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Les Petits Potins de L'Histoire

Les Petits Potins de L'Histoire

Bienvenue sur "Petits Potins de L'Histoire" J'espère que vous prendrez plaisir à me lire .... N'hésitez surtout pas à me proposer des idées ou de créer vous même un article, je mettrai en ligne avec plaisir...


Partie d'échec avec le diable, Clairmarais

Publié par Inconnu sur 29 Juillet 2007, 17:29pm

Catégories : #Contes et Légendes

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clairmarais.jpgAu manoir de Clairmarais, la châtelaine reçoit un visiteur égaré qui demande hospitalité pour la nuit. Il se nomme Sire Brudemer et se dit envoyer par un vieillard qui, tout en le conduisant au château, a révélé un mystère qui amènerait , ici même, d'importants changements, si le seigneur de Clairmarais en avait connaissance. Intriguée par cette histoire , la châtelaine questionne avec insistance Brudemer.

Il lui apprend que la femme de ce vieillard était la nourrice de la fille du Comte d'Erin ( père de la châtelaine), que le nourrisson serait mort sans que personne ne le sache, qu'ils auraient placé, par peur de la colère du comte, dans le berceau de la jeune comtesse leur propre fille. Le vieillard, au comble de la pauvreté, veut raconter la fraude au seigneur de Claimarais, preuves en main, afin de récolter quelque argent et de faire répudier la dame de Clairmarais. La châtelaine, désespérée, demande conseil à Brudemer. Il lui tend un couteau et lui dit que la seule solution pour masquer cette supercherie est de faire disparaître le vieillard. La châtelaine, d'abord hésitante, accepte de suivre Brudemer vers la poterne du château où dort le vieillard dans l'attente du passage du seigneur.

Le soir venu, le seigneur de Clairmarais rentre de la chasse. Son cheval s'arrête soudain devant les portes du château où gît le vieillard poignardé. Le seigneur lui porte secours et recueille ses dernières paroles, lui révélant le mystère et accusant la châtelaine de parricide. Rentrant au château, le seigneur exaspéré demande des explications à sa femme, en train de jouer aux échecs avec Brudemer. Elle éclate de rire en compagnie de Brudemer. Le seigneur se rendant compte du malheur qui le frappe abandonne alors son épouse et le château à Brudemer , qui se transforme en Démon et emporte la châtelaine, entourée d'une gerbe de flammes.

 

Après le décès du seigneur de Clairmarais, le château devient le rendez-vous de faits étranges. Les paysans de la région disent même que la nuit, les ruines du château s'éclairent de lueurs infernales . Les anciens racontent qu'il est habité par un démon nommé Brudemer et que toutes personnes entrant dans le château jouent leur âmes aux échecs avec lui.

Un moine de l'Abbaye de Saint Bertin, intrigué par cette histoire et voulant tenter de remettre tout cela en ordre, pénètre dans le château diabolique à la tombée de la nuit. Il y rencontre, dans la pièce principale, un chevalier et une jeune dame qui l'invitent, sans un mot, à s'asseoir devant l'échiquier. La partie d'échecs commence. Le moine voit doucement la pièce se remplir de valets, de pages, de dames vêtus de vêtements très anciens. A chaque fois que le saint homme croit pouvoir faire mat Brudemer, la jeune femme montre une pièce du doigt. Une fois ce pion bougé, l'issue de la partie est remise en question et le couple infernal et l'ensemble des fantômes qui l'entourent éclatent de rire. Le moine commence à regretter d'être venu et une sueur froide lui coule sur le front. Il invoque alors Saint Benoît à lui venir en aide. Sous une inspiration divine, le moine entrevoit une combinaison imparable, et au moment où il bouge la pièce sur l'échiquier, l'ensemble des rires des spectateurs se transforme en hurlements effroyables, suivi d'un long silence. Le moine tombe alors à genou et prie le reste de la nuit.

Au lever du jour, il trouve à la place occupée par la jeune dame, un squelette couvert de vêtements en lambeaux. Le religieux, resté propriétaire du château, transforme l'endroit diabolique en monastère dont il est nommé supérieur. Il ne reste plus actuellement , que les ruines du cloître.

 

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