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Les Petits Potins de L'Histoire

Les Petits Potins de L'Histoire

Bienvenue sur "Petits Potins de L'Histoire" J'espère que vous prendrez plaisir à me lire .... N'hésitez surtout pas à me proposer des idées ou de créer vous même un article, je mettrai en ligne avec plaisir...


Le Moyen-âge - La vie dans le bourg médiéval

Publié par Kitty sur 31 Octobre 2007, 20:10pm

Catégories : #Le Moyen-âge

 

 Ville-au-Moyen-Age---moyen.jpgL'enceinte fortifiée protégeait le bourg. Dominée par le beffroi ou tour de guet et défendue par une garnison, elle était percée par des portes contrôlant les entrées. Pour avoir accès au bourg, il fallait payer une taxe.

La place du grand marché était l'endroit le plus animé de la ville. En fait, il y avait plusieurs marchés qui permettaient aux marchands d'étaler leurs produits: halle aux vins, halle des drapiers, marché au beurre, marché aux herbes, aux harengs...

En raison du coût élevé occasionné par la construction des murailles entourant le bourg, les gens s'entassaient dans la ville. Les maisons y étaient collées, les rues étaient étroites et, comme la majorité des habitations étaient fabriquées en bois, les incendies étaient très fréquents (en l'espace de seulement 25 ans, de 1200 à 1225, Rouen a brûlé six fois). Les gens avaient donc non seulement peur des voleurs, mais ils avaient également peur des incendies.

Autre désavantage des bourgs, le manque d'hygiène. En effet, les bourgs d'autrefois ne possédaient pas d'égouts souterrains et l'eau potable devait être retirée d'un puit souterrain. Il résultait donc de cela de mauvaises conditions d'hygiène. De ceci, les épidémies survenaient et contaminaient rapidement toute la population. Ainsi, de 1348 à 1350, la peste fit ses ravages et tua 25 millions de personnes.

 

ville-copie-1.jpgEn l'année 1348 sévit sur presque toute la surface du globe une telle mortalité, qu'on en a bien rarement connu de semblable. Les vivants pouvaient à peine suffire à enterrer les morts, ou l'évitaient avec horreur. Une terreur si grande s'était emparée de presque tout le monde, qu'à peine une grosseur apparaissait-elle chez quelqu'un, la victime était privée de toute assistance, abandonnée de sa parenté... Et ainsi, beaucoup mouraient... Beaucoup encore... qu'on croyait destinés à en mourir... étaient transportés à la fosse pour être inhumés : aussi un grand nombre furent-ils enterrés vivants... Et cette peste se prolongea... durant deux années de suite...

Chronique de Saint-Denis, 1415.

 

 

La lèpre fit également des ravages énormes à cette époque. Rejetés, les malades de la peste l'étaient tout autant que ceux de la lèpre. Le lépreux devait déambuler dans les rues en signalant son approche par le son d'une crécelle. Craints, redoutés, exclus, les gens atteints de la lèpre vivaient un véritable calvaire.

 

Malgré tous ces inconvénients liés au manque d'hygiène, aux épidémies et aux conditions de vie malsaines, le bourg restait tout de même un attrait pour les habitants du Moyen Âge. En effet, quand on parlait des villes, on pensait à la liberté en raison des chartes, ces documents écrits et signés par le seigneur qui garantissaient la libération de la tutelle du seigneur, du service militaire et des corvées et reconnaissait le droit des bourgeois de voyager et de tenir marché. Maître de sa défense, de sa justice et de son économie, il est facile d'imaginer l'attrait qu'exerçait le bourg libre sur les paysans ainsi que sur les serfs qui pouvaient s'affranchir en passant du monde rural au monde urbain s'ils demeuraient dans la ville durant un an et un jour.

 

Charte de la ville de Saint-Quentin, 11ième siècle:

"Les hommes de cette commune demeureront entièrement libres de leurs personnes et de leurs biens ; ni nous ni aucun autre ne pourrons réclamer d'eux quoi que ce soit, si ce n'est par jugement des échevins dans l'enceinte des murs de la ville. Les hommes de la ville pourront moudre leur blé et cuire leur pain partout où ils voudront. "

 

 

Si la vocation du village restait le travail de la terre, celle de la ville, c'était le commerce. Dans le bourg habitaient deux grandes classes d'individus nommées artisans (fabricants d'objets) et commerçants (personnes responsables des importations et des exportations). La plus grande partie de la population du bourg était constituée d'artisans. Les artisans travaillaient particulièrement dans trois domaines : le textile, l'alimentation et la métallurgie. Ceux qui faisaient partie des grands métiers exportaient leur production par le biais de commerçants tandis que ceux qui faisaient partie des petits métiers vendaient eux-mêmes leurs produits.ville-maison.gif

Pour être artisan, il fallait d'abord faire partie d'une association nommée métier (association qui contrôlait les prix, l'accès au métier, etc.). Devenir artisan ne se faisait pas sans labeur.  En effet, on commençait par être apprenti, c'est-à-dire que, pendant 7 ans, on apprenait le métier, et ce, sans recevoir de salaire. Ensuite, pendant sept ans, on devenait compagnon.

Un compagnon recevait un petit salaire en échange des petites tâches qu'il accomplissait. Finalement, après avoir réalisé un chef-d'œuvre reconnu par les maîtres, on devenait maître - artisan et c'est à ce moment qu'il nous était permis d'engager des apprentis, de vendre les produits et de posséder un atelier.

 Inconnu

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