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Mercredi 31 octobre 2007
publié dans : Le Moyen-âge
18c-copie-1.gifAu 12ème siècle, la femme idéale doit avoir la taille mince, les jambes longues, la poitrine haute et petite (les femmes qui ont une trop forte poitrine doivent la bander). 

Cette silhouette évolue ensuite pour prendre la forme incurvée d'un S: la tête légèrement inclinée vers l'avant, la poitrine effacée, le ventre et les hanches projetés vers l'avant.

 

 

 

Pour ses fiançailles, la jeune fille reçoit un anneau qu’elle glisse à l’annulaire de sa main gauche, que l’on considère comme relié directement au cœur par une veine.

 

Cette cérémonie ouvre une période de 40 jours, les bans.

 

 



 

Le mariage

 

Le modèle du mariage chrétien est une invention qui date du treizième siècle.  Il s'agit en théorie d'un mariage unique, avec consentement des deux personnes et sans possibilité de divorce. 

 

Les jeunes couples se mariant sans le consentement des parents courent le risque d'être déshérités.

C’est le père qui choisit le conjoint de ses enfants.

Les femmes se marient vers 15 ans, et les hommes vers 30 ans. Il est fréquent que les nobles aient des concubines qui donnent naissance à ce que l'on appellera au onzième siècle des bâtards.

 

Si l'épouse est incapable de donner naissance à un héritier, ces bâtards peuventfemme-med.jpg parfois hériter de leur père.

 

L'épouse en question, stérile ou ne donnant naissance qu'à des filles, peut aussi être répudiée par son mari, ce dernier voulant s'assurer une descendance.

 

L’homme est le maître et la femme est considérée comme une mineure.

 

 

 

 

 

L’enfantement

 

Accoucher, au Moyen Âge, à cause du manque d'hygiène et du peu de moyens dont disposent les sages-femmes, est risqué.

 

Dans les jours précédant « l’enfantement », les parentes, amies et matrones investissent la salle commune. Les sages-femmes (appelées ventrières) font chauffer de l’eau dans une bassine et cuisinent un bouillon pour l’accouchée.

 

On se sert d’une chaise pour accoucher, en position debout ou à genoux, en s’appuyant ou non sur le dossier. Par manque de moyens adaptés, les grossesses difficiles sont souvent condamnées.

 

L’emploi de la césarienne n’est autorisé que sur les femmes mortes.

 

Une fois sorti du ventre de sa mère, le nouveau – né reçoit une tape sur les fesses pour vérifier qu’il est bien vivant. La ventrière lui coupe le cordon en laissant 4 doigts et le noue. Puis l’enfant est lavé.

 

 

 

Chez les gens aisés : on le lave avec du vin ou de l’alcool et on le frotte avec du sel, du miel ou du jaune d’œuf.

 

Chez les gens pauvres : on le frictionne avec de la paille humide et tiède.

 

Pour donner de belles formes, les matrones lui pétrissent le nez, le crâne, les membres et les mamelons (si c’est une fille) au risque de causer des malformations.

 

Le nouveau – né est ensuite emmailloté dans des langes très serrés, car on croit que s’il n’est pas rectifié dans les premiers jours, il aura les jambes et le dos tordus.

 

 

Vers 6 mois, on libère les bras puis, vers 1 an, on dégage ses jambes. On le coiffe d’un bonnet rembourré pour éviter les blessures à la tête. De nombreux nouveaux – nés sont abandonnés souvent à l’entrée d’une église ou devant la porte d’un hôpital. 3 enfants sur 10 ne passent pas la première année soit par manque d’hygiène, soit par maladie.

 

Les bourgeois ont l’habitude de faire appel à une nourrice. C’est une habitude venant du grand nombre de décès lors des couches.

 

La prostitution

Pendant un certain temps, au Moyen Âge, l'Église contrôle la prostitution qui est chose légale.  Habituellement, les prostituées sont des servantes, des filles rejetées par leur famille après un viol ou une grossesse clandestine et celles qui n'ont pu se trouver du travail. Le 11ème et le 13ième siècle furent des époques où l'on fit beaucoup pour les prostituées. 

L'Église considère alors ces femmes non comme des "filles perdues", mais comme des "brebis égarées". 

Elle les autorise à former une corporation avec tous les privilèges qui y sont attachés.  Le pape Innocent III, dans une bulle de 1198, promet même la rémission des péchés aux hommes qui épouseraient une fille de joie...

 

Mais la prostitution ne suffit pas à contrôler les "menaces" pesant sur les jeunes filles et les femmes mariées. La personne ayant commis un viol est punie, mais elle ne l'est pas toujours de la même manière. En effet, si la victime est une religieuse, une femme mariée ou une vierge, l'agresseur peut être pendu pour ce qu'il a fait.

Cependant, s'il s'agit d'une femme d'une humble condition (une servante par exemple), il s'agit alors de verser à la victime ou à sa famille une indemnité. dame.jpg La punition est donc tributaire du statut social de la femme.

 

 

 

 

 

La vie professionnelle de la femme

 

En ville, elles travaillent dans le commerce, dans le secteur du textile et en alimentation. Les industries qui apparaissent comme le prolongement d'activités domestiques leur sont plus ou moins réservées: la boulangerie, la fabrication de la bière (en Angleterre, les femmes ont le monopole de la bière et de l"industrie laitière).

 

En campagne, elles aident leurs époux en aidant à faire la moisson et la fenaison. 

 

Lingères, bonnetières, couturières, tavernières, blanchisseuses sont donc des métiers que les femmes du Moyen Âge ont occupés, mais il ne faut pas pour autant croire qu'elles étaient considérées égales aux hommes.  En effet, les salaires féminins sont très inférieurs à ceux des hommes; le travail à domicile, très courant est particulièrement mal payé.

 

 

 

 

 

Les veuves

 

Une femme veuve peut devenir bénédictine ou dominicaine, mais il faut payer un droit d’entrée. Elle peut choisir de vivre seule, mais risque le viol collectif. Aussi beaucoup se remarient.


Inconnu

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Mercredi 31 octobre 2007
publié dans : Le Moyen-âge

 Ville-au-Moyen-Age---moyen.jpgL'enceinte fortifiée protégeait le bourg. Dominée par le beffroi ou tour de guet et défendue par une garnison, elle était percée par des portes contrôlant les entrées. Pour avoir accès au bourg, il fallait payer une taxe.

La place du grand marché était l'endroit le plus animé de la ville. En fait, il y avait plusieurs marchés qui permettaient aux marchands d'étaler leurs produits: halle aux vins, halle des drapiers, marché au beurre, marché aux herbes, aux harengs...

En raison du coût élevé occasionné par la construction des murailles entourant le bourg, les gens s'entassaient dans la ville. Les maisons y étaient collées, les rues étaient étroites et, comme la majorité des habitations étaient fabriquées en bois, les incendies étaient très fréquents (en l'espace de seulement 25 ans, de 1200 à 1225, Rouen a brûlé six fois). Les gens avaient donc non seulement peur des voleurs, mais ils avaient également peur des incendies.

Autre désavantage des bourgs, le manque d'hygiène. En effet, les bourgs d'autrefois ne possédaient pas d'égouts souterrains et l'eau potable devait être retirée d'un puit souterrain. Il résultait donc de cela de mauvaises conditions d'hygiène. De ceci, les épidémies survenaient et contaminaient rapidement toute la population. Ainsi, de 1348 à 1350, la peste fit ses ravages et tua 25 millions de personnes.

 

ville-copie-1.jpgEn l'année 1348 sévit sur presque toute la surface du globe une telle mortalité, qu'on en a bien rarement connu de semblable. Les vivants pouvaient à peine suffire à enterrer les morts, ou l'évitaient avec horreur. Une terreur si grande s'était emparée de presque tout le monde, qu'à peine une grosseur apparaissait-elle chez quelqu'un, la victime était privée de toute assistance, abandonnée de sa parenté... Et ainsi, beaucoup mouraient... Beaucoup encore... qu'on croyait destinés à en mourir... étaient transportés à la fosse pour être inhumés : aussi un grand nombre furent-ils enterrés vivants... Et cette peste se prolongea... durant deux années de suite...

Chronique de Saint-Denis, 1415.

 

 

La lèpre fit également des ravages énormes à cette époque. Rejetés, les malades de la peste l'étaient tout autant que ceux de la lèpre. Le lépreux devait déambuler dans les rues en signalant son approche par le son d'une crécelle. Craints, redoutés, exclus, les gens atteints de la lèpre vivaient un véritable calvaire.

 

Malgré tous ces inconvénients liés au manque d'hygiène, aux épidémies et aux conditions de vie malsaines, le bourg restait tout de même un attrait pour les habitants du Moyen Âge. En effet, quand on parlait des villes, on pensait à la liberté en raison des chartes, ces documents écrits et signés par le seigneur qui garantissaient la libération de la tutelle du seigneur, du service militaire et des corvées et reconnaissait le droit des bourgeois de voyager et de tenir marché. Maître de sa défense, de sa justice et de son économie, il est facile d'imaginer l'attrait qu'exerçait le bourg libre sur les paysans ainsi que sur les serfs qui pouvaient s'affranchir en passant du monde rural au monde urbain s'ils demeuraient dans la ville durant un an et un jour.

 

Charte de la ville de Saint-Quentin, 11ième siècle:

"Les hommes de cette commune demeureront entièrement libres de leurs personnes et de leurs biens ; ni nous ni aucun autre ne pourrons réclamer d'eux quoi que ce soit, si ce n'est par jugement des échevins dans l'enceinte des murs de la ville. Les hommes de la ville pourront moudre leur blé et cuire leur pain partout où ils voudront. "

 

 

Si la vocation du village restait le travail de la terre, celle de la ville, c'était le commerce. Dans le bourg habitaient deux grandes classes d'individus nommées artisans (fabricants d'objets) et commerçants (personnes responsables des importations et des exportations). La plus grande partie de la population du bourg était constituée d'artisans. Les artisans travaillaient particulièrement dans trois domaines : le textile, l'alimentation et la métallurgie. Ceux qui faisaient partie des grands métiers exportaient leur production par le biais de commerçants tandis que ceux qui faisaient partie des petits métiers vendaient eux-mêmes leurs produits.ville-maison.gif

Pour être artisan, il fallait d'abord faire partie d'une association nommée métier (association qui contrôlait les prix, l'accès au métier, etc.). Devenir artisan ne se faisait pas sans labeur.  En effet, on commençait par être apprenti, c'est-à-dire que, pendant 7 ans, on apprenait le métier, et ce, sans recevoir de salaire. Ensuite, pendant sept ans, on devenait compagnon.

Un compagnon recevait un petit salaire en échange des petites tâches qu'il accomplissait. Finalement, après avoir réalisé un chef-d'œuvre reconnu par les maîtres, on devenait maître - artisan et c'est à ce moment qu'il nous était permis d'engager des apprentis, de vendre les produits et de posséder un atelier.

 Inconnu

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Mercredi 31 octobre 2007
publié dans : Un Peu de Tout

Théatre antique.jpgDans l’antiquité, le théâtre avait connu un développement important. On jouait dans de vastes édifices en pierre construits à cet effet, devant parfois des milliers de spectateurs, avec des décors, des trucages, de la musique, des chants, des figurants : On jouait de tout : des reconstitutions historiques, des comédies, des tragédies, des mimes… Sur tous les sujets : de la mythologie, des aventures romanesques, de la vie quotidienne, de l’histoire…

 

Au début du Moyen Age, le théâtre n’est plus aussi organisé mais le désir de spectacle ne s’arrête pas pour autant : Au début, les spectacles sont proposés dans les châteaux, ou les villages et sont plus modestes. Ils sont le fait de bateleurs, jongleurs, montreurs d’animaux, et troubadours ambulants qui travaillent à l’économie avec peu de moyens. 175px-Papposilenus-crotals-Louvre-CA942.jpg

 

 

Après l’an Mil, les églises demandent à ce que la Bible et le nouveau testament soient mis en scène à l’intérieur même des églises, dans le chœur ou dans la nef, par extraits, pour que le peuple comprenne mieux le contenu des livres saints qui étaient rédigés en latin: c’est la naissance du drame liturgique, qui sera remplacé plus tard par le jeu, au XIIIe siècle, plus long mais toujours sur les mêmes thèmes.

  théatre.jpg


















Puis, au XIVe siècle, devant l’église, sur le parvis, à même les pavés ou sur des tréteaux, on représente le miracle, un épisode édifiant de la vie d’un saint, puis un siècle plus tard, les mystères, qui représentent des extraits illustrés des livres saints. La place publique accueille aussi des mystères.
costume 01.jpg

 

En même temps que le théâtre religieux qui se joue en ville, on joue du théâtre profane, non religieux: la farce, en particulier. Ce théâtre profane se joue plutôt à la campagne mais se développe également en ville où l’on représente des jeux profanes, des moralités, des soties qui ont souvent un caractère satirique et exemplaire.  

 

Moliere.jpgLe théâtre était alors souvent joué par des amateurs occasionnels. Les troupes, quand elles étaient professionnelles, étaient ambulantes et jouaient sur les pavés, les places, les parvis, parfois sur des tréteaux.

Mais peu à peu, des dates se fixent pour les représentations, notamment à l’occasion des foires, rendez-vous des marchands, ou à l’occasion des fêtes religieuses et des événements publics.

Petit à petit, on voit réapparaître des espaces consacrés au théâtre, par exemple dans les foires. Les troupes peuvent se fixer au moins un temps dans un endroit précis.

En Angleterre ou en Espagne, le théâtre se développe plus rapidement et retrouve la place qu’il avait perdue depuis la fin de l’antiquité. Shakespeare, par exemple, joue Romeo et Juliette dans son théâtre, qui n’est plus ambulant.

Mais il faudra attendre encore longtemps pour qu’en France, le théâtre retrouve l’importance sociale qu’il avait dans l’antiquité.

 

Jean-Marie Bourguignon, professeur au collège Courteline
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Mercredi 31 octobre 2007
publié dans : Mes livres
Les-amants-de-la-nuit-copie-2.jpgIls se croisaient dans les couloirs du Palais-Royal, les salons et les théatres.
Il était l'un des hommes les plus puissants du royaume... et des plus séduisants.
Elle avait un esprit éblouissant, le génie du verbe et prit sa plume pour le défendre lorsque le Roy Louis le quatorzième, jaloux de ses succés, de sa fortune, le fis jeter au fond d'un cachot jusqu'à ce que mort s'en suive.


Nicolas Foucquet, surintendant des Finances, et Mme de Sévigné auraient pu s'aimer -  ainsi que l'a imaginé Sylvie Dervin.

Leur histoire, belle et tragique, aurait commencé un jour de pluie de l'an 1641 et ne se serait achevée que lorsque les deux amants glissèrent dans le sommeil éternel environ cinquante ans plus tard.





Votre avis:
 

par Lilia Ben Rachid

Le temps a gardé intacte l'ardeur de leur amour. Nicolas Fouquet et la marquise de Sévigné s'aiment éperdument. Leur mariage est impossible. Cet interdit ne fait qu'attiser la passion romantique qui les unit. L'histoire politique du XVIIe siècle participe à leur tourmente. Pendant la Fronde, ils ne sont pas dans le même camp. Leur amour n'en est pas amoindri. Surintendant des Finances de Mazarin, Fouquet s'enrichira à outrance. La connaissance d'un terrible secret le précipite dans la disgrâce royale. Louis XIV le fait emprisonner en 1661. Mme de Sévigné se bat jusqu'à la fin de sa vie pour l'honneur perdu de son amant. Une correspondance les lie au-delà de tout, depuis toujours. Ce roman historique est un chassé-croisé de leurs journaux intimes. Sylvie Dervin en fait revivre l'intense émotion dans la langue du XVIIe siècle.  

Mon avis :

J'ai dévoré littéralement le livre, on s'attache dés les premières pages aux personnages.
C'es une histoire pationnante basée sur des faits historiques.
La chute de Fouquet et l'histoire de la femme qui a voulu  le sauver.

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Dimanche 14 octobre 2007
publié dans : La vie rurale en Belgique

Une semaine avant le grand jour, la cuisine est le théâtre de préparatifs incessants.

 

 

 

Le bouilli qui engraisse la soupe aux herbes et légumes et la « djote tchaudèye », chou blanc cuit puis fricassé avec cretons, thym et laurier, sont invariablement au menu.

 

 

 

Les braises sont raclées pour débarrasser l’entrée du four afin d’accueillir pains ou tartes.

 

Après cette cuisson, on place le rôti dans sa terrine, bien au milieu du four, en rassemblant les braises tout autour, ce qui lui donne une excellent saveur.

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Samedi 13 octobre 2007
publié dans : La vie rurale en Belgique

 

 

 

 

Originaire d’Amérique, le tabac se cultive dés le XVII eme siècle dans le Hainaut, mais n’atteint la vallée de la Semois qu’en 1856.

 

La culture du tabac en Famenne – et encore moins à Lavaux – n’a rien de comparable à celle de la vallée de la Semois.  Néanmoins, pour certains ruraux, elle constitue un rituel annuel.

 

 

 

En février, la semence est mise en pot dans une pièce chauffée et arrosée régulièrement avec de l’eau tiède.

 

Fin, mars, les plantules sont déplacées dans une pièce plus fraîche, avant d’être repiquées en caisses.

 

Fin mai, les caisses de plantes sont sorties au jardin et ceux-ci mis en pleine terre après quelques jours.

 

Pendant l’été, l’amateur surveille ses plantations : il arrose, coupe et étête les plants.

 

Vers la fin de l’été, la plante est coupée juste au pied à l’aide d’une serpette.

 

Tabac.jpgLes feuilles sont ensuite mises à sécher tête en bas et accrochées en collier au pignon de la maison.

 

 

 

Durant l’hiver, les feuilles de tabac, légèrement humidifiées, sont hachées à l’aide d’un couteau.

 

Le tabac est conservé au grenier avant de finir dans la blague à tabac, puis dans la pipe.

 

 

 

La blague à tabac est alors une vessie de porc gonflée, séchèe et assouplie par un travail de traitement ; elle est munie d’un cordon.

 

 

 

La culture du tabac n’a rien de commercial en Famenne et constitue un passe temps de quelques fumeurs de pipes.

 

Toutefois, le fisc perçoit 3 franc par plant et le culture du tabac be peut dépasser 300 plants.

 
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Vendredi 12 octobre 2007
publié dans : La vie rurale en Belgique

Le menu traditionnel des jours de travail aux champs se dévore autour de la longue table flanquée de bancs : grosse soupe campagnarde ou « djote machîye », chou cuit écrasé avec des pommes de terre, aromatisé et accompagné de cretons de lard.

 

 

 

Un dicton prétend que la meilleure « djote «  est celle qui a été chauffée sept fois..

 

 

 

Au printemps, la chicorée-pissenlit rejoint la table du souper.DSC-0266-copy-copie-1.jpg

 

 

 

En été, fraises des bois et framboises sont ceuillies par les jeunes du village.

 

 

 

En automne, mûres et noisettes règlent les appétits.

 

Quant aux champignons, ils sont ramassés en septembre et octobre, à l’exeption des morilles, récoltées au printemps.

 
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Jeudi 11 octobre 2007
publié dans : Un Peu de Tout

 

 

cheval50.jpgAvant d’être domestiqué, le cheval a d’abord été gibier, et est devenu petit à petit un des thèmes favoris des artistes de la Préhistoire.

 

Il y a environ 5000 ans, il est domestiqué.  Dés lors, le cheval va devenir un auxiliaire très précieux de l’homme : monture ou animal de trait, il permet à l’homme d’aller plus loin, plus vite, plus lourdement chargé, et apparaît alors toute une panoplie d’objets à son utilisation.

 

Le cheval va rapidement devenir un symbole de pouvoir, de richesse et de prestige.

Il accompagnera parfois l’homme jusque dans sa tombe.cheval2.jpg

Il va aussi trouver sa place dans les mythes et les religions de l’Antiquité.

Le cheval accompagne l’homme à la guerre, à la chasse, dans son labeur, dans ses compétitions et dans ses rêves.

 

Les chevaux de trait étaient très utilisés avant l’invention du tracteur, au 12 eme siècle, il va remplacer lentement le bœuf comme animal de labour. Mais ce n’est pas avant le 17 et 18 eme siècle grâce au développement des charrues perfectionnées qu’ils remplacèrent totalement les bœufs dans la plupart des exploitations.
 

C’est dans les années 1960-1970 que le cheval cesse d’être un animal de travail.

 cheval1.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mercredi 10 octobre 2007
publié dans : Les jouets
 
 
 
 
 
 

La culture grecque se caractérise par un haut degré de raffinement dans l'art, la science, l'éducation et l'organisation des loisirs. L'individu, enfant ou adulte, était l'élément central. On se distancia du monde des dieux et bon nombre de traditions et rites religieux perdirent leur signification initiale. Peu à peu, on profana également le symbolisme sacral du jouet.

 

 

 

Après la destruction de Corinthe en 146 av. J.-C., la Grèce entière se trouva sous la domination romaine. Les Romains étaient les vainqueurs sur le terrain militaire et politique. Cependant, la civilisation grecque influença si profondément les Romains, que l'on peut dire à juste titre que la culture grecque conquit Rome. Les Romains furent charmés par la philosophie, l'art et le mode de vie grecs. Un grand nombre de produits, parmi lesquels les jouets, reçurent de cette manière une place importante dans les maisons et villas romaines. Grâce aux Romains, la culture grecque ainsi que les jouets se répandirent dans tout le domaine méditerranéen.

 

 jeux-de-damier.jpg

 

On dispose d'innombrables sources datant de cette période. A côté de scènes religieuses et profanes, de nombreux vases grecs ainsi que des sculptures représentent des scènes en rapport avec le jeu, le jouet et les jeux de société. Dans des tombes d'enfants, on trouva de véritables jouets, c'est-à-dire des témoins matériels de cette période. De nombreux matériaux sont originaires des villes de garnison situées aux frontières du royaume, telles que Cologne et Trèves. On y déterra maints jouets ainsi que des jetons et des dés.

 

Grâce à ces sources, on peut établir qu'à cette époque, les enfants connaissaient un grand nombre de jeux auxquels nos enfants jouent encore toujours. Le hochet, la poupée, la toupie, la balançoire, jouer aux osselets et à cache-cache n'en sont que quelques exemples.

 

 

 

Lorsqu'Ulysse arriva sur une des nombreuses îles grecques, il vit la princesse Nausicaa jouant à la balle avec quelques servantes. Plus tard, le jeu de balle devint un jeu typiquement masculin.

 

 

 

Les osselets, ‘astragalos’ chez les Grecs, ’talus’ chez les Romains, sont les petits os provenant du carpe du mouton. Au départ, on employait les osselets pour prédire l'avenir. Plus tard, le jeu des osselets devint un jeu d'adresse qui était surtout pratiqué par les filles. Les garçons jouaient en premier lieu comme jeu de hasard: les osselets étaient alors employés comme des dés. Les quatre côtés de l'osselet qui étaient nettement différents valaient chacun un nombre de points bien déterminé.

 

 

 

Le yo-yo existait déjà chez les Grecs. On en voit une représentation sur un vase datant de 440 av. J.-C. Ensuite, on a perdu toute trace du yo-yo jusqu'à ce qu'il réapparaisse en Europe vers la fin du XVIIIe siècle, via la Chine.

 

 

 

Entre les ruines du Forum romain, on peut encore voir aujourd'hui une marelle datant de cette période (5e siècle av. J.-C.). Le jeu de la marelle était une représentation ludique des récits sur le labyrinthe, le dédale mythologique dont personne ne pouvait s'échapper.

 

 

 

Les toupies étaient généralement en bois ou en argile et parfois en bronze. On les faisait tourner au fouet (sabot). Sur les vases grecs, on voit à maintes reprises, jouer à la toupie. Les Romains toupie-0-S.jpgconnaissaient également ce jeu universel. Caton, homme d'état romain, partisan d'une éducation sévère pour les enfants afin d'en faire des citoyens romains valables, plaidait en faveur des toupies et s'opposait aux jeux d'argent et de hasard.

 

 



 

Durant l'épanouissement de la culture grecque, la poupée devint un véritable jouet, alors qu'auparavant, elle était une idole ou une statuette de fécondité. On retrouva un assez grand nombre de poupées aux membres articulés. Ceci est dû en premier lieu au fait que la plupart des poupées étaient exécutées en terre cuite, une matière se conservant évidemment mieux que le bois ou l'étoffe.

 

 

 

La plupart des connaisseurs sont d'accord pour dire que les membres articulés sont le critère le plus important pour qualifier une poupée de jouet.

 

 Poup--e.jpg

Les poupées grecques les plus anciennes datent du VIIe siècle. Elles avaient un corps en forme de cloche (‘daidala’) et avaient des membres articulés, ce qui était l'élément le plus important. Ces poupées avaient encore une valeur sacrale. Les symboles religieux qui y sont représentés en sont la preuve. Des exemplaires similaires datant d'env. 700 av. J.-C. furent également découverts en Egypte (25e dynastie).

 

 

 

L'élément sacral disparut peu à peu. La production de poupées augmente constamment à partir du 6e siècle av. J.-C. Différents centres de fabrication se développèrent. Au 5e siècle av. J.-C., ces centres étaient: Corinthe, Attique et Cyrène où naquit progressivement le nouveau métier de fabricant de poupées ou ‘coroplaste’.

 

 

 

Avec l'expansion de la culture grecque, les poupées se répandirent dans toutes les régions méditerranéennes. Elles possédaient toutes sortes d'accessoires tels que bijoux, meubles et poterie. A l'occasion de leur mariage, les jeunes filles offraient aux dieux leur robe ainsi que leur poupée, afin d'obtenir pureté et fécondité.

 

Les plus belles poupées de l'Antiquité datent de la période romaine. On retrouva quelques exemplaires magnifiques à Rome même. Dans le sarcophage de Tryphaina Crepereia, âgée de treize ans, on trouva une merveilleuse poupée en ivoire avec divers accessoires tels que peignes, miroirs, bracelets et un coffret à bijoux. La bague qui est également la clé du coffret à bijoux est vraiment fascinante. En tenant compte de la coiffure, la poupée peut être située entre 150 et 170 apr. J.-C.

 

De telles poupées en ivoire étaient produites dans les grands centres culturels comme Rome et Alexandrie. Pour ceux qui ne pouvaient pas se permettre les poupées en ivoire, il y avait des versions moins coûteuses en os. Après la chute de l’Empire romain, la fabrication de la poupée se perpétua dans l’Empire byzantin. Alexandrie en resta le centre.

 

 

 

En tant que soldats-nés, les Romains avaient également des soldats en miniature. A côté de tels soldats, on découvrit également à Pompéi, d’autres jouets parmi lesquels des marionnettes et des tirelires. Ces dernières étaient en forme de poire et contenaient encore souvent quelques pièces de monnaie. Les enfants grecs et romains recevaient souvent comme cadeau une véritable curiosité: un cheval de Troie, c’est-à-dire un cheval miniature en bois ou en argile dans le ventre duquel on pouvait ranger des figurines miniatures.

 

 

 

Chez les Egyptiens, les jeux de société avaient comme but principal de parcourir un circuit. A cet effet, le hasard ou les dés jouaient le rôle le plus important. Chez les Grecs et les Romains, les jeux étaient en premier lieu des jeux stratégiques.

 

‘Le jeu de polis’ (de la ville), un jeu de siège, et ‘le jeu des cinq lignes’ étaient les jeux de société les plus populaires chez les Grecs. Dans ce deuxième jeu, la ligne médiane ou ‘ligne sacrée’ avait une signification particulière. Les règles de jeu précises ne sont pas connues mais on suppose qu’il s’agit d’une combinaison du jeu de dames et du jeu du moulin. Le succès de ce jeu s’explique par le fait qu’il est représenté sur septante vases.

 

 

 

Le jeu romain ‘latroncules’ était un jeu stratégique dans lequel l’origine militaire apparaît dans le nom des pions, par exemple: ‘soldats’ et ‘mercenaires’. Le ‘jeu des douze caractères’ ou ‘Ludos duodecim scriptorum’ doit son nom aux trois lignes de douze lettres. Le nom de ce jeu fait penser à un jeu de mots. Il s’agit cependant d’un jeu de la catégorie des jeux de trictrac.

 

 

 

"Alea iacta est" - les dés sont jetés. Lorsque César traversa le Rubicon, il comprit que cet acte déterminerait l’avenir de Rome. Le jeu de dés était d’ailleurs très populaire dans toutes les couches de la population romaine. On le jouait beaucoup dans les villes de garnison, où l’on retrouva de ce fait un grand nombre de dés. Certains empereurs illustres donnèrent l’exemple. Dans leurs grands palais, ils pouvaient même disposer de salles spécialement aménagées pour les jeux de hasard. Néron jouait parfois pour 400.000 sesterces le coup, une somme qui était l’équivalent de la solde de 400 soldats. D’autre part, Caligula, l’empereur tristement célèbre, ne reculait devant aucune fourberie pour gagner au jeu de dés. A cette époque, tout comme de nos jours, le jeu de hasard et la tricherie allaient souvent de paire.

 

 

 

La chute de l’Empire romain entraîna également la perte d’une grande partie de sa culture. Toutefois, la civilisation gréco-romaine continua à vivre dans l’Empire byzantin.


 

 M. Marc Wellens - Co-directeur du Speelgoedmuseum

 
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Mardi 9 octobre 2007
publié dans : La vie rurale en Belgique

Dans les maisons modestes des cultivateurs du village, la cuisine est la pièce où l’on vit (nosse moujon »).

 

Le mobilier y est simple et utilitaire.

 

Chaque élément a généralement une histoire en relation avec la chronoque familiale : mariage, héritage,…

 

 

 

C’est dans la cuisine que l’on épluche, que l’un prépare les repas, que l’on mange, à la lueur du feu, d’une bougie ou d’un quinquet.DSC-0265-copy.jpg

C’est là aussi que l’on reçoit : c’est la seule pièce que l’on chauffe, car on est économe.  Même la chaudron contenant le repas des cochons trouve sa place sur le poêle ;, allumé à l’aide de branchettes de sapins ou d’épicéas.

 

 

Ici tout est labeur même si, souvent, les « corvées » tiennent lieu de loisirs.

 




Certains soirs, c’est une manne de haricots ou de gousses de pois qu’il faut écosser ; d’autres,, un panier de noix ou de noisettes à décortiquer.

 

 

 

 

commentaires (0)    par Kitty
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