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Les Petits Potins de L'Histoire

Les Petits Potins de L'Histoire

Bienvenue sur "Petits Potins de L'Histoire" J'espère que vous prendrez plaisir à me lire .... N'hésitez surtout pas à me proposer des idées ou de créer vous même un article, je mettrai en ligne avec plaisir...


Le guet de Paris

Publié par Inconnu sur 22 Mai 2007, 20:09pm

Catégories : #Paris


Organisation (au 18ème siècle), le guet royal est constitué de:
4 lieutenants,
8 exempts,
139 archers dont 39 à cheval,
4 tambours.
Le guet bourgeois ou guet des métiers ou guet dormant :
C’est une obligation désagréable et dangereuse pour les habitants de la ville, ce guet est dit "guet des métiers", car il est effectué la nuit par les représentants de chaque métier, à tour de rôle toutes les trois semaines.
Il est suffisant tant que Paris n'est qu'une petite ville, ce guet n'est plus en mesure d'assurer la sécurité dès que la cité prend de l'importance.
Il est appelé dormant car les sentinelles sont installées à des postes fixes.
S'ajoute alors un guet royal.
Le chevalier du guet, peut-être nommé à l'origine "gardien de la ville", est placé sous l'autorité du prévôt de Paris. Il exerce son autorité sur les deux guets. Il est notamment secondé par deux clercs du guet.
Il dispose de douze sergents, dits sergents de la douzaine, qui assurent le guet de jour, tandis que vingt autres sergents à pied et douze à cheval sont chargés du guet de nuit. Les sergents à cheval patrouillent de poste en poste et s'assurent que les hommes de garde sont bien à leur place.
Les gens de métier sont répartis six par six entre ces postes : sur le pavé du Châtelet pour garder les prisonniers, autour du bâtiment pour empêcher les évasions, dans la cour du Palais pour veiller sur les reliques de la Sainte-Chapelle et la résidence du roi, près de l'église de la Madeleine dans la Cité, à la place aux Chats (impasse des Bourdonnais), devant la fontaine des Innocents, sous les piliers de la place de Grève, porte Baudoyer.
Petit à petit des professions vont être exemptées du guet : 
    les maîtres de métiers et divers métiers,
    les bourgeois non marchands,
    les mesureurs de la ville,
    les notaires, procureurs et avocats,
    les corporations des monnayeurs,
    les brodeurs de soie, les courtepointiers,
    les vanniers et corbeillers, les peintres, imagiers, chasubliers, selliers,
    libraires, parcheminiers, enlumineurs, écrivains,
    tondeurs de draps, tailleurs de pierres,
    bateliers, étuvistes, vendeurs d'écuelles et échelles,
    verriers, les chapeautiers et fabricants de bonnets, archers, haubergiers,
    Ebuffletiers, oubliaiers (marchands d’oublies),
    les écorcheurs, apothicaires, catendreurs, orfèvres et tapissiers.

D’autres métiers avaient un service limité dans le temps, ou pouvaient s’en libérer moyennant un paiement.
Malgré les fréquents rappels du Parlement, ces exceptions se multiplient donc.
L'organisation du guet laissait fort à désirer et son efficacité semblait douteuse, ce qui explique les ordonnances de réorganisation prises par le roi au 14ème siècle, qui institue des concierges ou portiers dans chaque maison pour y assurer la sécurité. En 1461, le guet des métiers est doublé d'une garde bourgeoise appelée occasionnellement à la rescousse en période de troubles.
Peu satisfait de la garde bourgeoise et du guet assis, le roi les supprime en 1559, portant les effectifs du guet royal à deux cent quarante archers dont trente-deux à cheval, répartis en quatre compagnies. Le guet royal passe en 1563 à quatre cents fantassins et cent cavaliers.
Faute d'argent, il est impossible de conserver de tels effectifs et il faut renforcer le guet royal par la milice bourgeoise, à raison de cent hommes requis par quartier. Des réformes incessantes, contradictoires et inefficaces, faute de moyens financiers, achèvent de désorganiser les forces du guet.
Une insécurité devenue proverbiale oblige le roi à réagir et à créer, en 1667, la lieutenance générale de police qui a la haute main sur la police parisienne, y compris le chevalier du guet. Dès 1666 ont été créées neuf brigades de cavalerie pour patrouiller dans les rues. En 1688, le guet est doté d'un uniforme.
Au 18ème siècle, le guet royal est constitué de 4 lieutenants, 8 exempts, 139 archers dont 39 à cheval, 4 tambours, tous constitués en offices.
La vénalité des charges a fait perdre au corps son peu d'efficacité et l'essentiel du maintien de l'ordre est assuré par la cavalerie créée en 1666. Formée d'anciens soldats, logés chez l'habitant, c'est une unité disciplinée et efficace dont les effectifs atteignent cent quarante-neuf hommes en 1750.

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