Vous cherchez ?

W3C

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0
Jeudi 20 septembre 2007
publié dans : Hommes ayant marqué l'histoire

Pierre Paul Rubens. Peintre flamand (Siegen, Westphalie, 1577 — Anvers, 1640). Créateur de l'école d'Anvers et du baroque flamand, le maître de plusieurs générations de peintres, de Van Dyck à Renoir, il fut aussi diplomate.

 

 

 

 

 

La famille Rubens vit en Allemagne, dans la petite ville de Siegen, lorsqu’ en 1577, Pierre Paul vient au monde. À la mort de son père, Pierre-Paul retourne à Anvers avec sa mère et ses frères. À onze ans, il entre au collège où il étudie l’histoire grecque et latine. En 1590, il est placé comme page dans une famille noble. Il s'occupe surtout à dessiner et à copier des gravures de Dürer et de Holbein. Les années suivantes, il entre en apprentissage chez différents maîtres de l’époque.

 

Les premières œuvres de Rubens que l'on connaisse sont un Portrait de jeune homme (1597) et un Adam et Ève au paradis réalisé l'année suivante. En mai 1600, Rubens part pour Venise et y étudie les œuvres de grands peintres italiens. À la fin de l'année, il se rend à Florence pour étudier la Bataille d'Anghiari de Léonard de Vinci et le Tombeau des Médicis de Michel-Ange. En 1601, Rubens est à Rome, où il poursuit l'étude des maîtres (Michel-Ange, Raphaël); il répond également à sa première commande, trois tableaux pour une église : le Christ couronné d'épines, le Crucifiement et Sainte Hélène à la vraie croix.

 

 

 

En Italie, il sera également diplomate. Il représente le duc de Mantoue lors de voyages officiels.

 

À l'automne 1608, le peintre apprend que sa mère est mourante et il décide de rentrer à Anvers. En octobre 1609, il épouse Isabelle Brant, avec qui il vivra dix-sept ans et aura trois enfants.

 

 

 

Rubens obtient de nombreuses et importantes commandes. C'est ainsi que, après le triptyque de l'Érection de la Croix, il réalise en 1611 le retable de la Descente de Croix. On constate que beaucoup de ses œuvres ont une inspiration religieuse, c’est pour répondre à des commandes. Il peint également de nombreux nus. On remarque également que les femmes qu’il peint sont plutôt « bien en chair ».

 

 

 

En 1610, Rubens fait construire à Anvers un vaste atelier et une villa à l'italienne, que l’on peut encore visiter de nos jours. De très nombreux assistants animent son atelier. La parfaite organisation de cet atelier et le talent des meilleurs élèves permettent au maître de répondre à de nombreuses commandes de retables et de tableaux religieux. Il n'hésite pas, en cas de besoin, à confier certains détails des tableaux à des collaborateurs extérieurs : paysagistes, peintres animaliers, ou encore peintres de fleurs.

 

 

 

En 1626, alors qu'Anvers vient d’être ravagée par la peste, sa femme, Isabelle, meurt.

 

Rubens accepte de nouvelles missions diplomatiques et part en 1628 pour Madrid. Il ne cesse de peindre.

 

 

 

De retour à Anvers, le peintre épouse en 1630 Hélène Fourment, une jeune fille de seize ans, alors qu'il en a cinquante-trois. Le couple aura cinq enfants. Le roi Philippe IV le fait chevalier. Rubens meurt le 30 mai 1640, huit mois avant la naissance de son dernier enfant.

 

 

 

Rubens a imposé une nouvelle façon de dessiner, des couleurs plus lumineuses et une technique plus audacieuse. De plus, pour lui, peinture, sculpture et architecture doivent s'allier dans une totale unité d'expression.

 

 Inconnu

commentaires (0)    par Kitty
ajouter un commentaire créer un trackback
Dimanche 5 août 2007
publié dans : Hommes ayant marqué l'histoire
Saint Pixel est né vers 1096 (ou 1099) dans un petit village de Bretagne, près de la Forêt de Brocéliande. Son vrai nom était Charles Pierron ou Pierran. La majorité des érudits et historiens s'accordent sur ses origines paysannes alors que d'autres chercheurs, en particulier Louis de Villefort, affirment que son père était tailleur de pierres.
 
De même, sa date de sa naissance est contestée par Grégoire Frédor dans son fameux livre référence paru en 1803, 'Vie des Saints'.
 
 fresque2.jpg
Saint-Pixel était le dernier d'une famille de quatre frères. Nous savons que l'enfance de Saint-Pixel fut une période bénie, époque de première contemplation du spectacle de la nature. Il passa ses premières années à l'ombre des pommiers et des chênes de sa Bretagne natale, dans un petit village rayonnant de verdure. Dés son plus jeune âge, il développa une grande capacité d'observation qui lui servit plus tard pour la réalisation de son œuvre. Godefroy de Carentan raconte qu'il était fasciné par le vol des oiseaux, par les arabesques sur les ailes des papillons ou sur les plumes des volatiles ou même par les marbrures sur les rochers. Il pouvait rester des heures sans bouger, pour distinguer tous les détails et les infimes dessins posés sur les ailes des insectes. C'est à cette époque qu'il commença à avoir une fascination pour les coccinelles.
 
A l'âge de cinq ans sa vie changea. Sa mère mourut. Le jeune Saint-Pixel assista en silence à sa longue agonie, assis au bout du lit de l'être cher. Il est certain que cette période le marqua à jamais. Il resta avec son père et ses trois frères dans la misérable chaumière et travailla alors à tous les travaux de la campagne. Ils vivaient la vie misérable des cerfs de cette époque, corvéables et taillables à merci. Il fallait gagner une maigre pitance par un travail long et laborieux. Par chance, le seigneur du village était un homme très bon et très généreux qui laissait ses cerfs en paix. Une légende veut que le jeune Charles ait toujours été d'une gentillesse naturelle, résistant aux agressions de la vie par la douceur de son regard. On pense qu'un de ses frères devint plus tard un des plus grands maîtres d'armes de la cour de Louis VII le Jeune, sous le nom d'Alexis Pierran. Mais rien n'est moins sûr.
 
            A l'âge de 10 ans le jeune Saint-Pixel tomba éperdument amoureux d'une jeune bretonne de trois ans son aînée, dont nous n'avons que le prénom, Ygerne. Elle vivait dans le même village et Saint-Pixel était attiré par sa peau laiteuse, ses cheveux blonds, et tous les petits points de varicelle qui égrainait sa peau. Ces points marrons clairs étaient pour lui une véritable fascination. Ils lui rappelaient les ailes des coccinelles. Le jeune Saint-Pixel passait des heures, couché dans les champs à côté de sa douce amie, à observer sa peau et ses innombrables taches de couleurs. Ygerne était sûrement d'origine celte, descendante d'un de ces Bretons de l'île de Bretagne (actuelle Grande-Bretagne), venus vers 400 après J.-C. pour s'établir en Petite Bretagne (Bretagne continentale, France). On pense qu'il la représenta plus tard sur une de ses plus fameuses enluminures, 'Vie rurale en Bretagne'. Le thème de la femme blonde réapparaîtra par intermittence tout le long de sa vie. Pierre Chimay, historien et critique d'art, a fait une magnifique étude sur le thème de la femme blonde, sorte de fantasme récurent dans l'enluminure.
 
moines2.jpgSaint-Pixel était éperdument amoureux d'Ygerne. Mais la douce enfant mourut trois ans plus tard pendant la fameuse épidémie de choléra de 1112. Saint-Pixel, alors âgé de 13 ans tomba dans une profonde déprime. Ygerne ayant été le seul grand amour de sa vie, on peut penser qu'il sublima cette relation éphémère dans son art et dans la contemplation des coccinelles qui lui rappelaient la peau de Ygerne.
 
Après la mort d'Ygerne, il était au bord du suicide. Même l'observation de la nature ne l'intéressait plus. Il ne sortait presque jamais de la pauvre demeure. Les temps étaient durs et ses frères voulurent le chasser, ne désirant pas nourrir une bouche inutile. Il se mit alors à fréquenter l'église de son village, où il passait des heures à observer des artisans qui décoraient les murs. Peu à peu il se mêla à eux, délaissant les travaux des champs. Il commença humblement par apprendre à mélanger les couleurs, par reconnaître les différentes terres et substances naturelles utilisées dans la préparation des pigments. Un jour, il s'essaya à dessiner sur un mur. Il comprit tout de suite que sa voie était dans le dessin et la représentation des scènes fantastiques. Il surprit tous les moines par son talent et sa dextérité à dessiner et à peindre. Il est à penser qu'il se surprit lui-même d'un tel talent. Il n'avait que treize ans.
 
 
 
A quelques temps de là, sûrement à l'âge de quatorze ou quinze ans, il perdit son père. L'historien Grégoire Frédor, dans son fameux livre, affirme que le pauvre homme fut dévoré par une horde de loups. C'est tout à fait possible. En effet, l'événement, s'il nous semble horrible aujourd'hui, était monnaie courante au XIIe siècle. Les gens mourraient jeunes, souvent avant quarante ans, et la plus part du temps de maladies, fatigues ou famines. Les loups venaient souvent jusqu'aux abords des villes et entraient la nuit dans certains quartiers pour attaquer les habitants égarés. Saint-Pixel vivait aux bords de la forêt de Brocéliande, bien plus étendue à l'époque qu'aujourd'hui et véritable réserve de faune sauvage. Godefroy de Carentan, pour sa part, parle de la mort du père par la morsure d'un chien enragé. On pense que c'est à cette époque que Saint-Pixel commença à avoir une véritable aversion pour les loups.
 
Saint-Pixel fut alors recueilli par un homme d'église connu sous le nom de l'Abbé Damien. On pense que ce prêtre officiait dans un village voisin. Il avait remarqué lui aussi le talent prometteur du jeune Saint-Pixel. Il lui assigna une petite pièce au sol en terre battue, accolée à sa demeure. Saint-Pixel devait se lever tôt pour assister aux matines, puis devait s'occuper de la demeure du prêtre, faire de menus travaux, pour avoir en échange accès à de précieux grimoires. Sa principale occupation les jours de grand soleil était la décoration des murs de l'église. Elle était située vers le village actuel de Tréhorenteuc, près de la Forêt de Brocéliande, en Bretagne, mais on pense qu'elle a brûlé à la Révolution. Il passait aussi de longues nuits plongé dans la lecture de vieux parchemins. Dans la journée il consacrait aussi une partie de son temps à dessiner des scènes de la nature sur de petits morceaux de parchemins.
 
Son bienfaiteur lui appris à lire et à écrire. Il l'initia aux pratiques et rituels religieux. Le jeune Saint-Pixel décida à l'âge de dix sept ans de porter les habits sacerdotaux. Il était très croyant, et pensait pouvoir trouver son chemin dans la foi et l'église. Il commença à aider l'abbé pour servir la messe, puis il officia à son tour dans une petite chapelle à côté de l'église.
 
Quand il atteint l'âge de vingt-trois ans, l'abbé Damien mourut. Saint-Pixel une fois de plus se retrouva dans un profond état de désespoir. Une seule voie s'ouvrait à lui, le refuge total dans l'Eglise catholique. On pense qu'il hésita entre la vie d'ermite et celle de moine dans un monastère. Il décida de quitter la vie publique et partit à pied, muni d'une recommandation d'un notable de son village pour le monastère du Bec, en Normandie. Ce monastère était renommé car Saint Anselme, le plus grand théologien du XIe en fut abbé en 1078 Il était célèbre pour le fameux 'argument de Saint Anselme', sur l'existence de Dieu, repris au XVIIIe siècle par le philosophe Descartes. Le voici en résumé : 'J'ai dans ma pensée l'idée d'un être parfait qui s'appelle Dieu. Mais si cet être n'avait pas l'existence, il aurait toutes les qualités sauf la principale, l'existence, donc il ne serait pas parfait. Il faut donc conclure qu'il existe'. La communauté des moines du monastère du Bec était protégée par les seigneurs locaux. Le jeune novice Saint-Pixel, encore appelé en ce temps, Frère Charles, se fondit dans l'anonymat de la communauté des moines. Il se consacra alors à la prière et dédia une grande partie de son temps à l'étude des Saintes Ecritures et aux travaux de la communauté.
 
 
Il était fasciné par les murs du monastère, surtout par toutes les petites taches sur les murs de sa cellule. On sait par des archives et des témoignages retranscrits par Godefroy de Carentan, qu'il restait assis de longues heures sur le bord de sa paillasse à contempler les différences de couleurs sur le mur. C'est à cette époque qu'il eut ses premières visions, toujours la nuit, souvent des représentations de ciels magnifiques, peuplés d'oiseaux gris, blancs ou noirs. Il commença à prendre des notes pour essayer de retranscrire en couleur ces paysages fantastiques. Un grand nombre de ses travaux ultérieurs sortirent directement de ses rêves et de son cerveau. Saint-Pixel commença à avoir des visions même pendant le jour et il annotait tout afin de s'en servir ultérieurement.
 
Le père supérieur remarqua un jour ses petits croquis sur du parchemin et des esquisses sur le mur de sa cellule. (L'historien Alexis de Tours raconte que ces dessins pouvaient encore être vus au début du XVIIIe siècle sur les murs d'une cellule au monastère du Bec, avant le grand incendie de 1760). Surpris, l'abbé lui demanda qui lui avait appris à dessiner aussi bien. Quand il sut que ce talent était inné, il lui conseilla d'intégrer l'atelier d'enluminures du monastère. En effet, quelques moines peu doués de talent essayaient en vain de représenter des scènes religieuses sur des parchemins de mauvaises qualité.
 
Saint-Pixel rejoignit alors cette petite équipe de moines travailleurs. Il commença par appliquer aux peintures certaines techniques qu'il avait vu employées par les peintres dans les chapelles bretonnes. Ces secrets, dont certains ont disparus à tout jamais au fil des siècles, donnèrent des résultats formidables sur l'éclat des couleurs et la luminosité des tons inventés. Il réussit à se procurer les terres et pierres de couleurs nécessaires aux préparations de pigments. En parallèle, il mit au point une technique pour représenter en 'à plat' des scènes religieuses ou des scènes bucoliques. Il faut se souvenir que les techniques de la perspective n'avaient pas encore été inventé. Il faudrait attendre encore plus de quatre siècles. Saint-Pixel se désespérait de ne pas pouvoir représenter exactement ce qu'il imaginait ou même ce qu'il voyait face à lui.
 
Pendant ses premières années en tant que moine enlumineur, il se distingua par son assiduité au travail et son immense talent. Il pouvait travailler plus de quinze heures par jour, mangeait peu et dormait sur un lit dur, dans une cellule sans confort. Alexis de Tours nous parle dans son ouvrage 'Histoire du Moyen Age' de 'la vie dure et austère qu'endura Saint Pixel au monastère du Bec'.
 
On connaît de cette première époque la fameuse série 'Scènes de la Bretagne profonde', quinze enluminures de 1127, conservées à la Bibliothèque Nationale de France et la série de cinq enluminures de 'La passion du Christ', sauvée du grand incendie de 1760 et qui sont gardées précieusement au château de Josselin, dans le Morbihan. C'est sur la première série qu'apparaissent les coccinelles et les femmes blondes, thèmes que nous retrouvons dans toute l'œuvre de Saint-Pixel.
 
Guy de Balleroy explique dans son livre 'Art Sacré au Moyen Age' que 'les moines passaient la plus grande partie de leur temps à se disputer sur l'intérêt de la lettrine'. Les lettrines avaient pris une telle importance en trois siècles qu'elles pouvaient remplir une seule page. Certaines congrégations d'enlumineurs ne voulaient faire que de la lettrine, portant cette forme typographique au pinacle, alors que d'autres moines désiraient les abolir purement et simplement. Saint Pixel faisait partie de cette seconde école qui prévalue définitivement à partir de 1245.
 
Saint-Pixel travailla pendant plusieurs années à la réalisation d'enluminures et à la décoration de parchemins. Il donna de la dynamique à la ligne et aux traits et rassembla ses motifs en composition pour réaliser de magnifiques ornements. Ses travaux ne sortaient presque pas du monastère à part comme rares cadeaux à des seigneurs de Bretagne ou de Normandie. Il faut se souvenir que depuis le VIIIe siècle les moines ne voulaient plus propager le christianisme à travers l'enluminures chez les païens.
 
En parallèle il développa ses visions et commença à remplir de nombreux carnets. Toutes ses visions se retrouvent sur ses enluminures. On a pu observer d'étranges objets sur les rares pièces qui survécurent aux incendies ou révolutions. Les coccinelles sont aussi toujours très présentes, souvent de façon discrète, souvent envahissant entièrement le premier plan de l'enluminure. Dans ses paysages fantastiques on découvre aussi des femmes blondes dans les nuages ou entre les arbres.
 
 
A l'âge de 28 ans, après six ans passés au monastère du Bec, il décida de voyager. Il voulut connaître d'autres cieux et paysages. De nombreux visiteurs lui avaient parlé de la beauté et de l'éclat du ciel en Europe du sud. Accompagné de deux jeunes novices, il se dirigea d'abord vers l'évêché de Limoges. La renommée de Saint-Martial n'était plus à faire. De plus, ce grand centre névralgique était une merveilleuse cité où les maîtres céramistes et doreurs produisaient de magnifiques pièces. Il arriva à Limoges en 1125 et y resta un an et demi. C'est dans cette ville qu'il eut ses secondes visions, connues par les spécialistes de l'Eglise comme 'Les visions limougeaudes de Saint Pixel'.
 
On croit savoir, par les écrits de René de Bellac (en particulier dans 'Santorum Limousi Est', 1215), que Saint-Pixel, comme tous les voyageurs de l'époque, 'vivait prés de la Vienne, dans des sortes de catacombes humides et peu éclairées'. Il avait tous les soirs des 'visions terribles d'images qui se transforment, paysages aux couleurs saturées, violentes et crues'.
 
René de Bellac raconte plus loin dans le même ouvrage que 'Saint-Pixel voyait dans ces catacombes l'antre des loups et des maladies'. Il raconte que les moines rentraient tous les soirs de leurs longues promenades contemplatives 'en frôlant les murs, tels des fantômes fatigués de trop travailler sur leurs images et enluminures'.
 
Puis, après presque deux ans passés à Limoges à travailler sur les pierres précieuses et l'enluminure païenne, Saint-Pixel et ses deux compagnons se dirigèrent vers la Méditerranée. Plus ils descendaient vers le sud, et plus le ciel leur paraissait merveilleux et limpide. Il leur arrivait de s'arrêter en chemin et de déballer leur attirail de couleur et de pinceaux pour en saisir toute la beauté. Saint-Pixel devint alors un expert pour reproduire l'azur.
 
Ses deux compagnons lui donnèrent alors le surnom de Frère Pique Ciel, qui serait devenu plus tard, Frère Pic Ciel, puis Frère Pixel… Jusqu'à cette époque il était connu sous le nom de Frère Charles, mais les moines aimaient bien se donner des surnoms.
 
Godefroy de Carentan a une autre explication. Il écrit dans sa 'Vie de Pixel, moine et enlumineur' que ce nom viendrait du fait que Saint-Pixel adorait le sel. Il en était gourmand et en consommait de grandes quantités. Mais au Moyen Age le sel était une denrée chère. Il en chapardait souvent au réfectoire du monastère, d'où le surnom de Frère Pique Sel, devenu Pixel.
 
Pendant ce voyage de sept semaines vers la ville de Marseille, ils furent attaqués une seule fois par une bande de gueux affamés qui les menacèrent de leurs bâtons. Saint-Pixel calma les malheureux par de douces paroles et la seule force de son regard.
 
Arrivé aux abords de la mer, Saint-Pixel changea d'avis et se dirigea seul vers l'Espagne. Il passa la frontière catalane et entra dans ce pays dont il avait souvent entendu parler par des pèlerins. Une grande partie du pays était encore tenue par les Maures. Il visita Barcelone et Zaragoza. On sait qu'il fut hébergé pendant plus d'un an à l'abbaye de Fuenteviva, où il appris l'espagnol et étudia des textes anciens. Antonio Morales Sanz, dans son fameux livre, 'Castilla y Catalunya en Edad Media', paru à Barcelone en 1605, raconte que Pixel vivait à Fuenteviva, monastère où 'il trouva le repos et un très bon climat pour l'étude et la contemplation'.
 
Dans ce pays, dont au début de son séjour il ne parlait pas la langue, il eut des visions de mondes étranges, peuplés d'êtres à la peau bronzée, d'oiseaux multicolores et magnifiques, de fruits et de plantes inconnues. Il passait pour un original au prés des moines espagnols. Il dormait dans des monastères ou chez des habitants généreux voulant se racheter par cette bonne action. On retrouve sa trace en 1130 au monastère de Santa Lucia, près de Vitoria, puis au Monasterio Santa Clara de Medina de Pomar, au nord de Burgos, en Castille, où son nom apparaît sur une liste de moines datée de 1131.
 
Grégoire Frédor explique dans son livre que Saint Pixel rencontra à Santa Clara les plus grands théologiens du XIIe siècle. A leur contact il s'instruisit en botanique, astrologie, mathématique. On peut pense qu'il s'initia même à l'alchimie. Pour ce qui est de cette dernière science, les experts ne sont absolument pas d'accords. On a cependant retrouvé en 1965, dans une église au nord de Burgos, deux enluminures apocryphes, attribuées à Saint-Pixel pour les teintes et les motifs employés. Elles représentaient deux moines pratiquant l'alchimie, dans un paysage bucolique et sous un ciel d'un bleu éclatant. On a surtout pu facilement les identifier par une coccinelle peinte en premier plan. Malheureusement les deux œuvres ont disparues depuis, sûrement volées ou revendues à de riches particuliers. Des rumeurs dans le milieu des collectionneurs d'art signalent qu'elles auraient été retrouvé en 1998 près de Burgos, mais rien n'est officiel.
 
Au XIe siècle le style roman influença fortement la production d'enluminures mozarabe (art des Chrétiens d'Espagne soumis à la domination arabe ou influencé par la culture islamique). Un certain Petrus signa une Apocalypse qui se trouve à la Bibliothèque de la cathédrale de Borgo de Osma et dont l'enlumineur se nomme Martinus. Parmi les illustrations concernant l'Apocalypse, certaines ne se rapportent qu'au commentaire, elles ont un véritable caractère encyclopédique. On y trouve souvent des représentations stylisées de coccinelles, de ciel bleu, d'êtres étranges, semblables à des insectes, aux yeux énormes et aux gestes stéréotypés. La palette des teintes à elle seule, avec ses tons jaune soufre, brun rouge, bleu noir et lilas, recèle une puissance mystérieuse que l'on retrouve aussi dans les rares œuvres de Saint-Pixel qui sont parvenues jusqu'à nous. Pouvons-nous y voir là une réelle influence de Saint-Pixel ?
 
Sur les chemins espagnols il ne fut inquiété qu'une seule fois par les brigands de grands chemins. Par la force et la beauté de son regard il réussit une fois de plus à convaincre ses agresseurs de ses bonnes intentions. De plus il n'avait presque aucune fortune personnelle, si ce n'est ses cahiers, ses malheureux habits et son bâton de pèlerin. La légende veut qu'il resta avec eux plusieurs jours, pour observer la nature, écouter le chant des oiseaux et vivre une vie contemplative. Il remonta ensuite vers la France. Il traversa les Pyrénées à pied, aidé par les bergers basques qui en cette époque étaient en paix avec la France. Revenu près de Bayonne, il remonta vers Toulouse avec le but de rejoindre les terres cathares. Il s'arrêta à Cominges au pied des Pyrénées. A cette époque, la cathédrale romane et son cloître sont encore en construction et la cité ne porte pas encore le nom de Saint-Bertrand-de-Cominges. On sait que de nombreux visiteurs s'arrêtaient sur cette route pour voir le chantier et connaître toutes les nouvelles techniques mises en œuvre dans cette construction. Il marcha encore pendant plusieurs jours pour rejoindre les terres cathares.
 
On perd alors sa trace pendant plus de deux ans. On pense qu'il vécut la vie austère des moines cathares près du château de Montségur, en Ariège, autant attiré par la philosophie rigoureuse des parfaits que par rejet de toute une hiérarchie catholique qui commençait à être sérieusement corrompue. On pense qu'il essaya de rentrer dans le mouvement cathare. Le mot 'cathares' vient d'un mot grec qui signifie purs. Les historiens s'accordent pour penser que sa recherche de la pureté dans la couleur passait immanquablement par une recherche sur la pureté spirituelle.
 
Mais l'austérité de cette vie n'était sûrement pas faite pour lui plaire indéfiniment. Il ressentait aussi un profond besoin de voir des femmes blondes. Sa quête artistique le força à partir plus vers l'est. Son chemin devait évidemment le conduire jusqu'en Toscane. Mais au XIIe siècle la Toscane n'était pas encore celle de la Renaissance, celle qui nous vient tout de suite à l'esprit, la Toscane de Piero dela Francesca, de Michel-Ange ou de Machiavel. Saint-Pixel appris quelques mots de toscan et s'imprégna des magnifiques paysages inchangés depuis des siècles. On retrouve ces paysages toscans dans quelques enluminures de cette époque. On voit aussi souvent apparaître le thème des animaux sauvages, loups, ours, aigles, marmottes, ou parties du corps humain, bras, jambes, mains. En Toscane il se consacra encore à peindre des enluminures sur des incunables en latin ou en toscan. On pense qu'il rencontra Ferdinand Malignus, et même Frederico Pietri, deux des plus grands alchimistes et coloristes du Moyen Age. (Le grand chroniqueur toscan Vicente Pardini démontre qu'en 1132 Frederico Pietri rencontra de nombreux artistes liés à l'église, surtout des copistes et des enlumineurs).
 
En 1133, à l'âge de trente sept ans, et après avoir vécu trois ans dans un petit village de Toscane, Saint-Pixel décida de revenir vers la Normandie. Il n'a pas oublié le monastère du Bec. Le voyage du retour dura deux longues années. Il fut bloqué par l'hiver dur et rigoureux en entrant en France. Il passa alors trois mois au-dessus d'Aix-en-Provence, logé chez un riche seigneur, Antoine de Villars. Chez ce riche mécène ses visions recommencèrent. Il voyait souvent des points de couleurs apparaître devant ses yeux. Il devait les fermer longuement pour retrouver une vue normale. Tous ces points en formes de petits carrés semblaient découper les objets ou les personnes, comme un quadrillage ou un dallage coloré.
 
Il vécut encore quelques mois prés des volcans d'Auvergne, à la Basilique Notre-Dame d'Orcival en cours de construction. Orcival était un ancien foyer de résistance celtique où demeuraient encore d'anciennes traditions et croyances païennes. Il s'appliqua à organiser l'atelier d'enluminure, donnant des cours aux novices et dispensant quelques-uns de ses secrets.
 
 
 
Revenu en Normandie, à l'âge de trente neuf ans, Saint-Pixel retrouva le monastère du Bec. Les moines ne l'avaient pas oublié, au contraire. Sa célébrité en tant qu'enlumineur était revenue en Normandie avant lui. Il fut presque accueilli comme un héros. Mais Saint-Pixel reprit humblement ses activités d'enlumineurs au sein de l'atelier du monastère. Il s'avéra que le moine responsable de l'atelier mourut trois mois après son retour, dans des circonstances étranges. On retrouva son corps criblé de petits points de couleurs. Saint-Pixel fut chargé de s'occuper et de réorganiser le petit atelier. Il passa plusieurs mois à former les quelques moines et à lancer de nouveaux projets.
 
Saint-Pixel avait toujours des visions fantastiques. Surtout le soir avant de s'endormir. Un jeune novice était spécialement chargé de surveiller le moment où Saint-Pixel commençait à décrire des paysages fabuleux ou des scènes étranges. Ces visions se terminaient toujours par les mêmes mots énigmatiques, devenus célèbres depuis, et rapportés par René de Bellac, 'Les points se rassemblent, forment des points plus grands, tout devient trouble, c'est flou…'. En général, à cet instant, Saint-Pixel se réveillait et demandait du cidre. A son réveil il ne se souvenait jamais de ses propos de fin de visions. Les moines, interloqués, se demandèrent souvent si Saint-Pixel n'était pas revenu dérangé de son long voyage en Europe. Ils en vinrent même à penser qu'il était peut-être habité par le Malin. Mais la renommée de Saint-Pixel commençait à sortir du monastère et ses enluminures se monnayaient bien chez les seigneurs de Normandie et de Bretagne. On parlait de lui jusqu'à Paris. Pour la réputation et l'intérêt du monastère, on garda secret ses petits troubles et dérangements.
 
Il passait ses journées à travailler sur ses œuvres, exploitant le jour ses visions de la nuit. Plusieurs moines et novices accomplissaient les travaux subalternes. Ils préparaient les parchemins et les couleurs, dessinaient les motifs selon les indications du maître, posaient les ors et les fonds. Saint-Pixel faisait les finitions, travaillait les visages et les carnations, posait le cernage et les rehauts. Son œuvre de cette période renferme d'étranges femmes blondes vêtues d'habits rouge à points noirs rappelant les ailes des coccinelles.
 
 
 
A l'âge de 51 ans, il décida de repartir en voyage. Il voulait revoir le ciel incroyablement bleu des bords de la Méditerranée. Bien mal lui en prit. La seconde croisade, organisée par le roi Louis VII et par l'empereur d'Allemagne Conrad III venait de commencer. Des troupes militaires et civiles rejoignaient les régions du sud-est de la France. Les chemins étaient peu sûrs, car nombre de vandales et de bandits de grands chemins en profitaient pour piller les Croisés. Avant d'arriver à Fougères, Saint-Pixel et ses trois compagnons qui l'accompagnaient furent attaquer par des brigands qui voulaient surtout leur voler leurs mules.
 
Saint-Pixel essaya de les amadouer, mais rien ne put faire fléchir ces bandits. Un des moines qui voulait absolument garder sa mule reçu un coup de fourche dans la ventre. C'est en essayant de lui porter secours que Saint-Pixel reçu à son tour un coup de bâton derrière la tête. Les voleurs se jetèrent sur les sacs des quatre moines. Les brigands s'énervèrent en découvrant que les sacs ne contenaient aucun trésor ni aucune richesse, mais des peintures, des pinceaux et des parchemins.
 
Ils forcèrent Saint-Pixel et son dernier compagnon encore vivant à avaler le contenu des pots de couleur. Saint-Pixel fut contraint de boire les préparations chimiques et colorées. Beaucoup de ces produits étaient extrêmement dangereux pour la santé. Certains contenaient des substances nocives et vénéneuses. Le tout se mélangea dans son estomac et il commença à avoir d'atroces souffrances. Il se mit à vomir, à cracher, à tousser. Il souffrit le martyre pendant plusieurs heures. Ses yeux se révulsèrent, sa langue pendait hors de sa bouche, noire et enflée. Il hurla quand les peintures attaquèrent ses boyaux et ses reins. Il demanda du cidre ou de l'eau sous les quolibets de ses bourreaux. Son calvaire dura tout un après-midi.
 
Les voleurs s'enfuirent à l'approche d'une patrouille de soldats qui partaient pour la croisade. Saint-Pixel, quasiment inconscient, fut amené dans une masure voisine. Son corps devenait étrangement coloré, des taches multicolores apparaissaient d'abord sur son visage, puis sur tout son corps. Ses taches semblaient se déplacer très vite. Elles changeaient de couleurs en se croisant. On aurait dit des tatouages bougeant sous sa peau. Les soldats crurent à un envoûtement, à un phénomène maléfique. Ils firent appeler des moines d'une abbaye voisine. Un d'eux reconnu Saint-Pixel. Sa bouche continuait à baver une écume blanche, striée de rayures multicolores. Les moines ne se prononcèrent pas et firent appeler un prêtre exorciste. Mais celui-ci cru reconnaître la présence du diable et s'enfuit sur le champ.
 
En début de soirée, Saint-Pixel, posé sur un grabat dans une masure insalubre, repris un peu connaissance et prononça ses dernières paroles, devenues mythiques par la suite : 'Les coccinelles se rassemblent…, tout devient trouble…, c'est flou…'. Puis il sombra dans un profond coma.
 
Saint-Pixel mourut deux jours plus tard, sans avoir repris connaissance.
 
Son corps fut ramené au monastère du Bec et enterré dans le petit cimetière, à quelques mètres de son atelier. La nouvelle de sa mort causa une grande surprise dans la région et la ferveur populaire commença à répandre le bruit que Saint-Pixel avait fait des miracles.
 
Il est vrai que toutes les enluminures que les moines approchaient de sa sépulture se chargeaient de petits points carrés. Elles se simplifiaient, comme si l'artiste avait tout peint à base de carrés, comme si les différentes zones de couleurs se regroupaient en formes géométriques régulières. René de Bellac explique que ce phénomène provenait des visions de Saint-Pixel, visions encore présentes entre les murs du monastère, peintes sur les enluminures. La populace, toujours avide de croyances, s'empara du mythe de Saint-Pixel et parla de plus en plus des miracles de Saint-Pixel, ou 'miracles des points'. En effet, certains phénomènes inexpliqués, comme la transformation de peintures sur les murs, la disparition d'objets ou de personnages dans un tableau, et surtout, des peintres qui se remettaient au travail après des années de déprime lui furent attribués.
 
 
 
            Mais en cette période de l'Histoire la foi tenait à peu de chose. Soixante ans après sa mort, Saint-Pixel était oublié de tous. Il tomba dans l'oubli, comme ses techniques pour peindre les paysages. Ses restes furent conservés jusqu'en 1220, puis ils furent rassemblés pour rejoindre une fosse commune. Ses derniers fidèles essayèrent de récupérer qui une dent, qui un morceau d'os. Ils lancèrent un mouvement en vue de sa canonisation. Un d'entre eux, Godefroy de Carentan écrivit en 1235 le livre devenu une référence, 'Vie de Pixel, moine enlumineur'. Cet ouvrage est gardé aujourd'hui précieusement à la Bibliothèque du Vatican. Mais rien n'y fit, Pixel était tombé dans l'oubli. L'Eglise Catholique se désintéressait de l'obscur enlumineur.
 
Par comble de malchance, le monastère du Bec brûla en 1760, et avec lui presque toutes les enluminures de Saint-Pixel. Il ne restait donc presque pas de traces de Saint-Pixel.
 
En 1787, on retrouva des enluminures peintes par Pixel. En particulier les deux séries, 'Vie rurale en Bretagne et 'Scènes de la Vie du Christ'. Elles étaient au monastère cistercien de Bayeux. Le mythe de Pixel reprit de plus belle. On lui attribua des miracles, et quand on approchait une de ses enluminures d'un tableau de maître, une sorte de quadrillage apparaissait sur la peinture. Les touches de couleurs se rassemblaient et formaient une mosaïque.
 
De nombreux peintres relevèrent le défi de faire des tableaux pouvant résister à cette force inconnue. Mais nul n'y arriva. Un véritable culte se forma alors autour de la légende de Saint-Pixel. Mais il n'était toujours un saint reconnu par l'Eglise.
 
La Révolution mit le culte de Pixel entre parenthèse. La ferveur était interdite, et il fallut attendre 1805 pour que le mythe de Pixel retrouve de nombreux adeptes. En effet, Grégoire Frédor publia son fameux livre, 'Vie des Saints" en 1803. Ce livre parlait longuement du mythe de Pixel et du monastère du Bec. Des historiens de l'Eglise et des amateurs d'art commencèrent à s'intéresser à lui. Toutes ces doctes personnes avaient sûrement de l'influence car le Vatican et le pape Léon XII canonisa Pixel en 1825.
 
Pixel devint alors officiellement Saint-Pixel.
 
Il fut inscrit au calendrier officiel des Saints de l'Eglise jusqu'en 1843. Il devint alors le saint patron protecteur des illustrateurs, dessinateurs et imagiers d'Epinal. Puis Saint-Pixel retomba une fois de plus dans l'oubli. Il n'intéressait personne. Son nom n'était pas repris par la population pour baptiser les enfants et il n'avait pas de lieu de culte particulier. Même si on pouvait retrouver sa trace dans le sud de l'Europe, le monastère du Bec n'était plus que ruines. Seuls quelques érudits, rats de bibliothèque ou dévots, se souvenaient encore de Saint-Pixel au début du XXe siècle. Ses dernières paroles étaient répétées inlassablement par ses rares disciples : 'Les coccinelles se rassemblent…, tout devient trouble…, c'est flou…'. Mais curieusement aucun d'entre eux ne pouvait les expliquer.
 
Ce n'est qu'en 1962, que David Vintage, ingénieur dans les ateliers de recherche d'une grande compagnie d'informatique aux USA chercha un mot pour définir ce que nous appelons aujourd'hui un pixel. En effet il n'y avait aucun mot précis pour définir les pixels car il s'agissait d'une invention très récente, pas encore commercialisée. Il faut se souvenir que les premiers ordinateurs n'avaient pas d'écrans comme ceux que nous utilisons aujourd'hui. Il chercha un nom pendant quelques jours, puis il se souvint alors de son ancêtre, le français Grégoire Frédor dont il avait lu les écrits dans son enfance. David Vintage, en plus d'être un remarquable ingénieur était aussi un passionné d'histoire ancienne. Il se rappela surtout des pages sur le moine enlumineur Pixel, devenu Saint-Pixel au siècle dernier.
 
Les ingénieurs adoptèrent tout de suite le mot pixel, car le mot était court et pouvait se prononcer pareil dans toutes les langues.
 
Et c'est ainsi qu'aujourd'hui le nom de Saint-Pixel est devenu un nom commun, prononcé des milliers de fois et à tout instant sur la surface de la Terre.
 
 

 
 
commentaires (0)    par Jean-François RUIZ-CUEVAS
ajouter un commentaire créer un trackback
Lundi 25 juin 2007
publié dans : Hommes ayant marqué l'histoire

galilee.jpgGalileo Galilei, dit Galilée était physicien et astronome. Né le 15 février 1564 à Pise, son enfance et son adolescence se déroulent entre Florence et Pise.

 

Après avoir commencé en 1581 des études de médecine à l'université de Pise, Galilée se consacre à l'étude des mathématiques et de la philosophie; en 1585, il quitte l'université, sans diplôme.

 

 

 

Il restera l’un des savants les plus connus au monde. On le connaît surtout pour ses démêlés avec l'Église et pour son célèbre procès.

 

C’est avant tout l'un des artisans de la science moderne : il a introduit les mathématiques dans le monde de la physique.

 

 

 

Depuis plus de 1500 ans, la théorie de l’univers acceptée par tous était celle d’Aristote : « la terre se trouve au centre de l’Univers, immobile, et les astres tournent autour d’elle ».

 

Pendant longtemps, on n’ose trop critiquer la théorie d’Aristote, d'autant plus que l'Église, principale puissance politique et culturelle du monde occidental, la soutient depuis le XIIIe siècle.

 

L'idée que la Terre soit au centre du monde s'accorde très bien avec le fait que Dieu se soit fait homme précisément en ce lieu. Mettre en doute l'immobilité de la Terre revient donc à combattre l'Église et la religion.

 

 

 

Ce n'est qu'au début du XVIIe siècle que l’on commence à critiquer la théorie d’Aristote. C'est Copernic qui va imaginer une autre vision de l’univers : en 1543, Copernic dit : « Ce n’est pas la terre qui est au centre de l’univers, mais bien le soleil ». Mais il n’avait pas de preuve de ce qu’il disait.

 

 

 

Galilée est nommé professeur de mathématiques à l'université de Padoue en 1589. En 1610, il publie un ouvrage : Le Messager des étoiles, dans lequel il affirme son accord avec Copernic.

 

Galilée a fait une découverte : la lunette astronomique.

 

A la fin de l'année 1609 il présente la lunette astronomique dont il est l’inventeur et le 1er décembre 1609, il commence une série d'observations de la Lune.

 

Il voit alors, de ses propres yeux, que la Lune n'est pas lisse et polie, mais qu'elle est accidentée et inégale tout comme la surface de la Terre.

 

En 1610, il observe Jupiter et aperçoit les satellites de Jupiter tournant autour de la planète, tout comme la Lune autour de la Terre. Preuve que la Terre n'est pas le centre de tous les mouvements des planètes et que sa nature ne diffère pas de celle de Jupiter.

 

 Ce que révèle la lunette permet donc, de contredire la théorie de la Terre immobile placée au centre de l'Univers et d’affirmer que la Terre n'est qu'une planète parmi d'autres, tournant avec elles et comme elles autour du Soleil. Contrairement à Copernic, Galilée a donc la preuve de ce qu’il dit.

 

Du jour au lendemain, Galilée devient un homme célèbre. Il veut faire comprendre et expliquer pourquoi on a pu croire pendant si longtemps que la Terre était immobile.

 

Il essaie de démontrer que si la Terre tourne, rien ne nous permet de le sentir. Rien d'étonnant dans ces conditions que la Terre ait pu passer, pendant des siècles, pour immobile.

 

 

 

En 1611, Galilée se rend à Rome, où il est reçu par le Pape. Il ose affirmer que la Bible ne doit expliquer la nature, mais que seule la science doit le faire. Le pape et l’Eglise n’acceptent pas les idées de Galilée et le 24 février 1616, son procès a lieu au Vatican : l'ouvrage de Copernic est mis à l'Index et Galilée est obligé de se taire et de signer une rétractation, puis il est assigné à résidence dans un village des alentours de Florence. Galilée meurt le 9 janvier 1642. Ce n'est qu'en 1992 que l'Église est revenue sur la condamnation de Galilée et a réhabilité celui-ci.


Plus d'information c'est ici .

 

 

 
 

 
commentaires (0)    par Kitty
ajouter un commentaire créer un trackback
Samedi 16 juin 2007
publié dans : Hommes ayant marqué l'histoire

pasteur.jpgBien qu’il passe son baccalauréat ès sciences avec une mention « médiocre » en chimie, il a découvert le monde microbien et établit son rôle dans l’équilibre terrestre tout comme sa responsabilité dans les maladies animales et humaines.  Né en 1822, il se marie à 27 ans et aura 5 enfants dont 3 filles meurent en bas âge.  A 45 ans il est atteint d’une hémiplégie gauche qui lui laisse un avant bras fléchi et une démarche difficile. 

 

 

 

Nommé doyen de la faculté des sciences de Lille en 1854, il commence ses études sur les fermentations en cherchant un moyen de préserver le vin des maladies.  Les processus de fermentation étaient connus depuis l’Antiquité et attribués à des forces mystérieuses.  Dans la deuxième moitié du 18e siècle, on reconnaît la présence d’une levure mais aucune importance ne lui est donnée.  C’est Pasteur qui découvre qu’un micro-organisme vivant est responsable de ce phénomène et démolit par la même occasion la théorie des générations spontanées se heurtant ainsi à la plupart des chercheurs de son époque.  Il écrit : « la génération spontanée est une chimère…. Il n’y a ni religion, ni philosophie, ni athéisme, ni matérialisme, ni spiritualisme qui tienne… tant pis pour ceux dont les idées philosophiques sont gênées par mes études ».  Pasteur découvre aussi que le vin pouvait être mis à l’abri des maladies en le chauffant à une température de 55°  afin de détruire les ferments responsables.  Le principe de la pasteurisation était né et pouvait s’appliquer à d’autres liquides. 

 

 

 

Ses travaux sur les micro-organismes le conduisent à penser que les maladies contagieuses pourraient également être dues à des micro-organismes et c’est en étudiant une maladie qui affecte le ver à soie qu’il met en évidence le caractère héréditaire et contagieux de certaines pathologies ainsi que l’importance du terrain.  C’est d’ailleurs suite à ces conclusions que l’écossais Joseph Lister (1827-1912) commence à prôner l’antisepsie dans les salles d’opération.  Continuant ses études sur les animaux, Pasteur identifie un grand nombre de germes pathogènes tels que le staphylocoque, le streptocoque et le pneumocoque.  Dès 1881, connaissant les caractéristiques des agents microbiens, il prouve que l’asepsie permet de s’en prémunir.  Contrairement aux autres chercheurs de son temps qui n’en ressentait pas l’obligation, Pasteur cherche tout naturellement un moyen de prophylaxie par immunisation ; il établit ainsi les bases de l’immunologie.  Il met au point les vaccins contre le choléra des poules, le charbon du mouton et le rouget des porcs.  S’attaquant au problème de la rage, il n’arrive par à isoler le germe responsable car il ne s’agit pas ici d’une bactérie mais d’un virus ; il cultive alors ce micro-organisme invisible sur une moelle de lapin et en fixe la virulence.  Pasteur injecte ces extraits de moelles non virulentes à des chiens qui sont dès lors capables de résister aux attaques du virus virulent.  La rage, mortelle pour l’homme à presque 100 % et qui apparaît chez ce dernier longtemps après la morsure par un animal malade a été vaincue le 6 juillet 1885 lorsque Louis Pasteur injecte pour la première son traitement antirabique chez un être humain ; le jeune Alsacien Joseph Meister avait été mordu par un chien enragé … contre toute espérance l’enfant est sauvé.

 

 

 

Louis Pasteur meurt d’une hémorragie cérébrale le 28 septembre 1895 à l’âge de 73 ans.

commentaires (0)    par Diana Gasparon
ajouter un commentaire créer un trackback
Mercredi 13 juin 2007
publié dans : Hommes ayant marqué l'histoire
 

Edward Jenner (1749-1823) va détrôner la variolisation qui s’était maintenue pendant près de 75 ans.  Jenner naît à Berkeley, en Angleterre, où il revient s’installer comme médecin de campagne après ses études à Bristol et à Londres.  C’est dans son village qu’il prête attention à une vieille croyance populaire disant que les filles de laiteries et les vachers qui contractent la variole des vaches sont préservés de celle des humains.  Jenner étudie le phénomène ; il détache les petites vésicules qui se trouvent sur la peau des bovins ou prélève chez les fermiers la substance des boutons de « cow-pox », il appelle cette nouvelle substance vaccine du latin « vaccinae » (de la vache).  Il expérimente pour la première fois en 1796 l’inoculation de la vaccine par scarification chez un jeune garçon de 8 ans.  Le petit James Philips déclare la maladie mais guérit très vite et lorsque 3 mois plus tard la variole lui est inoculée, l’enfant ne présente aucun signe d’infection.  Ainsi naît la vaccination, nom donné par Louis Pasteur à toute technique similaire et qui rappelle sa première utilisation. 180px-Edward-Jenner2.jpg

 

 

 

Trois ans plus tard, la France suit l’exemple d’Outre-manche et une réelle campagne de santé publique commence en Europe. Napoléon fait traiter des régiments entiers ; la campagne touche les écoles et le clergé donne également l’exemple, les prêtres allant jusqu’à prôner la technique lors de leurs sermons.   En 1845, deux enfants sur trois sont vaccinés à la naissance et des campagnes régulières sont organisées dès les premiers signes de résurgence de l’épidémie. Un siècle plus tard, la variole disparaît dans plusieurs pays d’Europe.  Le dernier cas de variole connu sur la planète est enregistré en Somalie en 1977 et l’OMS déclare l’éradication complète de la maladie en 1980. 

 
commentaires (0)    par Diana Gasparon
ajouter un commentaire créer un trackback
Mardi 12 juin 2007
publié dans : Hommes ayant marqué l'histoire
vacher1.JPGNé le 16 novembre 1869 dans une famille de l'Isère ce fils de cultivateurs débute vraisemblablement sa carrière criminelle à 15 ans à peine, par le viol et le meurtre d'une enfant. Trois ou quatre crimes suivront, qui ne seront jamais élucidés (on soupçonnera Vacher dix ans plus tard, car il se trouvait dans la région à l'époque des meurtres).




Plus d'information Joseph Vacher .

 

commentaires (1)    par Kitty
ajouter un commentaire créer un trackback
Mardi 12 juin 2007
publié dans : Hommes ayant marqué l'histoire
 

Alphonse-Laveran-02.jpgLaveran naît à Paris le 18 juin 1845. Il passe son enfance en Algérie et retourne en France pour poursuivre ses études secondaires. Son père est médecin et sa mère est la fille d’un  commandant d'artillerie, il devient tout naturellement Médecin aide major à l'Hôpital Saint-Martin où il est professeur agrégé des maladies et épidémies des armées. Agé de 33 ans, il part pour l’Algérie où il va étudier le paludisme.  Contrairement à ses contemporains, il a la ferme conviction qu’il faut chercher la cause de la maladie dans l’organisme même.  En  1880 il analyse du sang contaminé et observe des sortes de petits croissants qui se transforment en corps ronds et émettent des tentacules ; il en déduit qu’il ne peut s’agir que de protozoaires, ces minuscules êtres vivants unicellulaires qui se multiplient végétativement par mitose.  Or bien des médecins de l’époque pensaient encore que les protozoaires n’étaient en fait que des globules rouges altérés.  Laveran devra se battre pour faire admettre sa théorie.  Restait cependant à trouver comment ces organismes s’introduisaient dans le corps humain.

 

N’ayant pas obtenu un poste lui permettant de poursuivre ses recherches, Laveran prend sa retraite et poursuit ses recherches sur les protozoaires à l’Institut Pasteur en tant que bénévole.  C’est en 1898 qu’il va publier son « Traité du paludisme ».  A 62 ans il reçoit le Prix Nobel de physiologie et de médecine qu’il utilise pour équiper le laboratoire des maladies tropicales de l’Institut Pasteur.  Il décède à Paris en mai 1922.

commentaires (0)    par Diana Gasparon
ajouter un commentaire créer un trackback
Blog : Loisirs sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus