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Jeudi 24 mai 2007
publié dans : Le Parfum
La Renaissance constitue une époque transitoire dans l’histoire du parfum. Catherine de Médicis lance vraiment la mode du parfum à Paris. Des progrès techniques importants sont faits dans le domaine de la chimie permettant d’améliorer la distillation et la qualité des essences. La ville de Grasse assoit sa renommée sur les gants de cuir parfumés, alors très en vogue, et développe une industrie qui lui offre le titre de " Capitale mondiale du parfum ", quelle conserve encore de nos jours.
Dès le XIIe siècle, Grasse noue des liens commerciaux avec Gênes et l’Espagne. Avec l’invention de l’imprimerie de nombreux ouvrages techniques livrent des recettes d’eaux odoriférantes, à base florales ou animales, pour le corps, la maison mais aussi des parfums secs destinés aux pommes de senteurs, aux gants et aux ceintures.
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Mercredi 23 mai 2007
publié dans : Le Parfum
Au Moyen-Age… L’art du parfum progresse grâce aux arabes, ce qui leur vaut de devenir, pour plusieurs siècles, les maîtres incontestés de la parfumerie. Ils inventent, en effet, la technique de la distillation, introduisent la culture des plantes à grande échelle et trouvent de nouvelles substances odorantes, comme le musc.
Cependant la montée du christianisme s’accompagne de la régression de l’utilisation des parfums et des cosmétiques. Des plantes odorantes et médicinales « les simples » demeurent cependant dans les jardins des couvents.
Il faut attendre que les croisés reviennent d’Orient avec, dans leurs bagages, des huiles, des potions et des senteurs nouvelles pour réintroduire dans toute l’Europe un véritable engouement pour les parfums. En1190, le privilège du commerce des parfums est attribué aux gantiers, enviés par les merciers. En1594, un édit interdit de s’intituler parfumeurs ; vingt ans plus tard, les gantiers reconquièrent le droit de s’appeler " parfumeurs ", à condition de ne vendre que des produits de leur fabrication.
Le parfum est utilisé sous toutes ses formes : poudres, lotions. Ils sont réputés pour leurs vertus purificatrices. La puanteur est, en effet, supposée transporter les miasmes ; le parfum, en s’infiltrant dans le corps, est sensé guérir toutes les maladies (y compris les tumeurs). Mais il est aussi un outil de séduction : les femmes n’hésitent pas à glisser dans leurs vêtements des sachets de poudre d’Iris.
Les flacons sont de métal émaillé ou réalisés en verre soufflé de Venise (selon des techniqus orientales utilisées à Murano et donnant au verre un aspect blanc laiteux ou à filligranes) et de Bohême aux formes originales, même si héritées de la tradition vénitienne.
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Mardi 22 mai 2007
publié dans : Le Parfum
Du latin per-fumum, signifiant " à travers la fumée ", il a joué un rôle
dans toutes les civilisations passant du sacré au profane.
Chargé de transporter les prières des hommes jusqu’aux dieux ou instrument privilégié de la séduction, son histoire, passionnante, est liée au plus près à l’histoire des moeurs et des idées, chaque époque privilégiant une manière de se parfumer, une senteur parmi d’autres. Il a également suscité, à travers les siècles, une incroyable production d’objets précieux et raffinés en albâtre, faïence émaillée, céramique, verre, métaux ouvragés dont le luxe n’a d’égal que la beauté.

Le parfum tire ses origines de l’égypte, il y a 3.500 ans. D’abord cantonné au rôle sacré d’offrande aux dieux, il devient très logiquement un élément fondamental de l’embaumement. Peu à peu, il fait son entrée dans le monde profane, paré des vertus qui lui viennent de son utilisation sacrée : purification, thérapeutique, apaisement, envoûtement, séduction. La première véritable eau de toilette, le Kyphi, composée de résine de thérébinthe, de souchet, de raisins secs, de joncs odorants, de vin, de miel, de myrrhe, de safran et de cannelle, est ainsi appréciée et réputée pour ses vertus apaisantes.
Les égyptiens s’ornent de petits cônes d’essence balsamique qui, en fondant, parfument le visage. Les égyptiens maîtrisent déjà deux techniques d’enfleurage pour recueillir le parfum l’une, faisant macérer les plantes odorantes dans de l’huile avant de recueillir le liquide en essorant les plantes dans un linge, l’autre par trempage des pétales de fleurs dans de la graisse.
D’abord conservé dans des récipients de terre cuite, les égyptiens optent pour des flacons en albâtre, en onyx ou en porphyre.


Les grecs, héritiers des égyptiens, utilisent le parfum pour rendre hommage aux guerriers morts. Il est également présent dans la vie quotidienne, comme source d’agrément (lors des banquets, dans le bain) et comme thérapie pour soigner la peau, préserver de l’ébriété, soigner les muscles des athlètes. Les techniques d’enfleurage, héritées des égyptiens, sont améliorées par l’ajout d’épices, de gommes, de baumes et d’huiles parfumées issues de la macération des fleurs, dans des vases spéciaux en bronze remplis d’huile ou de graisse liquide. Les grecs améliorent également le contenant grâce à la technique du verre soufflé, développée en Syrie vers 50 av JC. Donnant ainsi aux flacons des formes élaborées d’oiseaux ou d’animaux de toutes sortes... et, grâce aux moules, reproductibles à l’infini.


A Rome, le parfum a de multiples usages. Sacré pour rendre hommage aux dieux, il trouve aussi une utilisation massive dans la vie quotidienne des romains : bains parfumés, massages, soins de la peau… et comme parfums d’ambiance. Le funeste empereur Néron utilisant même un baume à base d’encens, aux vertus régénératrices, pour éliminer les traces de ses nuits d’orgie.
L’importance du parfum confère à Rome le titre de " capitale du parfum " et lui permet de s’enrichir grâce au commerce des plantes, fleurs, graines... L’industrie se développe autour des onguents, des pommades et des pâtes parfumées et de l’ancêtre du savon, le sapo, pâte moussante à base de graisse de chèvre et de cendres de saponaire. Les flacons de verre romains ont des formes variées.
Très beaux et très travaillés, ils coûtent chers et sont le privilège d’une élite. Les flacons en faïence sont réservés à la classe moyenne romaine.
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