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Mardi 26 juin 2007
publié dans : Femmes ayant marqué l'histoire

Marie Curie, de son vrai nom « Sklodowska » était d'origine polonaise (Varsovie, 1867-Sancellemoz, 1934).

 

Marie Curie fut une femme d’exception : une grande scientifique, deux fois prix Nobel et un exemple pour les femmes qui veulent une place égale à celle des hommes dans la société.

 

Le père de Marie était professeur de physique, et sa mère dirigeait une école pour jeunes filles.

 

À dix-sept ans, Marie accepte une place d'institutrice privée.

 

À cette époque, en Pologne, l’université est interdite aux femmes.

 

C’est pour cette raison qu’après avoir rassemblé quelques économies, Marie décide de poursuivre à Paris des études supérieures. Elle y mène, de 1892 à 1895, l'existence d'une étudiante pauvre.

 

En 1893, elle obtient une licence de physique, puis, en 1894, une licence de mathématiques. Elle s'engage alors dans ses premières recherches.

 

C'est en 1894 que Pierre et Marie se rencontrent chez des amis : ils se marient dès 1895 et Pierre est nommé professeur à l’université. Le jeune ménage s'installe dans un modeste appartement. L'année suivante naît leur première fille, Irène.

 

Marie commence alors à chercher un sujet de thèse de doctorat.Marie-Curie--Nobel-physics-.png

 

Elle choisit d’étudier le rayonnement émis par l'uranium. Ces rayons sont pénétrants et souvent phosphorescents, capables d'impressionner un film photographique et de rendre l'air conducteur de l'électricité.

 

À partir de 1898, Marie Curie décrit ce rayonnement de façon précise. Elle cherche ensuite à savoir si d'autres matières que l'uranium donnent naissance à ces radiations. Elle observe que certains minerais émettent un fort rayonnement, malgré leur faible teneur en uranium. Ainsi, la pechblende étudiée se révèle quatre fois plus active que prévu.

 

Pierre Curie abandonne alors ses propres expériences et se lance dans la même recherche que son épouse. À l'époque, la recherche n'est pas soutenue et organisée comme elle l'est aujourd’hui; le jeune couple travaille dans un hangar, non aménagé et mal chauffé.

 

Ils découvrent, en juillet 1898, un premier élément, jusqu'alors inconnu, qu'ils nomment «polonium», en souvenir du pays natal de Marie.

 

Ils vont ensuite déceler un deuxième élément radioactif, présent en très faible quantité : ils l'appellent «radium», et annoncent sa découverte en 1898, en soulignant que sa radioactivité doit être considérable.

 

Entre 1899 et 1902, Pierre et Marie Curie s'attachent, par un travail difficile et dangereux, à préparer du radium pur, en quantité suffisante pour l'analyser et étudier son rayonnement.

 

En 1903, Marie Curie soutient sa thèse de doctorat, et le prix Nobel de physique lui est attribué conjointement avec Pierre Curie et Henri Becquerel. En 1905, Pierre Curie est élu à l'Académie des sciences. Mais, l'année suivante, il est mortellement accidenté par un camion. Marie Curie reprend le cours de physique que son mari donnait à la Sorbonne, devenant ainsi la première femme professeur à l'université. En 1910, elle publie le premier Traité de radioactivité, et, un an plus tard, reçoit le prix Nobel de chimie pour ses travaux sur le radium.

 

Elle devient alors pour les femmes un symbole et un espoir : elle représente leurs aspirations à l'enseignement, à la science, aux mêmes droits civiques que les hommes.

 

Marie poursuit son travail de recherche, reprenant des études commencées avec son mari sur l'effet bénéfique de certains rayons radioactifs, sur les tumeurs cancéreuses : c'est la naissance de la curiethérapie. En 1913 s'ouvre l'Institut du radium et des recherches en physique et en biologie s'y développent.

 

Pendant la Première Guerre mondiale, Marie Curie consacre presque tout son temps à l'organisation des services de radiologie dans les hôpitaux militaires. Après la guerre, elle reprend ses travaux avec de nombreux collaborateurs venus du monde entier, ainsi que son enseignement, mais, épuisée par les difficiles conditions de travail qu'elle a connues toute sa vie et par les rayonnements qu'elle a reçus sans en connaître la nocivité, Marie Curie s'éteint le 4 juillet 1934.

 

 Pour plus d'info, c'est ici.

 

 

commentaires (0)    par Patrick Mareschal
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Mercredi 20 juin 2007
publié dans : Femmes ayant marqué l'histoire

L'Europe diabolise volontiers la femme depuis l'Antiquité, au même titre que les païens, les juifs et, plus tard, les musulmans. Ce lien qui unit la femme au diable trouve son origine autant dans la pensée grecque et latine que dans la Bible. Dans la Genèse, Eve, séduite par le serpent, incarnation du Mal, entraîne Adam dans sa chute et se trouve à la source de tous les maux de l'humanité. C'est donc sous l'influence de la femme que l'homme s'est perdu. Ambroise de Milan, au IVe siècle, le rappelle : « C'est la femme qui a été pour l'homme auteur de la faute, non l'homme pour la femme. » Pour Tertullien, chaque femme porte encore la faute d'Eve : « Ne sais-tu pas que tu es Eve, toi aussi ? » La colère divine continue à peser sur toutes les femmes, qui doivent accoucher dans la souffrance, et vivre sous la domination de l'homme : « Tu seras avide de ton homme, et lui te dominera » (Genèse, 3,16).

 

Mais Eve est-elle seule en cause ? La tradition talmudique présente d'autres versions du mythe originel. Selon certains récits, Adam aurait eu successivement deux femmes. La première, Lilith, aurait été créée comme lui, directement de la terre, et proclamée son égale. Mais pervertie, elle aurait quitté l'Eden sous la forme d'un démon femelle. Eve l'aurait alors remplacée. Cette légende a donné lieu à une superstition populaire : Lilith, jalouse de la descendance d'Eve, cherche chaque nuit à faire périr les nouveau-nés. Une autre version raconte qu'Adam, déjà marié à Eve, succombe au charme de Lilith, qui enfante une lignée de diablotins. Dans tous les cas, Lilith incarne la femme totalement maléfique et s'oppose à Eve, pécheresse sans doute, mais sauvée par la maternité. Cette figure de la femme démoniaque, et définitivement condamnée par Dieu, ne passe pas dans la tradition chrétienne, excepté chez les gnostiques, où le diable revêt une figure féminine et règne sur un sérail de diablesses.

 

Ces traditions juives trouvent un écho dans la mythologie grecque. La première femme, Pandora, y incarne aussi le Mal : elle porte la responsabilité de la chute des hommes et de leur rejet de l'Olympe. Hésiode, dans La Théogonie , chante les temps anciens où hommes et dieux vivaient en bonne harmonie. Jusqu'au jour où Zeus décide de se venger des hommes pour qui Prométhée a volé le feu. A l'aide de terre glaise, Héphaïstos modèle alors la première femme. Pandora, telle une nouvelle déesse, rayonne de grâce et de séduction, mais son apparence est trompeuse, car à l'intérieur règne la « chiennerie de l'âme ». Ce cadeau empoisonné sème la zizanie parmi les hommes, qui jusque-là, se suffisaient à eux-mêmes. La femme s'apparente ainsi à « un terrible fléau installé au milieu des mortels ».

 

Et comme si cela ne suffisait pas, Hésiode raconte, dans Les Travaux et les Jours , que Zeus confia à Pandora une jarre dans laquelle étaient enfermés tous les maux de la terre (fatigue, labeur, maladies, vieillesse et mort). Poussée par une curiosité irrésistible, elle l'ouvre, et ces malheurs se répandent sur l'humanité.

 

La responsabilité de Pandora, de Lilith et d'Eve dans le malheur des hommes s'explique par la nature profonde de la femme. Velléitaire et avide, elle montre un véritable attrait pour le Mal et une propension à se lier au diable. Etablir les « vices et méfaits » de la nature féminine relève d'ailleurs du lieu commun. Au XIIIe siècle, Guillaume de Lorris et Jean de Meung, dans Le Roman de la Rose , ou André Le Chapelain, dans son Traité de l'Amour courtois , reconnaissent qu'il n'y a rien au monde de plus répugnant que l'examen détaillé du caractère de la femme. Ces auteurs se réfèrent aussi bien aux penseurs antiques (Platon, Aristote, Galien et Cicéron notamment) qu'à des théologiens plus récents comme Bernard de Morlas ou Thomas d'Aquin. On retrouve d'ailleurs le même discours chez les inquisiteurs et démonologues, comme Institoris et Sprenger (le Marteau des sorcières , 1486), Martin Del Rio, ou Jean Bodin, au XVIe siècle. Et même à la cour du Roi-Soleil, Bossuet reprend ces thèmes misogynes. Les femmes, toujours faibles et crédules, sont incapables de résister à leurs envies et cèdent à toutes les illusions, mêmes sataniques ! Horriblement bavardes, elles ne peuvent s'empêcher d'échanger entre commères leurs connaissances magiques. Insatiables, sensuelles, luxurieuses, elles effraient les hommes... et les attirent. Mais, ne l'oublions pas, Eve a été créée à partir de la côte d'Adam, et cet os tordu correspond bien à l'esprit pervers de la femme.

 

Cette nature à la fois fragile et dangereuse, exige des hommes une vigilance constante. De nombreuses cultures, anciennes et modernes, obligent la femme à demeurer au foyer, à n'en sortir que la tête voilée et les yeux baissés. Lui concéder une quelconque autorité serait menacer le salut même de l'humanité. En matière de religion, les femmes n'ont qu'un rôle marginal : bénédictions, prières et sacrifices sont en général réservés aux hommes. C'est pour cette raison que les anciens juifs, au cours de leur prière quotidienne, remerciaient Dieu de ne pas les avoir fait naître femmes ! Dans les premiers siècles du christianisme, certaines communautés ont accordé un rôle liturgique aux femmes, mais il faut attendre la fin du XXe siècle pour voir se reposer la question de leur ordination. Un sujet brûlant.

 

Cependant, on aurait tort de croire que tous les théologiens s'accordent sur l'infériorité fondamentale de la femme. D'ailleurs, l'affaire du concile de Mâcon, en 585, où l'Eglise aurait pour la première fois reconnu une âme à la femme, tient du mensonge historique. En réalité, c'est moins la nature profonde de la femme qui effraie les ecclésiastiques que son corps. Son corps dénudé. La chair suscite la tentation. Cette pulsion sexuelle est attribuée à une animalité inconsciente, incontrôlable, et même étrangère à l'homme.

 

Pour le démonologue Henri Boguet (XVIIe siècle), le corps féminin dégage une puissante sensualité et éveille le plaisir charnel. Le diable, qui le sait bien, « profite de ce caractère pour chercher à s'unir à elles », et en use « afin que, par un tel chatouillement, il les retienne en obéissance ». Ces accouplements démoniaques s'effectuent lors de sabbats nocturnes. Pourtant, la sorcière, compagne du diable par excellence, n'a pas à se féliciter de son amant : les enquêtes menées par les inquisiteurs révèlent de pitoyables performances : le coït est toujours douloureux, et la semence du démon, glaciale.

 

Cette sensualité débridée peut entraîner la perte de l'homme, comme le montrent les exemples bibliques d'Adam, de Samson ou du roi Salomon. Les clercs, tenus par le voeu de chasteté, la redoutent et la dramatisent. Lorsque Tertullien évoque la femme comme la « porte du Diable », il veut surtout dire que la femme est une brèche par laquelle Satan s'introduit et gagne les âmes. Dès lors, pour éviter toute tentation, il s'avère fondamental de cacher la moindre parcelle de peau et de voiler sa chevelure voluptueuse. Mais la femme, perfide, embellit son apparence pour tromper l'homme. Dans La Toilette des femmes , Tertullien explique que la nature est l'oeuvre de Dieu : la changer, c'est donc faire le jeu du démon ; or, les femmes persistent à se farder, à se couvrir de bijoux et d'étoffes chatoyantes, pire à coiffer des perruques blondes ou rousses qui, pour le théologien, évoquent les flammes de l'enfer ! Tous ces artifices, bien plus que de la coquetterie et de l'orgueil, dénoncent une connivence avec le diable. De ce fait, habits, coiffure et maquillage font souvent l'objet d'interdits sacrés et profanes.

 

Au Moyen Age, la longueur des traînes est limitée, car c'est dans les plis du tissu que gambillent diables et démons. Au siècle de Tartuffe, le jésuite Guilloré et le janséniste Treuvé dénoncent les femmes comme des « instruments du démon » : par la nudité des bras et de la gorge, par leurs fards et leurs minauderies, elles conduisent les hommes en enfer. L'abbé Drouet de Maupertuis le confirme : « Le démon n'a point de voie plus sûre pour perdre les hommes que de les livrer aux femmes. » En fait, rares sont ceux qui prêtent encore à la femme une filiation diabolique, mais tous lui reconnaissent une complicité, volontaire ou non, avec Satan. Pour échapper aux douteux appâts de la femme, on a déjà vu certains exaltés recourir à la castration (lire encadré ci-contre) ; d'autres, plus modérés, ont cherché, comme Jean Chrysostome, à se représenter le corps féminin comme un « sac de fiente ».LILITH.JPG

 

Et c'est là le paradoxe : belles ou laides, les femmes n'échappent jamais tout à fait à l'emprise du diable. La beauté est néfaste, car elle éveille la concupiscence et favorise le péché. Une trop grande beauté, d'ailleurs, émane fatalement du diable. Dans Le Roman du comte d'Anjou , l'héroïne, Passebelle, paraît si belle qu'on la prend pour un personnage surnaturel et inquiétant. Cela dit, la disgrâce des femmes incite également à la prudence : Jean Bodin, dans sa Démonomanie , explique que « leur laideur est cause de quoy elles sont sorcières et qu'elles s'abandonnent aux diables ». L'apparence physique n'est d'ailleurs pas seule en cause : le parfum des corps féminins, qu'il soit suave ou infect, indique pareillement leur malignité. Le grand médecin flamand Levinus Lemnius, au XVIe siècle, n'hésite pas à affirmer que si l'homme sent naturellement bon, la femme, en raison de ses menstrues, « rend une mauvaise senteur », et infecte les choses les plus pures. Evidemment, elle peut se parfumer, mais le parfum, qui ne fait qu'attiser le désir sexuel, est toujours dénoncé par les prédicateurs comme un outil du démon.

 

Bref, il vaut mieux se méfier des femmes, dont l'esprit est faible, et l'apparence, trompeuse. Mais d'un point de vue religieux, elles sont en fait moins les alliées de Satan que ses jouets. Si l'Ancien Testament n'est en réalité pas aussi misogyne qu'on le prétend, Jésus, pour sa part, a aboli bien des tabous, en accueillant des femmes réprouvées ou impures, comme Marie-Madeleine. Il ne faut pas se tromper en attribuant aux premiers Pères de l'Eglise une misogynie de tous les diables. Même saint Paul, souvent présenté comme un antiféministe virulent, affirme que « devant Dieu, il n'y a ni homme, ni femme, ni esclave ».lilith-zoom.JPG

 

Pour contrebalancer cette image diabolique de la femme, le christianisme a d'ailleurs su créer avec Marie un modèle de perfection féminine. Dans les représentations apocalyptiques, la Vierge en Gloire écrase le serpent qui avait tenté Eve.

commentaires (2)    par Séverine Fargette
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Samedi 16 juin 2007
publié dans : Femmes ayant marqué l'histoire

Erzebeh Bathory ou « la comtesse sanglante » est née en 1560.

 

Elle appartenait une grandes familles nobles de Hongrie.

 

On dit qu’elle s’ennuyait seule dans son grand château et pour se divertir s'entourait de mages et de sorciers.

 

bathory.jpg

 

Elle était très belle, mais folle.

 

Elle aimait la perversion, la torture et était très cruelle envers ses serviteurs.

 

Elle pensait qu’elle pouvait gagner la vie éternelle en se baignant dans le sang de jeunes vierges.

 


 

Pendant dix ans, des dizaines de jeunes filles (qui habitaient dans les villages aux alentours de son château de Csejthe, situé au sommet d'une colline dans la région montagneuse de la Hongrie proche des Carpates.) , enchaînées dans les cachots du château, seront torturées avec raffinement et saignées à mort.

 


 

Devant le nombre impressionnant de disparitions de jeunes femmes dans la région, des rumeurs se répandent et pour y mettre fin, le comte Gyorgy Thurso, cousin d'Ezsébet, à la tête d'une compagnie de soldats et de gendarmes, investit le château au moment même ou se déroule l'une de ces orgies sanglantes.

 

On découvre alors dans les cachots souterrain des cadavres de jeunes femmes, des prisonnières encore vivantes, dont le corps a été lardé de milliers de piqûres d'aiguille, et d'autres qui n'ont pas encore subi de sévices mais qui attendent leur tour.

 

Elle avait pour allié dans ces méfaits, un nain du nom de Friczk, ainsi qu’un serviteur du nom de Thorko.

 


 

Elle évita la peine de mort grâce à ses influences politiques et à ses liens de parenté avec la famille royale. Elle reçu comme châtiment de demeurer enfermée dans son château, dans sa propre chambre dont les fenêtres et la porte sont murés ne laissant qu'un étroit passage pour lui passer les plats, ses complices eux seront tous exécutés.

 

On prétend qu’elle put survivre 4 ans dans des conditions déplorables en buvant son propre sang.

 


 
commentaires (2)    par Kitty
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Lundi 4 juin 2007
publié dans : Femmes ayant marqué l'histoire

Née en 1815, Ada Lovelace était la fille d’Anna Milbanke, une mathématicienne, et du célèbre poète Lord Byron, qui appelait sa femme la « Princesse des Parallélogrammes ».

 

Leur relation était orageuse et ils se séparèrent quelques semaines seulement après la naissance de Ada.

 

Cette dernière fut donc élevée par sa mère et grâce à elle, la jeune femme apprit bien plus de mathématiques qu’il n’était coutume pour une fille de l’époque.

 

De plus, comme elles appartenaient à la noblesse, la mère de Ada put lui ouvrir les portes qui resteraient encore fermées aux femmes pendant bien des années.

 


 

A 17 ans, Ada entra ainsi en contact avec le mathématicien Charles Babbage, l’inventeur de la machine à différences, un précurseur mécanique de l’ordinateur moderne. Fascinée par cet instrument, Ada en parle avec tant d’enthousiasme que Babbage, séduit, lui propose de collaborer à ses recherches. Ainsi, c’est Ada qui montra que la machine à différences de Babbage pouvait calculer la suite des nombres de Bernouilli. Cette contribution, passée presque inaperçue à l’époque, est en réalité le premier programme informatique qui ait été écrit et utilise les mêmes termes et procédures qui tourneront plus tard sur les ordinateurs !

 

Adalovelace.gif

 

A l’heure où on imagine encore trop souvent les informaticiens comme des « nerds » asociaux, qui se souvient que le tout premier d’entre eux était une femme romantique ?

 


 

Si Ada s’est ensuite détournée des mathématiques, elle a laissé sa marque dans les esprits : en 1980, un langage de programmation a été nommée en son honneur et depuis 1998, le prix Ada Lovelace récompense les femmes qui se distingue dans le domaine informatique.

 


 

Ada, c’est aussi le nom qu’a choisi un réseau belge actif sur la question des femmes et des nouvelles technologies. Ce réseau organise entre autre des cours informatique pour les filles et les femmes de 9 à 99 ans ! (Les Cybersodas et les Sensos) Ada sensibilise aussi les entreprises (via du théâtre et des fiches et vidéos métiers) et aide les jeunes en fin de secondaire à choisir leur orientation professionnelle grâce à une visite d’entreprise IT (Pimp IT up !).

 


 

Plus d’information sur Ada Lovelace et sur les activités de l’organisation belge ADA sur
http://www.ada-online.be

 

 



 
commentaires (0)    par Isabelle Collet et Eleonore Seron
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Mardi 29 mai 2007
publié dans : Femmes ayant marqué l'histoire

La vie de Jeanne commence dans le petit village de Domrémy où elle est née le jour de l’Epiphanie, le 6 janvier 1412. Ses parents Jacques d‘Arc et d‘Isabelle Romée forment un couple de laboureurs de ce même village, situé dans la vallée de la Meuse.Jeanne-mignature.jpg

 

 

 

Lorsque Jeanne est assez âgée, elle aide sa mère à la maison et cultive les champs avec ses frères.

 

 

 

A 13 ans Jeanne affirme avoir entendu des voix célestes, des Saintes Catherine et Marguerite et de l‘archange Michel qui demandaient de libérer le royaume de France de l‘envahisseur et de conduire le dauphin sur le trône.

 

A 16 ans, elle se met en route et demande à s‘enrôler dans les troupes du dauphin.

 

Sa demande est rejetée, mais elle revient un an plus tard et Robert de Baudricourt, capitaine de Vaucouleurs accepte de lui donner une escorte.

 

 

 

Portant des habits masculins, elle traverse les terres bourguignonnes pour se rendre à Chinon afin de voir le dauphin Charles et lui parler de sa mission.

 

Charles VII lui offre alors une armure.

 

Elle envoie chercher une épée enterrée derrière l‘autel de Sainte-Catherine-de-Fierbois, dont les voix lui avaient relevé l‘existence.

 

 

 

Les troupes royales rassemblées à Blois se sont ébranlées en directions d‘Orléans, elles y sont arrivées en avril. Le 29 avril, Jeanne entre dans Orléans. Après quelques assauts, les Anglais lèvent le siège le 8 mai 1429. Cette victoire est apparue comme le signe d‘intervention divine.

 

 

 

Après cette victoire à Orléans, on surnomme Jeanne la Pucelle d‘Orléans. Les succès se poursuivent par les prises de Troyes, d‘Auxerre, et de Châlon, permettant ainsi l‘ouverture de la route de Reims.

 

Jeanne rejoint le roi à Loches le 11 mai et elle le persuade de partir pour Reims.

Ingres-Jeanne-dArc-Kaarle-VIIn-hautajaisissa-1854.jpg

Jeanne d‘Arc devient alors très populaire, la chevauchée vers Reims la fait connaître également à l‘étranger. Elle est une des « nombreux prédicateurs » en cette époque se disant envoyés par Dieu.

 

Les positionnements religieux de Jeanne dépassent l‘enjeu de reconquête du royaume, et les docteurs en théologie la considère comme une menace contre leur autorité à cause du soutien des rivaux de l‘Université, et de ce que la Pucelle représente.

 

Dans la foulée, Jeanne d‘Arc tente de convaincre le roi de reprendre Paris aux Bourguignons. Une attaque est alors menée par Jeanne sur Paris, mais doit être rapidement abandonnée. Le roi finit par interdire tout nouvel assaut. C‘est une retraite forcée vers la Loire.

 

Jeanne repart néanmoins en campagne: maintenant, elle conduit sa propre troupe et rien ne la distingue des chefs de guerre indépendants, "elle ne représente plus le roi".

 

Ses troupes luttent contre des capitaines locaux, sans beaucoup de succès. Jeanne est alors invitée à rester dans le château de la Trémouille à Sully-sur-Loire. Jeanne s’échappe rapidement de sa prison dorée, pour répondre à l‘aide de Compiègne, assiégée par des Bourguignons.

 

Finalement, elle est capturée lors d‘une sortie aux portes de Compiègne le 23 mai 1430.

 

Elle essaye de s‘échapper par deux fois, mais elle échoue. Jeanne est rachetée par les Anglais pour 10 000 livres et confiée à Pierre Cauchon, évêque de Beauvais et allié des Anglais.

 

Elle est accusée d‘hérésie et interrogée sans ménagement à Rouen.

 

Le procès commence le 21 février 1431.

 

Les enquêteurs ne parviennent pas à établir un chef d‘accusation valable. Jeanne semble être une bonne chrétienne, convaincue de sa mission, différente de hérétiques qui pullulent dans un climat de défiance vis-à-vis de l‘Eglise en ces temps troublés.

 

Le tribunal lui reproche par défaut de porter des habits d‘homme et de s‘en remettre systématiquement au jugement de Dieu plutôt qu‘à celui de l‘Eglise militante.

 

Les juges estiment que ses voix sont en fait inspirées par le démon. L‘université de Paris, à la solde de Bourguignons, rend son avis: Jeanne est coupable d‘être schismatique, apostate, menteuse, suspecte d‘hérésie, blasphématrice de Dieu et de saints.

 

Le procès se termine le 24 mai, ce jour-là Jeanne reconnait ses erreurs et signe l‘abjuration. On la renvoie alors dans sa prison aux mains des Anglais. Pensant s'être fait trompée, elle se rétracte deux jours plus tard. Le 30 mai elle est brûlée vive, sur place du Vieux-Marché à Rouen.


Des informations sur ses restes voir Momental

Ps: Cet article est dédié tout spécialement pour Le Chevalier du 38 :)

 
commentaires (2)    par Carrosalva
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