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Les Petits Potins de L'Histoire

Les Petits Potins de L'Histoire

Bienvenue sur "Petits Potins de L'Histoire" J'espère que vous prendrez plaisir à me lire .... N'hésitez surtout pas à me proposer des idées ou de créer vous même un article, je mettrai en ligne avec plaisir...


La vie à Paris - Renaissance (2eme partie)

Publié par Carrosalva sur 18 Mai 2007, 19:55pm

Catégories : #Paris

En l'absence d'un service régulier de ramassage d'ordures et de l'inexistence des commodités, les habitants font où ils peuvent, dans une ruelle, sous un porche, dans une encoignure de porte...
Les rues servent de poubelle : ordures ménagères, résidus d'ateliers et boutiques, tripes jetées par les bouchers, agents colorants des teinturiers, suif des ciergiers.... Les mauvaises odeurs dégagées par ces détritus se répandent dans toute la ville et deviennent insupportables lors des beaux jours !
 Hommes et animaux se partagent la rue : volailles, porcs fouinant dans les déchets et puis semant leurs défections sur leur passage, des chevaux, ânes et chèvres....

 Le nom de certaines rues témoignent de la saleté : rue Merdière, Pipi, Merderon.... Les habitants d'une même rue se cotisent pour louer un tombereau qui les débarrasse des ordures.

Les plus démunis vagabondent dans les rues : sans abris, infirmes, malades hideux, vieillards impotents, sans famille et démunis de tout. Parmi cette foule se glisse des escrocs à la charité, difficiles à démasque derrière leur maquillage. Des femmes, un coussin ficelé sur leur ventre, exhibent une grossesse avancée pour apitoyer les passants.
 
Malgré les interdits, les lépreux s’aventurent dans la ville en quête de nourriture. Leur silhouette encapuchonnée provoque la frayeur. Dans les périodes d’épidémie, on les rend responsable de tous les maux ; on fait courir le bruit qu’ils empoisonnent les puits... Ces accusations ont mené plus d’un lépreux au bûcher.
Quant aux fous, on les tolèrent s’ils sont originaires de la citée ou issus de famille connue ; les plus dangereux sont internés ou expulsés.

Chaque ville possède des rues chaudes où des filles publiques exercent leur activité. On leur impose le port d’un ruban de couleur à la manche droite et d’un bonnet à pointe. L’usage de fourrure comme l’hermine leur est strictement interdit.
 
La rue est le royaume des professionnels du crime. Gare aux crocheteurs de serrures, de coupeurs de bourses,...
Prudence dans les ruelles malfamées qui se transforment en de véritables coupe-gorge. La violence est à son paroxysme pendant les périodes de guerre, et surtout pendant les guerres de religion.

Les magasins sont ouverts sur la rue mais, faute de place, les artisans doivent exposer leurs produits sur la chaussée.

Certaines activités ont tendance à se regrouper par spécialité : rue de la Savaterie, Draperie, Tannerie, Boucherie...
Les artisans d’objets pieux, de cierges, d’orfèvres, les libraires s’installent près des églises. Les jours de marché, les rues se remplissent de colporteurs, camelots et artisans itinérants peu appréciés des artisans riverains.

Bien qu’étroite et constamment encombrée, la rue reste le seul endroit où l’on peut jouer. Devant leur porte, les enfants jouent à la toupie, au ballon, aux osselets, sautent à la marelle...
Le passage des charrettes interrompe souvent la partie.

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