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Les Petits Potins de L'Histoire

Les Petits Potins de L'Histoire

Bienvenue sur "Petits Potins de L'Histoire" J'espère que vous prendrez plaisir à me lire .... N'hésitez surtout pas à me proposer des idées ou de créer vous même un article, je mettrai en ligne avec plaisir...


Hantés par le salut de Jean Verdon - 1ére partie

Publié par Kitty sur 15 Septembre 2007, 19:43pm

Catégories : #Contes et Légendes

Quand l'existence terrestre est destinée à préparer la vie éternelle, point de salut hors de l'Eglise. Baptême, mariage, communion, la vie des chrétiens au Moyen Age est ponctuée de sacrements. Une pratique religieuse qui se codifie, même si la superstition et le goût du merveilleux ne disparaissent pas.

 

 

 

La paroisse est le lieu privilégié de la pratique religieuse, la cellule de base définie par une église à laquelle est associé le cimetière. Le nombre des paroisses, déjà fort important, s'accroît, le défrichement de nouvelles terres et l'augmentation de la population urbaine exigeant sans cesse de nouvelles créations.

 

 

 

Comme la population de chaque paroisse est peu importante, un seul prêtre peut suffire au souci des âmes. Toutefois, le clergé est alors fort nombreux : les visites épiscopales indiquent que le curé ou le desservant est assisté de plusieurs prêtres, sans compter les clercs d'ordre inférieur.

 

 

 

Des laïcs composent le conseil de la fabrique qui veille au bon entretien de l'église en tant que bâtiment. Un conseil des paroissiens est mentionné dans les textes dès le début du XIIIe siècle. Mais c'est au siècle suivant que la fabrique acquiert la personnalité civile. Ses membres, les marguilliers (de matricularius , teneur de registre) sont généralement deux ou trois dans les paroisses rurales, quatre dans les villes. D'abord nommés par le clergé, ils sont ensuite élus.

 

 

 

La pratique religieuse présente des caractères complexes. En effet, « elle est à la fois individuelle et sociale, formelle et intérieure, légale et facultative, réglée et spontanée », selon les termes de l'historien Michel Mollat. C'est sur les genoux de sa mère que l'enfant apprend les prières obligatoires, à savoir le Notre Père , le Je crois en Dieu et le Je Vous salue Marie .

 

 

 

En effet, il n'existe pas de catéchisme, tout au moins jusqu'à Gerson, chancelier de l'Université de Paris au début du XVe siècle, qui écrit pour les enfants de choeur de Notre-Dame un traité où il se révèle comme un initiateur puisqu'il indique comment doit se faire leur instruction religieuse : les épîtres et les évangiles seront exposés en langue vulgaire, des sermons spéciaux leur seront destinés.

 

 

 

La prédication est d'ailleurs l'une des sources importantes de l'enseignement de la religion pour les adultes. Il existe des traités destinés aux prédicateurs, et ceux-ci ont recours à divers procédés pour capter et retenir l'attention des auditeurs. Il est recommandé d'insérer dans les sermons des exempla , c'est-à-dire des anecdotes susceptibles, selon Jacques de Vitry, de « les réveiller tous et de les rendre à nouveau prêts à écouter ».

 

 

 

La confession permet aussi au prêtre d'indiquer quelle doit être la conduite du pénitent. L'accent mis sur cette pratique conduit tout naturellement à la direction spirituelle. Ainsi, saint Antonin consacre-t-il une partie de son activité à la formation morale des dames de l'aristocratie florentine.

 

 

 

Le peuple, qui ne sait pas lire, contemple lors des cérémonies religieuses les vitraux, les sculptures qui ornent les églises et de ce fait, acquiert une certaine connaissance des événements rapportés dans la Bible. Des moments exceptionnels, vers la fin du Moyen Age, tels que la représentation des mystères ou les grandes missions populaires - celles de saint Vincent Ferrier au début du XVe siècle sont célèbres - apportent des compléments.

 

 

 

Trois moments essentiels jalonnent l'existence du laïc : l'entrée dans la communauté des chrétiens, le mariage et... la mort. A chacun d'eux correspond un sacrement. La définition des sacrements a été donnée par saint Augustin : il s'agit de signes visibles de la grâce invisible. Au XIIe siècle, le canoniste Pierre Lombard privilégie sept sacrements : baptême, confirmation, eucharistie, mariage, sacerdoce, pénitence et onction des malades. Mais c'est en 1547 que le concile de Trente fixe définitivement leur nombre à sept.

 

 

 

Le baptême qui efface le péché originel concerne pratiquement tous les jeunes enfants. Pour des raisons religieuses, certes : les non-baptisés ne peuvent aller au paradis. C'est pourquoi il faut procéder au baptême dès que possible, la mortalité à la naissance étant très importante. La mère ne peut donc normalement pas y assister.

 

 

 

Lorsqu'au XIIe siècle, des conciles donnent des directives en faveur de la césarienne, ils pensent avant tout au baptême du nouveau-né. A la fin du Moyen Age, les suppliantes qui se sont rendues coupables d'infanticide et sollicitent une lettre de rémission, c'est-à-dire demandent au roi leur grâce, donnent fréquemment comme circonstance atténuante le fait d'avoir baptisé leur enfant avant de le tuer.

 

 

 

Plusieurs parrains et plusieurs marraines sont témoins de l'événement, témoins précieux à une époque où les registres de catholicité n'existent pratiquement pas - il faut attendre le XVIe siècle.

 

 

 

Le procès de réhabilitation de Jeanne d'Arc permet de le constater. Au XIVe siècle, s'établit l'usage du baptême par infusion qui se substitue au baptême par immersion : on verse de l'eau sur la tête du bébé au lieu de le tremper dedans. Le baptême a aussi une fonction d'insertion communautaire. En effet, dans maintes circonstances, par exemple lorsque l'on souhaite se marier, occuper certaines fonctions. il faut en apporter la preuve écrite ou testimoniale.

 

 

 

Le mariage, seul moyen légitime permettant d'engendrer de nouveaux chrétiens, a lui aussi une valeur sociale très importante. Comme ce sont les époux qui se donnent le sacrement, la présence d'un prêtre en principe n'est pas indispensable. Mais une lente évolution aboutit, à l'époque de la réforme grégorienne, à la mainmise de l'Eglise sur la législation matrimoniale.

 

 

 

Les bans doivent être publiés plusieurs dimanches consécutifs. La cérémonie doit se dérouler dans l'église paroissiale de l'un des conjoints devant des témoins, et à une heure convenable.

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Le chevalier Dauphinois 23/09/2007 15:33

    En ne visitant que des châteaux, en ne lisant que des proses historique sur les seigneurs des châteaux, j'en avais oublié les hommes, et la puissance de la religion.  il est vrai que la croisades des Albigeois et les croisades en terre sainte ont été ordonné par l'église, mais c'est l'aventure que j'vais retenu.   Merci princesse Litty de nous rappeler celà.  très beau résumé, et très belle démonstration que tu as faite.  Bravo

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