et puis après la première croisade plus aucune n'avait un but réellement religieux, peut-être les deux de Saint Louis mais il est considéré souvent comme le roi qui n'avait pas toujours tout bien compris.

commentaires (1)    par Shaihulud
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Lundi 30 juillet 2007
publié dans : Le Portugal - Un peu de Tout

 

SNT.pngIntemporelle, captivante, inoubliable, mais surtout réceptacle de multiples civilisations, cultures et vestiges à travers les âges, Sintra est une ville incomparable, d’un charme rare, envoûtant et sensuel.

L’harmonie parfaite entre la nature et le patrimoine de la ville a conduit l’Unesco à classer Sintra au Patrimoine de l’Humanité, dans la catégorie « Paysage culturel », en 1995.

Tant la plaine que la montagne on été habitées depuis les temps les plus anciens, en attestent les Dolmens et les Nécropoles grecques, les plaques et les urnes funéraires romaines, qui la dénommaient « Mons Lunae ou Montagnes de la Lune ». Le musée Municipal renferme de merveilleux outils préhistoriques et médiévaux qui sont de véritables reliques pour l’amateur.

Reconquise aux Maures en 1147 par Don Afonso Henriques (premier roi du Portugal) juste après la libération de Lisbonne, cette véritable cité ayant gardé encore aujourd’hui le statu de ville, n’a cessé de s’imprégner de tous ceux qui sont tombés sous son charme, et a traversé les siècles en s’enrichissant des différents arts apportés par ses hôtes subjugués par sa beauté et son charme.SintraPortugal01.jpg

Depuis l’âge de pierre jusqu’à nos jours, monarques et manants, nobles féodaux et envahisseurs, ont embellit ce joyaux du bon goût des plus belles constructions religieuses ou païennes, royales ou seigneuriales, tout comme des parcs naturels que le monde entier envie.

Un simple résumé, loin d’être exhaustif, vous montre les éléments architecturaux les plus significatifs.

- Le Palais National de Sintra. Edifié pendant les règnes de Jean 1èr et Manuel II, où le grand poète Luis de Camões fit lecture de cette œuvre irremplaçable que sont le « Lusíadas ».

- Le Palais de la Pena. A ne rater sous aucun prétexte. indexpenapalace.jpg

- Le Palais de Seteais, érigé au XVIIIème siècle.

- Le Château des Maures, du VIIIème.

- Le Couvent des Capunhos.

- Les Eglises de S.Martinho et Santa Maria, toutes deux construites sous le premier Roi portugais.

- L’Eglise Saint-Pierre, aux éléments architecturaux Manuélins incomparables.

- Les Chapelles Saint-Lazare, du XVème, ornées des armureries royales.

- La Maison de Ribafrias.

- Le Piloris de Colares.

- Le Portique Manuélin de São João das Lampas.

- Le Parc Naturel de Sintra-Cascais.

- Le littoral et la Serra de Sintra.PT-Pena-palace-AD12.jpg

Tant de Rois, tombés sous le charme de Sintra, passèrent d’innombrables années à chérir, embellir et doter la ville de ses plus beaux bâtiments et sites. En ces lieux fut signé le Traité de Sintra mettant fin à la première invasion Napoléonienne.

Située à quelques kms de Lisbonne, Sintra est encore aujourd’hui un des endroits les plus plaisants et privilégiés qui existent au Portugal. De la Sierra verdoyante et rocheuse et ses panoramas pittoresques aux jardins secrets où tant de situations romanesques ont été vécues, Sintra ajoute, pour notre plaisir à tous, bien d’autres atouts. En plus de la beauté architecturelle, vous découvrirez une production viticole d’une qualité reconnue, des marbres très particuliers, pâtisseries d’abbaye et beaucoup d’artisanat.

800px-Nt-sintra-palacionacional2.jpgMais attention, réfléchissez bien avant d’y aller. On tombe vite amoureux.

commentaires (0)    par Rui Baião de Azevedo
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Lundi 30 juillet 2007
publié dans : Contes et Légendes

Un matin, un groupe de jolies jeunes filles sortit du village de bonne heure pour aller dans les champs plus lointains, au delà du fleuve, creuser et recueillir.

Le chemin étant long, elles marchaient vite, en chantant des chansons gaies. Ndebele les suivait, en entraînant sa petite soeur paresseuse qui somnolait encore, Ndebele dont l'esprit était comme l'éclair. Et tout en marchant elle observait bien le paysage, les rocs et les buissons. Les autres filles se moquaient d'elle.

"Tu ne fais que marcher, les yeux écarquillés, tu n'es pas plus amusante que grand-mère, tu ne chantes même pas avec nous. La prochaine fois on ira sans toi, ou bien tu iras seule.11

Elle continua en silence; bien qu'elle eut une jolie voix elle ne chanta toujours pas, elle écoutait la nature.

'Nous ne sommes pas seules ici."

Mais on ne voyait personne et on se moqua d'elle encore plus fort.

Enfin elles arrivèrent aux champs, et se mirent à travailler, car toutes étaient fortes et laborieuses.

Soudainement plusieurs jeunes hommes apparurent.

"Bonjour les filles, quand vous aurez fini votre travail on aimerait danser ensemble; pour l'instant on vous jouera un peu de musique pour rendre votre fatigue plus agréable."

Ah bon? Toutes les filles s'en réjouirent, car tous les garçons étaient très beaux. Même Ndebele sourit, car elle aimait la musique.

Un garçon commença à jouer de sa flûte. Après quelques notes, Ndebele dit à sa soeur: "Vite, ramasse tes outils mais ne prends pas les sacs lourds:

Eloignons-nous doucement, sans bruit: et surtout ne te retourne jamais!"

La petite soeur en fut fort étonnée, mais obéit à Ndebele. 

Elles avaient à peine atteint les premiers buissons, quand la voix de la flûte devint aigue et elles entendirent des cris d'horreur. C'étaient les autres filles, mais elles se turent rapidement. Ndebele et sa soeur se sauvèrent alors en courant, mais on entendit les hommes s 'écner: "Vite, il en manque deux, elles se sont sauvées du côté du fleuve, aucune ne doit nous échapper." Ndebele emmena sa soeur dans une tanière profonde, mais un des hommes vit la poupée de la petite fille qui était tombée près de l'entrée, et ils commencèrent à plonger un grand crochet dans le creux noir. Ils accrochèrent le pied de Ndebele, mais celle-ci maîtrisa sa douleur et se tut.

"Une racine, ce n'est qu'une racine: elles ont dû se sauver, cherchons-les sur la colline." et ils partirent de l'autre côté.

Ainsi Ndebele et sa soeur purent regagner leur village. Le lendemain après, les pères des autres filles allèrent les chercher aux champs: toutes avaient été égorgées.

Seule se sauva, et sauva sa soeur, Ndebele, l'intelligente, l'observatrice, qui avait su remarquer les repères du chemin, la tanière, les buissons; et qui comprenait la voix de la flûte.

"Biriri, biriri, aujourd'hui le sang coulera en flots, en flots" avait été le refrain de la flûte. "Aujourd'hui le sang coulera comme le fleuve".

 

 

Eugenia PRALORAN

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Lundi 30 juillet 2007
publié dans : Contes et Légendes

761Mandarin.jpgA l'occasion des grandes cérémonies, les mandarins viêtnamiens portent de magnifiques tuniques taillées dans du brocart; de ces habits, les deux pans qui tombent jusqu'aux genoux forment l'essentiel du vêtement.

Un mandarin donc, devant officier une cérémonie, convoque le tailleur le plus réputé de sa province, et lui commande une robe pour la circonstance.

Après avoir pris les mesures du "Chef de la province" et choisi le tissu, le tailleur, respectueusement se retire à reculons de l'office mandarinal.

Au chef du protocole qui le raccompagne jusqu'à la sortie du yamen notre tailleur pose cette question:

- Monsieur, puis-je savoir depuis combien de temps notre respectable mandarin est-il en fonction?..

- Mals quelle question!.. quel rapport peut-il y avoir entre la coupe de la robe de notre seigneur et son ancienneté?..

- Il m'est important de le savoir, car Si vous  permettez, j'ai pu observer durant ma longue carrière qu'un jeune mandarin nouvellement promu, pénétré de son importance, prend en public une allure altière, porte la tête haute et bombe le torse... Il est donc nécessaire d'en tenir compte et de couper le pan de devant plus long que celui de derrière pour les ajuster...

Au fil des ans, il faut diminuer peu à peu l'inégalité des pans jusqu'au moment où le mandarin arrive au milieu de sa carrière.

Plus tard, pour notre mandarin courbé sous l'âge, rendu sage par une longue carrière remplie d'expériences, il faut tailler le pan de devant plus court que celui de derrière.

Un bon tailleur ne doit pas seulement bien savoir prendre les mesures et avoir un coup de ciseaux habile, il doit aussi connaitre l'ancienneté du mandarin et son caractère...

 

Paul MARCEL,

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Dimanche 29 juillet 2007
publié dans : Contes et Légendes

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clairmarais.jpgAu manoir de Clairmarais, la châtelaine reçoit un visiteur égaré qui demande hospitalité pour la nuit. Il se nomme Sire Brudemer et se dit envoyer par un vieillard qui, tout en le conduisant au château, a révélé un mystère qui amènerait , ici même, d'importants changements, si le seigneur de Clairmarais en avait connaissance. Intriguée par cette histoire , la châtelaine questionne avec insistance Brudemer.

Il lui apprend que la femme de ce vieillard était la nourrice de la fille du Comte d'Erin ( père de la châtelaine), que le nourrisson serait mort sans que personne ne le sache, qu'ils auraient placé, par peur de la colère du comte, dans le berceau de la jeune comtesse leur propre fille. Le vieillard, au comble de la pauvreté, veut raconter la fraude au seigneur de Claimarais, preuves en main, afin de récolter quelque argent et de faire répudier la dame de Clairmarais. La châtelaine, désespérée, demande conseil à Brudemer. Il lui tend un couteau et lui dit que la seule solution pour masquer cette supercherie est de faire disparaître le vieillard. La châtelaine, d'abord hésitante, accepte de suivre Brudemer vers la poterne du château où dort le vieillard dans l'attente du passage du seigneur.

Le soir venu, le seigneur de Clairmarais rentre de la chasse. Son cheval s'arrête soudain devant les portes du château où gît le vieillard poignardé. Le seigneur lui porte secours et recueille ses dernières paroles, lui révélant le mystère et accusant la châtelaine de parricide. Rentrant au château, le seigneur exaspéré demande des explications à sa femme, en train de jouer aux échecs avec Brudemer. Elle éclate de rire en compagnie de Brudemer. Le seigneur se rendant compte du malheur qui le frappe abandonne alors son épouse et le château à Brudemer , qui se transforme en Démon et emporte la châtelaine, entourée d'une gerbe de flammes.

 

Après le décès du seigneur de Clairmarais, le château devient le rendez-vous de faits étranges. Les paysans de la région disent même que la nuit, les ruines du château s'éclairent de lueurs infernales . Les anciens racontent qu'il est habité par un démon nommé Brudemer et que toutes personnes entrant dans le château jouent leur âmes aux échecs avec lui.

Un moine de l'Abbaye de Saint Bertin, intrigué par cette histoire et voulant tenter de remettre tout cela en ordre, pénètre dans le château diabolique à la tombée de la nuit. Il y rencontre, dans la pièce principale, un chevalier et une jeune dame qui l'invitent, sans un mot, à s'asseoir devant l'échiquier. La partie d'échecs commence. Le moine voit doucement la pièce se remplir de valets, de pages, de dames vêtus de vêtements très anciens. A chaque fois que le saint homme croit pouvoir faire mat Brudemer, la jeune femme montre une pièce du doigt. Une fois ce pion bougé, l'issue de la partie est remise en question et le couple infernal et l'ensemble des fantômes qui l'entourent éclatent de rire. Le moine commence à regretter d'être venu et une sueur froide lui coule sur le front. Il invoque alors Saint Benoît à lui venir en aide. Sous une inspiration divine, le moine entrevoit une combinaison imparable, et au moment où il bouge la pièce sur l'échiquier, l'ensemble des rires des spectateurs se transforme en hurlements effroyables, suivi d'un long silence. Le moine tombe alors à genou et prie le reste de la nuit.

Au lever du jour, il trouve à la place occupée par la jeune dame, un squelette couvert de vêtements en lambeaux. Le religieux, resté propriétaire du château, transforme l'endroit diabolique en monastère dont il est nommé supérieur. Il ne reste plus actuellement , que les ruines du cloître.

 

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Dimanche 29 juillet 2007
publié dans : Contes et Légendes

Sur les hautes montagnes, il y a très longtemps, il y avait un château de pierre blanche dans lequel vivait une princesse très belle, plus blanche que neige, aux yeux plus clairs qu'une source, mais très arrogante. Elle était tellement arrogante que son pére avait renoncé à lui trouver un époux:

Personne ne plaisait a cette fille trop altière. Elle vivait donc seule avec quelques vieilles servantes et sept sentinelles fidèles. Mais un jeune chevalier, qui ne pouvait pas oublier sa beauté, voulut absolument la rejoindre, et un jour arriva près du château. Les sentinelles le virent alors qu'il était encore très loin. Il avait un manteau bleu qui flottait dans le vent.

La princesse le reconnut et s'écria: "L'effronté! S'il s'approche, tuez-le avec des flèches. Je ne veux pas de cette vermine dans mon château.". Le chevalier entendit les cris des sentinelles mais ne s'arrêta pas et avança jusqu'au pont du château. Arrivé là, des flèches l'abattirent. Mais au moment où il s'effondrait, la voix des fées de la montagne s'éleva contre les habitants du château. Tous furent maudits, tous furent transformés: les sentinelles en pics de pierre noire, les servantes en marmottes sifflantes, et la princesse en un vampire livide, la Vierge des Glaciers, condamnée à errer éternellement sur la neige des sommets. C'est elle qui ensorcelle le voyageur perdu, qui guette les jeunes gens pour les faire tomber dans les ravins. Quant au château, il existe toujours derrière la glace épaisse.

 

 

Auda SUTTER

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Dimanche 29 juillet 2007
publié dans : Le Portugal - Un peu de Tout
Evora.gifLiberalitas Julia pour les romains, Yeborath pour les Mores, Évora reste aujourd’hui pratiquement 2000 ans après sa création, le centre d’une région à ne rater sous aucun prétexte. Concentré architectural unique, patchwork de tendances, où les styles se mélangent et se complètent dans les méandres de ruelles d’un autre temps, de places magnifiques, et d’espaces intérieurs dans d’anciens domaines seigneuriaux d’une beauté rare. Site millénaire d’une histoire et d’une culture véritablement exceptionnels.  
Délimitée au nord la ville d’Arraiolos et sa tapisserie de renommée mondiale, au nord-ouest par Estremoz et ses carrières de marbre blanc incomparable, à l’est par Redondo et ses monuments mégalithiques, au sud-est par Reguengos de Monsaraz et ses vignes, au sud par Portel, Viana do Alentejo au sud-est, et surtout à l’ouest Montemoro-o-Novo et ses ruines et fouilles archéologiques d’une beauté magnifique. 

Quelques notes historiques :
Sur ce site où Elisa fonda cette ville en 145 après le déluge et donc 2164 avant la naissance du Christ, le nom d’Ébora lui a été donné. Certains historiens lui attribuent également les noms de Luso ou Lísias et que de ce nom vient le mot Lusitanie. On dit que le premier roi de cette ville aurait eu une fille hermaphrodite qu’il appela Elbora. À mort de son père Elbur, elle se mariat elle eu une fille à laquelle elle donnât le nom de Évora.
Les premiers écrits datent de l’historien romain Plínio. Il l’appelait Ebora Ceralis dû à l’exceptionnelle fertilité de son sol, et ce avant même de la période romaine en Lusitanie. Point fortifié d’une importance certaine, elle fût capitale sous le règne d’Astolpas, beau-père de roi celte Viriato. Conquise au 2ème. Siècle av JC par Marcus Junius Brutus, fils de l’empereur Marc Antoine, c’est à ce moment qu’Evora devint Liberalitas Julia  en hommage à Jupiter.

Bien plus tard, en 1165, Gérard Sans Peur, noble au service du premier roi du Portugal libre D. Afonso Henriques, reconquit Évora aux Maures.

Métropole ecclésiastique sous les règnes de Jean II [Le Prince Parfait] (1455-1495), Manuel 1èr. [L’Heureux] (1469-1525) et Jean III [Le Pieux] (1501-1557). Son prestige fut particulièrement notable au XVIème. Quand, élevée au rang d’archevêché, l’université d’Évora [affectée à l’Ordre de Jésus] fût créée par le cardinal Infant d’Henrique, archevêque de la ville. Pendant tout le moyen-âge, mais plus spécialement sous la dynastie de la MAISON d’AVIS, Évora fut une des villes les plus importantes du royaume. Au début du 16ème. siècle elle avait encore autant d’habitants que Porto. 

Évora subit un très sérieux revers quand en 1759. Suite à l’expulsion du pays des Jésuites par le Marquis de Pombal, sa prestigieuse université fut fermée. Elle n’ouvrit de nouveau ses portes que pratiquement deux siècles plus tard. 
Cette ville magnifique a été à travers les âges le témoin des divers styles et courants esthétiques. Ayant accumulé au fil des siècles tant d’œuvres d’art que l’Unesco l’a classé en 1986, « Patrimoine Commun de l’Humanité ».

À ne rater sous aucun prétexte !
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Dimanche 29 juillet 2007
publié dans : Contes et Légendes

Une petite fille avait un petit chat.

Ils étaient tous les deux très jeunes, mais puisque les chatons grandissent plus vite que les enfants, il devint un beau matou quand elle était encore une petite fille.

Il aimait toujours sa petite maîtresse; cependant il avait besoin d'espaces ouverts, et parfois il partait pendant des semaines chanter à la lune ou à quelque jolie chatte, ou bien à la chasse aux rats, et alors il rentrait très sale.

Un jour, pourtant, la jeune fille tomba malade: pendant des semaines elle ne put quitter son lit. Cette fois, quand son matou rentra, elle ne pouvait pas l'accueillir comme d'habitude. Le matou la regarda bien et se dit:

"Maintenant on ne peut pas la laisser seule.".

Aussi il resta près d'elle sur un petit coussin (ce qui ne lui déplaisait pas), un peu trop proche, pourtant, d'une vilaine infirmière qui lui faisait toute sorte de sales tours quand la fille ne regardait pas.

La fille n'allait pas bien.

Alors le chat, qui comprenait bien les humains (le contraire ne se vérifie que très rarement), sauta sur le lit une fois que l'infirmière ne fut pas là, et il lui demanda en ronflant doucement: "Ma chérie, qu'est-ce qu'il te faut pour guérir?"

"Tu es le premier à me poser la question mon matou, ici on ne demande ça qu'aux médecins." "Evidemment" dit le chat en remuant la queue, "je suis le seul chat ici, donc je suis le seul adulte qui peut te comprendre."

"C'est quoi un adulte, mon Minou?" menina-pianolua.gif

"Cela, on le verra tout à l'heure, maintenant dis- moi ce qu'il te faut, je suis pressé de te revoir guérie, une certaine demoiselle chatte m'attend au rez-de-chaussée et pourrait se fâcher."

"Il me faut la bague de la reine des Fîfes, je l'ai vue sur un livre."

"Celui qu'on lisait ensemble au printemps?"

"Ben oui, je croyais que tu dormais"

"Bien sûr que non, ou alors jamais les deux yeux fermés en même temps. Maintenant repose-toi, je reviens tout de suite."

Et vous savez quoi? Il rapporta vraiment la bague magique. Personne ne le sut, sauf la fille et le matou, car c'était un bijou invisible.

Moi aussi je l'ai, tu vois, ou plutôt tu ne vois pas: quand elle fut guérie, le chat me la prêta en échange de sardines, et il me conta l'histoire. Maintenant on est quatre à la connaître: la fille, son chat, toi et moi. Veux-tu la bague maintenant?

 

 Eugenia PRALORAN

 

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