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Mercredi 23 mai 2007
publié dans : La Renaissance

Celles qui sont à la mode sont la pavane, une danse lente et grave, les hommes peuvent évoluer en cape et ayant leur épée au côté.

Le branle est d’un rythme plus vif, semblable à un cotillon : dames et cavaliers se tiennent par la main, formant une ronde, un couple se détache, forme une figure répétée ensuite par le autres couples.

Dans le brande du chapelet ou du chapeau, un cavalier va coiffer ou couronner de fleurs la dame qu’il choisit, il l’embrasse et l’entraîne dans la danse. Le chapeau change de mains et un autre couple se forme.

Puis viendront du temps de François I° d’autres danses plus rapides, la volte, la gaillarde, la fissaye. Elles obligent à des mouvements que certains jugent indécents les femmes répliquent en inventant le caleçon qui leur permet d’évoluer sans risquer d’offusquer les bigotes.

Les bals masqués ont lieu pendant carnaval et les réjouissances se prolongent par des défilés de chars dont la mode ira grandissant. En 1612 pour les fiançailles des infants de France et d’Espagne : Anne d’Autriche avec Louis XIII et Maris de Médicis investira la place royale et les défilés qui s’y tiendront seront source d’émerveillements pour tous les témoins.

La cour va jouer un nouveau rôle dans la société française : elle fait écran entre le roi et le reste du pays. Pourtant le roi est toujours aussi accessible en principe, pour entrer au Louvre il suffit d’avoir un chapeau sur la tête et une épée au côté et si vous n’en avez pas on vous en prête une. Mais peu à peu les courtisans vont vouloir servir d’intermédiaire entre le pays et le roi, ce dernier n’ayant plus de contact avec la réalité va peu à peu instituer un régime de pouvoir absolu, pouvoir qui commencera avec le Cardinal de Richelieu et Louis XIII, qui atteindra son apogée avec Louis XIV, mais la renaissance est terminée !

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Mercredi 23 mai 2007
publié dans : La Renaissance
La nourriture n’est pas la même pour chacun, elle est un signe très visible de votre rang dans la société.
Le matin au réveil, un simple lait de poule pour le gentilhomme, et des fruits, une solide bouillie ou soupe de légumes pour le bourgeois

Les repas en dehors des fêtes sont composés de la manière suivante :
Viandes : chapon, poulet rôti, veau bouilli(viande dont la mode s’est imposée avec Catherine de Médicis) mouton, bœuf, gibier pour les aristocrates et le roi
Poissons d’au douce et de mer, considéré comme viande maigre ils sont consommés toute l’année et pendant le carême
Sauces : sauce aigre-douce, vinaigre rehaussé de sucre et de cannelle sauce au verjus, à l’oseille et parfois à l’orange.
Les légumes sont ; les pois, les pois chiches, les choux, les poireaux, les potirons et les salades, le fenouil et l’oseille le tout assaisonné de « bonnes herbes »
Les condiments forts comme la moutarde et le raifort sont au goût de chacun.
Lorsque le roi se met à table on lui apporte dans un coffret ouvragé ses couverts, son sel, ses épices.
Les fruits le plus consommés sont les fraises, les cerises, les prunes, dont la toute nouvelle reine-claude, amenée par un botaniste du Moyen Orient et baptisée ainsi en l’honneur de l’épouse de François I° - les pommes et les poires sont cuites.
On utilise aussi les noix, les noisettes et les amandes dans la pâtisserie, celle-ci est sucrée avec du miel
Le décor de la table peu à peu va devenir très sophistiqué, les princes sous l’impulsion de Catherine de Médicis, puis de Marie de Médicis font décorer le surtout de tables de pièces de collections.


Les services successifs sont plus ou moins importants on compte au minimum 4 services, c’est à dire quatre série de plats qui composent les entrée, puis les viandes bouillies, les viandes rôties, les poissons et les légumes enfin l’issue qui présente des fromages blancs et des fromages cuits, des tourtes et des tartes, des confitures et des entremets salés ou sucré Le vin est la boisson courante, il est coupé d’eau et servi frais.
Devant chaque convive est placé un tranchoir : plaque ronde ou carré de bois ou de métal, ou une tranche épaisse de pain sur laquelle on peut poser les aliments dont on se sert.
Il y a des plats devant chaque convive, ceux-ci se servent à la pointe du couteau.
Catherine de Médicis importera l’assiette qui servira d’abord pour plusieurs convives en même temps mais aussi la fourchette à deux dents d’abord puis à trois dents.
Sauces et potages sont servis à chaque convive dans des assiettes creuses ou écuelles.
Les serviteurs servent les boissons.


On se rince les doigts à la fin du repas dans des bassins d’eau vinaigrée et parfumée ; on s’essuie la bouche avec une serviette, il est céans de ne pas s’essuyer avec la nappe.
Après le repas on se cure les dents, puis les bassins pour se laver les mains sont de nouveau présentés.
Les grands plats en faïences hispano-mauresques ou italiens, et les bassins de Bernard Palissy qui les imitent sont d’étranges œuvres d’art, sous l’eau qui les remplit, les poisons, les serpents, les plantes et le coquillages semblent vivants.
Dans les réceptions qui mettent en jeu la grandeur de l’hôte par rapport à son invité, les grands de ce monde font appel à leur plus grands orfèvres et miniaturistes pour réaliser des automates qui vont décorer la table.
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