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Mercredi 2 janvier 2008
publié dans : Un Peu de Tout

 

cannelle.jpg




"Les épices au Moyen Age, désignaient des produits rares venus d'Orient tels que le sucre de canne, le poivre, la réglisse, la cannelle, le gingembre, les clous de girofle, etc…, mais aussi les dragées, les confitures et les fruits confits. les épices étaient fort recherchées parce qu'on leur attribuait toutes sortes de vertus médicales : on les servait souvent à la fin d'un repas pour réveiller l'appétit ou activer la digestion."gingembre.jpg

 

 

 

                                                                   

D'après "Les métiers et leur histoire" par  A. PARMENTIER

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Mercredi 2 janvier 2008
publié dans : Un Peu de Tout

Avant l'école, il n'y avait..... Pas d'école !

 

Les enfants apprenaient ce que faisaient les adultes en le mettant en pratique : fabriquer un javelot, chasser, pêcher... . 

 

 

 

Chez les Gaulois, c'étaient les druides qui enseignaient aux autres les histoires sacrées, la façon de soigner et de cultiver les plantes. L'enseignement se faisait uniquement par la parole, les élèves apprenaient par cœur de longues histoires, des chants et des poésies.

 

ecole-romain.jpg 

 

Chez les romains, les écoliers allaient à l'école, accompagnés par un esclave. La salle de classe était une sorte de boutique en plein air qui donnait sur la place publique. La classe avait lieu le matin : on y étudiait le grec et le latin. Bien parler   avait beaucoup d'importance. Les élèves apprenaient à faire de beaux discours. La discipline était sévère : le maître tapait facilement sur les doigts avec sa férule (baguette en bois). L'après-midi on allait se détendre aux thermes : piscine, bains...

 

 

 

Au moyen âge, l'enseignement est fait uniquement par des religieux : prêtres, abbés, moines. Les élèves vont à l'école comme ils vont à l'église, les mots qu'ils apprennent sont ceux de la messe. On commence à lire sans connaître l'alphabet, sur des textes sacrés.Charlemagne.jpg

Charlemagne, très curieux de tout savoir crée l école du Palais dans laquelle il invite de grands professeurs. A l'enseignement des textes sacrés, il ajoute le calcul et l'astronomie.

 

Les écoles de paroisse sont très pauvres. Les élèves écrivent par terre avec un morceau de charbon. Les livres n'existent pas. A cette époque, beaucoup de gens ne savent ni lire ni écrire. Quand on en a besoin, on va voir un écrivain public dont c'est le métier de lire et d'écrire pour les autres.






 

Avec la révolution, on comprend que, pour le progrès, tous les enfants doivent recevoir un enseignement : aussi petit à petit on crée de nouvelles écoles. Les classes sont très chargées, il y a un seul maître, mais plusieurs moniteurs, qui sont choisis parmi les élèves. Les écoliers écrivent sur une table recouverte d'une couche de sable où ils tracent des lettres.

 

 

 

C’est le ministre Jules Ferry qui rend l’instruction obligatoire pour tous les enfants de 7 à 12 ans en 1882. Les parents qui n’envoient pas leurs enfants à l’école doivent payer une amende. L’école est gratuite et laïque.

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Mercredi 2 janvier 2008
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Les premiers à cultiver le cacaoyer en l'an 600 sont les Mayas au Mexique.

 

cacaoyer.jpgLa cabosse, fruit du cacaoyer, contient des graines, les fèves de cacao, qui se conservent longtemps après avoir été séchées. C’est pourquoi les Mayas les utilisaient comme monnaie d’échange contre de la nourriture, des vêtements, …

 

D’autre part, ils utilisaient ces fèves pour préparer un liquide, le “Tchocoalt”, sorte de boisson amère qui n’a pas grand chose à voir avec le chocolat actuel.

 


L’extension de la culture du cacaoyer est ensuite assurée par les Toltèques (800-1100).

 

Ils vont très vite arriver à un très haut degré de culture.

 

Quetzalcoatl était à la tête des Toltèques. Selon la légende, il était le Grand maître du cacao. Quetzalcoatl avaitQuetzalcoatl.jpg dérobé quelques plants de cacaoyer dans les champs et avait appris aux hommes à le cultiver et à préparer la boisson divine. Il fut chassé de son royaume par un sorcier.

 

 

 

En 1502, des Espagnols voyagent en bateau et arrivent au Mexique. 

 

Sans le savoir, Christophe Colomb est le premier européen à découvrir le « tchocoalt ». 
Les espagnols boivent cette boisson et ne l’aiment pas du tout mais au fur et à mesure, ils apprennent à l’apprécier. Petit à petit, ils vont ajouter à la mixture du sucre, de la vanille et de la crème.

 

Le « chocolate » devient vite la boisson favorite de ces colons espagnols. Ils en apportent en Europe et le vendent très cher.

chocolat.jpg

Le chocolat restera longtemps une boisson réservée à la noblesse et à la grande bourgeoisie qui en raffolent.

Les premières chocolateries apparaissent en Europe au milieu du 17ème siècle.

 

 

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Mercredi 2 janvier 2008
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Depuis toujours, les hommes ont voulu communiquer entre eux. La preuve : les Indiens d’Amérique avec leurs signaux de fumée et les tribus d’Afrique avec leur « tam-tam ».

 

Pendant de nombreux siècles, on n’écrivait pas de lettres, seuls les souverains avaient besoin d’écrire, d’envoyer des messages. Ceux-ci étaient transportés à pied par un coureur ou par une estafette à cheval. Les gens du peuple ne sachant ni lire ni écrire ne communiquaient pas.

 

 postier.jpgDans nos régions, c’est sous la période romaine que fut organisé le premier service officiel des messagers. Les « cursus publicus » transportaient le courrier militaire et administratif.

 

 

 

Au Moyen-âge, c’était un courrier à cheval qui transportait un message écrit sur un parchemin.

 

Ces cavaliers portaient sur leur vêtement l’écusson de leur ville.

 

 




Au 16è siècle, la diligence ou malle poste était tirée par plusieurs chevaux et transportait des colis et aussi des voyageurs. Celui qui conduisait les chevaux était un employé des postes, c’était le postillon.
Il avait priorité sur les chemins comme aujourd’hui les pompiers ou l’ambulance. Arrivé au village, il annonçait sa présence en soufflant dans un cor. Voilà pourquoi, cet instrument est devenu l’insigne de la poste. Le postillon percevait les taxes puisque c’était le destinataire qui payait le transport.diligence2.jpg

 

Vers 1840, avec l’apparition des premiers trains, le courrier sera transporté par wagon postal. Ce mode de transport est plus rapide et plus sûr. Les maisons commencent à être numérotées. Le timbre-poste fait son apparition, il sert à payer le courrier.

 

Depuis 1900, pour être plus rapide et plus efficace, le courrier est distribué par trains, par avions, par bateaux.

Aujourd’hui, le facteur fait sa tournée en camionnette, à vélomoteur ou à bicyclette ou à pied. Il fait la levée des boîtes aux lettres et emporte le courrier vers la poste centrale où il sera trié selon les destinations.

 

 







Andrée Otte

 

 


 

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Dimanche 2 décembre 2007
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La place des femmes indiennes dans la société ancienne

Dans l’inde ancienne, notamment pendant l’ère védique, le statut des femmes était aussi bas que celui des esclaves et sans aucun honneur.

La naissance d’une fille était beaucoup moins désirée.

Jusqu’à son mariage, elle était considérée comme un fardeau et ne représentait qu’une source d’anxiété pour ses parents.

Elle aura désormais un époux à qui elle devra obéir et rester fidèle.

Pratiquement, elle devient donc un objet d’échange entre lignages patrilinéaires en raison du vieux principe d’exogamie.

Avoir un fils devient non seulement une obligation religieuse car le fils aîné est le seul capable d’accomplir les rites nécessaires au père défunt, mais c’est aussi la condition essentielle pour l’existence d’une famille en système patrilinéaire. De là, la très large licence accordée par le droit hindou pour avoir des fils.

 

Les problèmes posés par le mariage hindou imposent une complication supplémentaire par le versement d’argent et de cadeaux entre les deux familles.

La forme la plus ancienne de ces versements est probablement le prix de la fiancée qu’un père doit verser au père de la belle fille.

Le statut brahmanique de la veuve est essentiellement patriarcal ; il n’a pu prendre forme que dans le contexte d’une société où la femme était totalement soumise à l’homme et ne vivait que pour lui. Les veuves ne sont que des êtres déchus auxquels le mariage est interdit.

 

La femme, l’enseignement et la propagation de l’hindouisme

« Toute la vie de l’hindou depuis la conception jusqu’aux derniers rites célébrés autour du bûcher funéraire doit être sanctifié par la récitation de mantras védiques ».

Si le père est l’axe moral de la famille, la mère en est l’axe spirituel.

La mère’est la gardienne de la spiritualité dans la famille.

Elle oriente la pensée et les aspirations de l’enfant en même temps qu’elle lui enseigne déjà beaucoup de poèmes et de chants sacrés.

Pour l’hindou, l’enfant qui vient au monde n’est pas un être neuf, nouveau, mais au contraire c’est une âme à l’expérience déjà fort longue, peut-être plus que celle de ses parents et qui vient vivre un nouveau chapitre de sa vie.

L’hindou cherchera, non pas à emmagasiner le plus de connaissances possibles chez l’élève, mais à faire éclore en lui, ce qui s’y trouvait déjà en germe ou à faire évoluer ce qui était involuté.

Au siècle dernier, la grande majorité des mères étaient illettrées.

Mais à la disposition des générations qu’elles élèvent et forment, elles ont une riche expérience et d’inimaginables réserves d’histoires sacrées.

Elles sont en grande partie responsables d’avoir fermé leur maison et soustrait leurs enfants, surtout leurs filles, à l’éducation apporté dans l’Inde par les missions chrétiennes et autres mouvements de réforme. En même temps, elles ont ouvert toutes les portes aux  influences nationalistes hindoues et se sont montrées prêtes à y sacrifier même leur fils.

Sans la coopération intuitive des mères, le cri de « bande Mâtaran » n’aurait pas retenti si fortement dans l’Inde depuis quarante ans. Il faut voir là, la représentation vivante des grandes histoires héroïques du Mahâbhârata. Lorsque Gandhi a prêché son mouvement de désobéissance civile, des milliers de femmes, de mères l’ont soutenu et ont subi pour l’idée morale prêchée, les duretés de la prison. Leur geste était la conséquence logique de leur foi vécue alors qu’elles étaient parfaitement ignorantes de toute vie sociale et politique.

L’éducation, donnera à l’avenir une puissance de plus en plus grande à la femme, mais ne lui enlèvera pas son rôle profondément religieux, base de toute la famille.


La femme hindoue, ses habits et ses ornements

Les indiennes nous impressionnent toujours par leur beauté, leur grâce et leur tenue vestimentaire : saris multicolores, splendides bijoux.

Cette coutume est très ancienne et s’explique aisément par :

La volonté de l’épouse d’être belle

Le désir du mari de montrer sa richesse

La protection des astres (or/soleil, lune/argent)

La thésaurisation facile (il n’existe pas de banque dans le désert)

La fuite aisée en cas d’attaque

Jusqu’au début du siècle, la propriété légale d’une femme hindoue se réduisait à ses bijoux de dot. Les femmes portent de somptueuses parures d’argent :

Leur front s’orne d’un pendentif sphérique, le tika, parfois relié aux boucles d’oreilles.

Leur tour de cou est un superbe ensemble de rubans tissés de perles, surmontés par le plus beau joyau.

Au nez, toujours percé, est placé une pierre précieuse, ou Nathu en argent, ou encore un lourol, qui est un anneau ou disque de métal, relié par une chaîne à l’oreille.

Les bijoux de nez trouvent leur origine dans les invasions musulmanes (Afgans). Cette coutume tend à disparaître et les femmes d’éducation moderne dans les classes aisées l’ont complètement rejetée.

A la taille, elles portent une ceinture (Kandhari ou Tangri), aux poignets et aux bras, une série de larges bracelets (Kada) rappelés par le Kadi qui ornent les chevilles.

Aux orteils des femmes mariées, des anneaux appelés Chakti sont glissés.

Déjà en 2500 av Jc, l’Inde était le maître dans le travail des métaux précieux.dieutrimutri1kc.jpg

 

En 1750 av Jc, les Haryens, leur donnent un caractère religieux et des vertus protectrices.

Les bijoux, portés par les hommes et les femmes, sont particulièrement en or, métal que l’Inde a aimé dès l’époque la plus ancienne.

Diadèmes, bracelets, colliers, anneaux d’oreille et bijoux de nez sont extrêmement ouvragés et les perles étaient d’un usage intensif.

 

L’or et l’argent portés à même la peau apportent la santé, surtout lors des bains. Chacune des pierres semi-précieuses est assimilée à une planète : agathe, opale, pierre de lune, topaze, corail, amithyste, jade, turquoise, nacre, coraline, cristal de roche, malachite, lapis-lazulis, onyx-grenat.

L’anneau Nauratna incrusté des 9 pierres, symbolisant le soleil, la lune et les 7 planètes, placées dans l’ordre stellaire, protège tout le corps.

 

Les pierres sont taillées notamment les diamants. L’ivoire d’éléphant et d’hippopotame était une matière très recherchée. L’amour des bijoux s’est maintenu jusqu’à nos jours.

 

La base du costume comprend un large drapé tenu par une ou plusieurs ceintures auxquels s’ajoutent parures et coiffures. Le vêtement principal est donc une pièce de tissu qui ceint les hanches, couvre plus ou moins les jambes, et laisse l’abdomen et la poitrine à l’air. C’est la manière de ramener la pan de tissu excédentaire, de l’attacher, de le draper qui diffère selon les époques.

Le blanc semble être la couleur la plus courante. Le jaune et le brun sont prescrits pour certaines situations sociales comme le disciple auprès de son maître médecin ou les religieuses. Le rouge, considéré parfois comme maléfique, s’observe aussi. Les tissus sont teints et non imprimés.

 

La signification donnée par l’hindouisme à la femme

La mythologie hindoue où à l’opposé de nos saintes, la déesse est énergie, puissance, destruction, mouvement, trahit l’importance, la force du féminin. Et certes, plus que tout autre pays au monde, l’Inde est féminine.

 

Les indiens l’appellent « Mother India » ou même parfois « Ma » qui veut dire maman. Nulle part ailleurs, sans doute, les hommes n’osent parler de leur mère avec une telle passion, une telle tendresse, comme on parlerait d’une amante.

Toute femme, qu’elle soit sœur, épouse ou ministre est aussi une mère. Elle est non seulement génitrice, créatrice, mais aussi symbole d’union, de sagesse, de sécurité, de bonheur.

Dans les poèmes, on chante la nostalgie de l’époque que l’on a passée dans les bras de sa mère, seul lieu de total apaisement.

 

En même temps, la femme hindoue a une vie très effacée et ne participe guère à la vie extérieure de l’homme, voire pas du tout dans les régions où l’influence musulmane a fait décréter les dures lois du purdah, avec la réclusion des femmes.

Malgré cela, elle jouit d’un respect et d’une vénération que l’occidentale ne connaîtra jamais, même si l’occident ne veut voir en elle qu’une esclave ignorante et illettrée ou le jouet du plaisir de l’homme.

Dans son rôle de mère, la femme hindoue est véritablement la prêtresse du foyer, l’image fervente représentant la Mère Divine.

 

D'après Gabrielle Allaman

 

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Dimanche 2 décembre 2007
publié dans : Un Peu de Tout

 

1 - De l'Antiquité au Moyen âge:

 À cette époque il n'existe, bien entendu, aucun Droit du travail. C'est le régime de l'esclavage. Les esclaves représentent une grande partie de la population et ne jouissent d'aucune liberté. Au cours du moyen âge la situation des esclaves s'est toutefois un peu améliorée : le servage remplace esclavage et l'homme libre peut "louer son travail" conformément aux usages en vigueur.

 
2 - Sous l'ancien régime :

Du XIe siècle à la révolution les corporations fournissent le cadre principal de l'activité économique. Tous les membres d'une même profession sont soumis à une discipline collective, un peu sévère parfois, mais l'enjeu est d'assurer la prospérité des métiers.

Chaque corporation est fortement hiérarchisée (maîtres, compagnons, apprentis) et possède sa propre police et ses tribunaux. Au XVIIe siècle des manufactures sont créées ; l'autorité royale remplace les règlements corporatifs.

3 - Après la révolution :

Le nouveau régime qui s'installe après la révolution est hostile à tout groupement.

-Le décret d'Allarde du 17 mars 1791 supprime le régime des corporations et pose le principe fondamental de la liberté du travail. Quant à la loi le Chapelier du 17 juin 1991, elle interdit purement et simplement les groupements et les coalitions de plus de 20 personnes. Les travailleurs sont isolés. Le livret ouvrier est obligatoire et toutes les appréciations de l'employeur sur son travailleur y figurent. En cas de contestation sur le montant du salaire l'employeur est cru sur parole ! ! ...  Les femmes et les enfants sont exploités, les journées sont de seize heures et plus, etc...greve.jpg

4 - Au XIXe siècle :

En 1831 les travailleurs se révoltent à Lyon. En 1840 les grèves se multiplient à Paris et en province.

Finalement, devant l'agitation sociale le parlement vote la première loi protectrice des travailleurs : la loi des 22 mars 1841 sur l'âge d'admission (huit ans !) Et la durée du travail des enfants dans l'industrie (huit heures par jour pour les enfants de 8 à 12 ans... 12 h pour les enfants de tous assez ans).

 L'agitation ouvrière reprend et culmine en  1848. Après la révolution de février 1848 on reconnaît le droit au travail et on décide la création des ateliers nationaux. Après la révolution de juin 1848 les mesures sociales de février sont abolies.

 Finalement la première étape sérieuse vers la création d'un véritable droit du travail se situe en 1864 : il s'agit de l'abolition du délit de coalition et la reconnaissance du droit de grève.

 On peut donc estimer que le droit du travail est réellement né en 1864.


En 1874 l'inspection du travail et créée, en 1884 le droit syndical est reconnu et la première bourse du travail est ouverte à Paris en 1886. En 1892 la journée de travail est ramenée à 12 h et en 1898 l'employeur est présumé responsable des accidents du travail.

 
Le Code du travail  a été créé en 1906 et depuis cette date un repos hebdomadaire est octroyé aux travailleurs.

 

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Mercredi 31 octobre 2007
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Théatre antique.jpgDans l’antiquité, le théâtre avait connu un développement important. On jouait dans de vastes édifices en pierre construits à cet effet, devant parfois des milliers de spectateurs, avec des décors, des trucages, de la musique, des chants, des figurants : On jouait de tout : des reconstitutions historiques, des comédies, des tragédies, des mimes… Sur tous les sujets : de la mythologie, des aventures romanesques, de la vie quotidienne, de l’histoire…

 

Au début du Moyen Age, le théâtre n’est plus aussi organisé mais le désir de spectacle ne s’arrête pas pour autant : Au début, les spectacles sont proposés dans les châteaux, ou les villages et sont plus modestes. Ils sont le fait de bateleurs, jongleurs, montreurs d’animaux, et troubadours ambulants qui travaillent à l’économie avec peu de moyens. 175px-Papposilenus-crotals-Louvre-CA942.jpg

 

 

Après l’an Mil, les églises demandent à ce que la Bible et le nouveau testament soient mis en scène à l’intérieur même des églises, dans le chœur ou dans la nef, par extraits, pour que le peuple comprenne mieux le contenu des livres saints qui étaient rédigés en latin: c’est la naissance du drame liturgique, qui sera remplacé plus tard par le jeu, au XIIIe siècle, plus long mais toujours sur les mêmes thèmes.

  théatre.jpg


















Puis, au XIVe siècle, devant l’église, sur le parvis, à même les pavés ou sur des tréteaux, on représente le miracle, un épisode édifiant de la vie d’un saint, puis un siècle plus tard, les mystères, qui représentent des extraits illustrés des livres saints. La place publique accueille aussi des mystères.
costume 01.jpg

 

En même temps que le théâtre religieux qui se joue en ville, on joue du théâtre profane, non religieux: la farce, en particulier. Ce théâtre profane se joue plutôt à la campagne mais se développe également en ville où l’on représente des jeux profanes, des moralités, des soties qui ont souvent un caractère satirique et exemplaire.  

 

Moliere.jpgLe théâtre était alors souvent joué par des amateurs occasionnels. Les troupes, quand elles étaient professionnelles, étaient ambulantes et jouaient sur les pavés, les places, les parvis, parfois sur des tréteaux.

Mais peu à peu, des dates se fixent pour les représentations, notamment à l’occasion des foires, rendez-vous des marchands, ou à l’occasion des fêtes religieuses et des événements publics.

Petit à petit, on voit réapparaître des espaces consacrés au théâtre, par exemple dans les foires. Les troupes peuvent se fixer au moins un temps dans un endroit précis.

En Angleterre ou en Espagne, le théâtre se développe plus rapidement et retrouve la place qu’il avait perdue depuis la fin de l’antiquité. Shakespeare, par exemple, joue Romeo et Juliette dans son théâtre, qui n’est plus ambulant.

Mais il faudra attendre encore longtemps pour qu’en France, le théâtre retrouve l’importance sociale qu’il avait dans l’antiquité.

 

Jean-Marie Bourguignon, professeur au collège Courteline
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Jeudi 11 octobre 2007
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cheval50.jpgAvant d’être domestiqué, le cheval a d’abord été gibier, et est devenu petit à petit un des thèmes favoris des artistes de la Préhistoire.

 

Il y a environ 5000 ans, il est domestiqué.  Dés lors, le cheval va devenir un auxiliaire très précieux de l’homme : monture ou animal de trait, il permet à l’homme d’aller plus loin, plus vite, plus lourdement chargé, et apparaît alors toute une panoplie d’objets à son utilisation.

 

Le cheval va rapidement devenir un symbole de pouvoir, de richesse et de prestige.

Il accompagnera parfois l’homme jusque dans sa tombe.cheval2.jpg

Il va aussi trouver sa place dans les mythes et les religions de l’Antiquité.

Le cheval accompagne l’homme à la guerre, à la chasse, dans son labeur, dans ses compétitions et dans ses rêves.

 

Les chevaux de trait étaient très utilisés avant l’invention du tracteur, au 12 eme siècle, il va remplacer lentement le bœuf comme animal de labour. Mais ce n’est pas avant le 17 et 18 eme siècle grâce au développement des charrues perfectionnées qu’ils remplacèrent totalement les bœufs dans la plupart des exploitations.
 

C’est dans les années 1960-1970 que le cheval cesse d’être un animal de travail.

 cheval1.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Lundi 8 octobre 2007
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Au Moyen-âge, établissements publics et d’étuves se développent en milieu urbain et constituent de véritables institutions.

 

bain1-copie-1.jpgLa majorité des maisons aisées disposent elles, d’une chambre à bain ou « baignerie », contenant une baignoire, voire une étuve.  A défaut, c’est une cuve mobile cernée d’un rideau qui est installée dans la chambre à coucher.

 




Pourtant, prendre son bain est loin d’être fréquent !

C’est le vêtement qui constitue le garant des règles du savoir-vivre.

Être présentable, donc propre, permet de tenir un rang social et n’a rien à voir avec des préoccupations d’hygiène.

Seules les parties corporelles visibles, mains et visage, sont lavées quotidiennement.

 

 

A la Renaissance, contre toute attente, les pratiques de propreté régressent.  Considérées comme des lieux de débauche par l’Eglise et des foyers d’épidémies par les médecins, les étuves publiques sont interdites.  La médecine de l’époque proscrit l’usage de l’eau, considérée comme fragilisant le corps.

Le corps est vulnérable : il faut le protéger.

On superpose donc plusieurs couches de vêtements.  Le linge de corps prend de l’importance et remplace en fait le bain : c’est la mode de la toilette sèche ou « essuiement ».

Bain-2.jpgLe linge absorbe la saleté du corps et est régulièrement changé.

 

Cette pratique se poursuit sous Louis XIII et Louis XIV.  On ne se plonge dans l’eau, tout habillé, que pour se rafraîchir durant l’été.

Seuls les mains sont régulièrement lavées à l’eau, chez les aristocrates comme chez les paysans.

Dans la haute société, la propreté correspond en fait à m’élégance et à la distinction : être propre signifie se poudrer, porter du beau linge et toutes sortes d’accessoires.

 

 

Au XVIIIe siècle s’amorce la réhabilitation de l’eau, d’abord comme mode dans les classes aisées.

Les brosses à dents, les eaux dentifrice et les bidets font leur apparition, les savonnettes se répandent, les salles de bain se multiplient.

Dans la seconde moitié du siècle, les bains publics réapparaissent, l’hygiène connaît de nets progrès ; elle devient aussi une manière enseignée à l’université.

 

Au XIXe siècle, les médecins sont convaincus de l’importance de l’hygiène, art de conserver la santé par opposition à la thérapeutique, qui traite les malades. L’hygiène publique en est la première bénéficiaire : des règles de salubrité sont édictées dans tous les domaines – logement, habillement, instruments, etc. - , la propreté devient règle d’or.

En ville, water-closets, latrines publiques et égouts se développent, bains publics se popularisent.

En 1830, les scientifiques concernés sont qualifiés « d’hygiénistes ».

Dans les campagnes, les marais sont assainis, des lavoirs, des fontaines et des fosses d’aisance sont aménagés.

 fontaines-boire-copie-1.jpg

 

L’eau et les bains sont à présent recommandés par les médecins, les hygiènistes et lees moralistes :rien de tel que le retour au naturel !

 

 

 

Grâce aux travaux de Louis Pasteur, le mot « microbe » fait son apparition en 1878.

 

La découverte de ces animalcules entraîne rapidement un constat : le corps propre n’est plus garant de santé.

 

Il faut alors aseptiser, désinfecter.  Mais c’est une autre histoire…

 
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Jeudi 27 septembre 2007
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C’est dans des bâtiments situés à proximité de l’ancien vélodrome du Karreveld que le premier studio cinématographique est apparu en Belgique.

 

En 1908, Phaté Frères établit une société de distribution de film sur le site du Karreveld.

La firme française souhaite ainsi favoriser son implantation et ses ventes vers d’autres pays.

Au départ, l’infrastructure se résume à un barraquement avec un toit en verre.  Mais comme le cadre verdoyant se prête à des prises de vue extérieures, un studio de cinéma y est adjoint.

Sous la houlette du réalisateur Alfred Machin, une vingtaine de films y sont tournés de 1910 à 1914.

 

La reconstitution de la bataille de Waterloo sera tournée dans le parc voisin de Koekelberg avec de nombreux habitants qui se prêteront au jeu de figurants.

 

 

Alfred Machin dote La Belge Cinéma d’une ménagerie abritant de nombreux animaux exotiques comme les singes, un ours, un chameau, des serpents, et même deux panthères.

Ces animaux seront utilisés pour produire des films d’aventure dont certains tournages s’effectuent dans la forêt de Soignes.

 

Pathé Frères disposait également d’une salle de projection à Molenbeek.  

La guerre met temporairement fin aux activités du studio bruxellois.

Alfred Machin devient correspondant de guerre au sein de l’armée française.  Après la guerre, il ne reviendra qu’une seule fois au Karreveld, pour y régler des affaires courantes.  Il est en effet devenu propriétaire du studio Pathé de Nice…

 

A partir de 1919, le studio bruxellois est dirigé par André Jacquemin, ancien collaborateur d’Alfred Machin.  C’est en 1922 que le studio bruxellois ferme ses portes faute d’avoir trouvé une parade à la forte concurrence étrangère.

 

Source 7dimanche – Julien Semninckx

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