Vous cherchez ?

W3C

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0
Mardi 10 juillet 2007
publié dans : Les exécutions

 

injectletale1b.jpgDernière-née des méthodes d’exécution, rejeton de la science médicale, l’injection létale, apparue en 1977, consiste à injecter par voie intraveineuse une solution de trois produits qui, associés, provoquent successivement la perte de connaissance, l’interruption des mouvements pulmonaires et l’arrêt cardiaque. Méthode d’exécution présentée comme à la fois simple, propre et économique, l’injection létale fut rapidement adoptée par trente-sept États américains. Pourtant cette nouvelle invention engendra de violentes polémiques : comment la médecine pouvait-elle s’associer directement à un processus d’exécution ? Et comment peut-on être sûr que le condamné ne souffre pas ? L’injection létale, en apparaissant aux yeux des juges et du public moins cruelle que d’autres types de mise à mort, a entraîné un regain du nombre d’exécutions aux États-Unis. D’une manière générale, ce nouveau mode d’exécution contribue à retarder l’évolution vers l’abolition en autorisant l’opinion publique à se voiler la face en ce qui concerne l’inhumanité de la peine de mort. La seringue serait-elle l’emblème de la peine de mort aux États-Unis ? L’exécution létale illustre cette dimension froide, aseptisée de la peine de mort dans le système judiciaire américain et réussit ce tour de force de faire apparaître la peine capitale comme une sanction prétendument acceptable. On en perd le sens de l’humour.

commentaires (0)    par Céline Bretel
ajouter un commentaire créer un trackback
Lundi 9 juillet 2007
publié dans : Les exécutions

 

Très récente également au regard de l’histoire, la chaise électrique, spécialité américaine. Fruit de la concurrence entre courant alternatif et courant continu, « Old Sparky », la vieille étincelle, naquit en 1890 et connut de nombreux ratés avant sa mise au point, ratés qui n’ont finalement jamais cessé. Aujourd’hui encore, son utilisation suscite des controverses : plusieurs décharges successives sont parfois nécessaires avant que le condamné ne perde conscience et l’on ne s’étonne plus des odeurs de chair brûlée au moment de l’exécution. Alors, quel est le nombre de volts idéal pour faire mourir un homme? L’on ne sait toujours pas exactement, mais cela n’empêche nullement quatorze États américains de conserver la chaise électrique. À titre anecdotique, le coût total par condamné a été évalué à 3,17 millions de dollars pour une telle exécution, soit six fois le coût de quarante années d’emprisonnement. Qui soutient que la peine capitale permet de réaliser des économies par rapport aux dépenses d’entretien d’une personne emprisonnée ?

commentaires (0)    par Céline Bretel
ajouter un commentaire créer un trackback
Dimanche 8 juillet 2007
publié dans : Les exécutions

 

chambreagazflossenburg-v.jpgLa chambre à gaz, fruit d’une association des sciences médicales et des technologies, se prétend un type d’exécution propre. Le gaz de cyanure est répandu dans une cabine d’acier dans laquelle sont enfermés les condamnés, qui doivent participer pleinement à leur exécution en respirant profondément les vapeurs toxiques, sous peine de retarder leur perte de conscience et d’augmenter du même coup leurs souffrances. Depuis l’usage qui fut fait des gaz mortels pour orchestrer les génocides des juifs et des tziganes durant la seconde guerre mondiale, cinq États américains maintiennent la chambre à gaz.chambre----gaz2.jpg

commentaires (0)    par Céline Bretel
ajouter un commentaire créer un trackback
Vendredi 6 juillet 2007
publié dans : Les exécutions

fusillade-1.jpg

 

À l’origine réservée aux soldats, la fusillade est aujourd’hui inscrite dans les codes pénaux de quatre-vingt-six pays. Réalisée par un peloton d’exécution qui vise le coeur, elle requiert l’immobilité du condamné qui n’est pas toujours attaché. Son efficacité est douteuse, comme en témoigne la systématisation du coup de grâce après la fusillade. Pourtant elle est entrée dans les moeurs ; peu exigeante, se prêtant à un spectacle public, la fusillade est aujourd’hui couramment pratiquée en Chine et en Iran notamment.

commentaires (0)    par Céline Bretel
ajouter un commentaire créer un trackback
Jeudi 5 juillet 2007
publié dans : Les exécutions

 

La décapitation, autrefois pratiquée à l’aide d’une hache ou d’une épée, pouvait être réalisée lentement de façon à faire souffrir ou, tout simplement, ne pas réussir du premier coup. Les exécutions ratées, dans lesquelles le bourreau devait s’y reprendre à plusieurs fois, n’étaient pas si rares. Ainsi, ce type d’exécution requérait non seulement de la dextérité de la part de l’exécuteur, mais également la bonne volonté du condamné qui, à genoux, la tête posée sur un billot ou debout, devait se tenir immobile. L’Arabie Saoudite continue à décapiter au sabre.guillotine.jpg

 

Ancêtres de la guillotine, les tranche-têtes apparaissent en Perse et se généralisent en Europe durant la période médiévale. Destinés à éviter les maladresses du bourreau, leur fonctionnement demeurait cependant imparfait. L’invention de la guillotine devait remédier à ces imperfections, puisque le condamné était maintenu allongé et – normalement – immobile. Depuis sa création en 1792, le succès de la « fille des lumières » ne se démentit pas en France puisqu’on y totalisa entre 45 000 et 49 000 décapitations de 1792 à 1977. Symbole d’équité (tout le monde est exécuté de la même façon !), d’humanisme (c’est si peu douloureux!) et de progrès (c’est une mort tellement propre !), la guillotine devait mettre fin à la cruauté des autres types d’exécution en donnant la mort de manière infaillible et rapide et accéléra le déclin de la profession de bourreau, transmise de père en fils. Exception française, la guillotine suscita un engouement indescriptible auprès du public et les exécutions faisaient fureur. Cependant, ce mode d’exécution ne fut pas, lui non plus, exempt de ratés dus à une défaillance de la machine ou à un mouvement malheureux du condamné… Par ailleurs, des études affirment que la tête d’un guillotiné ne cesse pas immédiatement de vivre lors de la décapitation.

commentaires (0)    par Céline Bretel
ajouter un commentaire créer un trackback
Mercredi 4 juillet 2007
publié dans : Les exécutions

pendaison2.jpg

 

Simple et économique de moyens, la pendaison fut, avec la décapitation et le bûcher, le mode d’exécution le plus pratiqué dans l’histoire et reste en vigueur aujourd’hui dans plusieurs dizaines de pays. De même que la potence peut connaître des adaptations locales, la mise en oeuvre de l’exécution peut s’effectuer de différentes manières : en retirant le support sur lequel prenait appui le condamné, en le soulevant directement du sol ou en utilisant une trappe intégrée dans l’échafaud.

 

La pendaison était autrefois réservée au petit peuple car lui était associé un caractère infamant, l’outrage suprême consistant dans la pendaison la tête en bas. L’on pouvait également pendre par les aisselles, beaucoup d’enfants en firent l’expérience. L’on attendait généralement la putréfaction du cadavre pour le détacher de sa potence, à tel point que le spectacle devint banal, chaque ville d’Europe et des terres coloniales exhibant son gibet, qui servait en Angleterre de poteau indicateur! On pouvait condamner à la pendaison pour le vol d’un légume ou la pêche d’une carpe.

 

Ce mode d’exécution fut tellement usité qu’il parvint, grâce aux Anglais, à son ultime degré de perfection scientifique avec le « long drop », qui provoque la rupture des vertèbres cervicales de par la violence de la chute. Cette méthode est aujourd’hui la plus répandue, mais les ratés demeurent fréquents.



Pour plus d'information :  La pendaison .

commentaires (0)    par Céline Bretel
ajouter un commentaire créer un trackback
Mardi 3 juillet 2007
publié dans : Les exécutions

 

Comme le feu, l’eau symbolise la purification et fut largement utilisée par les civilisations primitives. La noyade fut pratiquée durant l’Antiquité et le Moyen Âge, appliquée aux femmes infidèles ainsi qu’aux parricides, aux traîtres et aux lâches au combat. Mais ce type d’exécution pouvait être adapté aux particularités locales, certains noyant dans les marais, d’autres enfermant le condamné dans un sac de cuir avec un animal (chat, singe, coq ou serpent, selon la symbolique établie) ou le lestant de pierres ou de chaînes. Certains enfin employaient de l’eau glacée afin de faire périr de froid.

commentaires (0)    par Céline Bretel
ajouter un commentaire créer un trackback
Lundi 2 juillet 2007
publié dans : Les exécutions

 

La lapidation, exécution à coups de pierre, est très anciennement attestée. Les Hébreux en firent une véritable institution et les pays se fondant sur la loi islamique la pratiquent encore : elle frappe notamment les femmes accusées d’adultère. La participation du public à la mise à mort entretient son caractère originel de vengeance collective.lapidation.JPG

commentaires (0)    par Céline Bretel
ajouter un commentaire créer un trackback
Dimanche 1 juillet 2007
publié dans : Les exécutions

 

La strangulation était usitée de nombreux peuples d’Asie et d’Orient, mais aussi des peuples musulmans, notamment les Turcs. Si cette peine apparaissait, à bien des égards, plus « douce » que d’autres, l’inventivité de certains permit de la transformer en une longue et douloureuse asphyxie. Ainsi, les Chinois plaçaient la tête du condamné dans le trou d’une planche suspendue en hauteur, de sorte que la nuque supporte tout le poids du corps alourdi par des pierres accrochées aux chevilles. D’une manière générale, la strangulation était bien pratique pour qui voulait préserver une certaine discrétion et fut donc souvent utilisée de façon extrajudiciaire.

 

La garrotte, utilisée seulement au Portugal et en Espagne à partir du XIVe siècle, puis exportée dans les colonies, permettait de pratiquer la strangulation de manière « mécanique » en utilisant un collier qui, réuni à une vis, enserrait le cou du condamné attaché à un poteau. Ce système n’atteignit cependant jamais le degré d’efficacité qu’avaient espéré ses inventeurs.

commentaires (0)    par Céline Bretel
ajouter un commentaire créer un trackback
Samedi 30 juin 2007
publié dans : Les exécutions

ecart--lement.jpg

Autre supplice donnant lieu à des scènes de torture insoutenables, l’écartèlement imposait d’avoir les quatre membres arrachés en même temps. Répandu dès l’Antiquité, surtout en Europe, dans la France du Moyen Âge ce supplice était souvent réservé aux parricides et régicides, aux traîtres et autres déserteurs. Le public était généralement dense pour apprécier le spectacle.


Pour plus d'information: Inquisitor sur Heresie

commentaires (0)    par Céline Bretel
ajouter un commentaire créer un trackback
Blog : Internet sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus