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Mercredi 19 septembre 2007
publié dans : Le sanctuaire d Ampurias
Les sanctuaires d'Asclépios étaient desservis par des prêtres nommés Asclépiades qui, à l'imitation des prêtres égyptiens étaient en même temps médecins et s'occupaient du soin et de la guérison des malades comme interprètes du dieu. Dans le principe, les Asclépiades n'enseignaient qu'à leurs enfants les connaissances médicales qu'ils avaient eux-mêmes reçues de leurs parents de sorte que l'art de la médecine se conservait dans les familles sacerdotales. Nous avons les témoignages d'Hippocrate et de Galien qui le confirment.

Mais il y eut toujours dans la pratique des rapports fructueux entre Asclépiades et médecins profanes, du IV e siècle avant notre ère à la fin de la période romaine.

 

Cette médecine des temples comprenait quatre temps très ritualisés que se devait d'accomplir scrupuleusement chaque malade.

 

 

 

Initiation

 

 

 

Le pèlerin malade est admis à la porte sacrée de la cité. Entrée contrôlée par les gardes et un magistrat, rituel oraculaire. Ablutions des mains tout d'abord à la fontaine de l'entrée, le malade est reçu en premier dans la cité car pour obtenir les bienfaits du Dieu il faut tout

 

d'abord :

 

I. Une grande pureté = 3 jours de pureté rituelle, jeune, abstinence sexuelle.

 

2. Bain rituel soit simple ablution par l'eau sacrée du puits dans une cuvette ou par l'eau d'une source sacrée, soit bain dans une fosse citerne située devant les temples contenant la statue d’Asclépios que les malades caressaient et imploraient.

 

3. Des offrandes ou taxes souvent modestes car Asclépios n'était pas un Dieu de richesse. Soit une branche de laurier ou de saule, soit des pièces d'argent, soit les trois gâteaux "au succès, à la santé et à l'ordre", soit des oeufs symbole de la vie, soit un sacrifice animal du petit au plus gros "coq, goret, mouton, voire taureau" le coq étant symbolique d'Asclépios (nous l'avons vu), soit les sandales portées par le pèlerin.

 

Toutes ces préparations qui étaient en réalité un commencement de traitement devaient être ponctuellement exécutées par les malades.

 

 

 

Incubation

 

 

 

Le pèlerin malade était alors dirigé vers l'Abaton pour y passer la nuit, soit à même le sol, soit sur un simple lit de paille, soit sur la peau de l'animal qu'il avait offert en sacrifice.

 

Les malades portaient une couronne de laurier et se préparaient :

 

A nouveau, ablutions par de l'eau sacrée voire des bains.

 

Libation, coupe de vin de lait mélée de miel.

 

Prières au Dieu Asclépios, le malade est un "suppliant".

 

Le sommeil pouvait être provoqué par des drogues opium ou mandragore; il était alors peuplé de rêves sacrés au cours desquels le dieu pouvait apparaître.

 

Les prêtres visitaient les malades de nuit écoutant les rêves et faisant lécher les plaies et les yeux par les serpents sacrés ou des chiens.

 

Il était interdit de mourir dans l'Abaton, lieu de vie d'où les morts étaient bannis.

 

Une telle cure est décrite par Aristophane dans sa comédie de "Ploutos" sur un mode plaisant voire irrespectueux.

 

 

 

Traitement

 

 

 

Au réveil, les prêtres demandaient d'entendre les rêves pour les interpréter dans le cadre de leurs connaissances ésotériques mais aussi empiriques.

 

 

 

Le malade pouvait être alors :

 

soit guéri miraculeusement par Asclépios compatissant à la souffrance dèS humains.

 

soit apaisé par la « parole » du prêtre et ses encouragements.

 

soit avoir une prescription anodine faite le plus souvent de bains, de régimes, d'exercices physiques, de plantes médicinales.

 

ou, dans certaines circonstances, un traitement énergique de fortes saignées, de cigüe, de vomitifs, de purgatifs-

 

soit bénéficier de « soins directs » pour des affections comme une plaie ou une fracture.

 

soit, bien au contraire, être obligé de revenir pour un nouveau rituel d'incubation.

 

 

 

Ainsi les Asclépiades soignaient "par la parole, les simples et le couteau".

 

 

 

Exemples d’ordonnances

 

"Pour les hémorroïdes : onguent composé de sueur d'aine et d'aisselle de bestiaux, de cendre de têtes de chiens, de peau de serpent macérée dans du vinaigre et du miel Rosat".

 

"Pour les yeux : pommade confectionnée par le mélange de trois têtes d'ail avec du lait de figue et du vinaigre de Sphetos".

 

 

 

Remerciements

 

Ils pouvaient revêtir plusieurs formes :

 

 

 

Sacrifice d'animaux égorgés sur l'autel, où seuls les os et la graisse étaient brûlés, la viande était consommée sur place.

 

 

 

Banquet, "agape" soit en plein air assis dans un exédre soit dans une salle de banquet couché sur des banquettes contre le mur avec des tables devant.

 

 

 

 

 

Ex-voto en terre, en argent ou en bronze figurant d'une manière très frustre la partie du corps guérie, tête, yeux, oreilles, mains, seins, jambe, pied, déposés dans une fosse autour du temple. Remarquons toutefois que les offrandes an épigraphes (sans inscription verbale) particulièrement celles qui reproduisent des parties du corps humain, sans aucune indication d'une affection quelconque, peuvent indiquer aussi des offrandes de demande que des offrandes de remerciements (ex-voto) à la divinité.

 

 

 

Stèles dédicacées rapportant une guérison miraculeuse nombreuses à Epidaure exposées autour du temple dans un "Musée, ou gravées sur le marbre des colonnes.

 

 

 

"Cléo enceinte de 5 ans s'endormit et à son réveil eut un fils".

 

"Ambrosia borgne recouvra la vue".

 

"Un boiteux remarcha".

 

 

 

Telle était la médecine des temples au temps des grecs que nous ont permis d'évoquer les fouilles archéologiques de la ville d'Ampurias en Catalogne. Durant six siècles, un rituel identique rassembla d'innombrables malades. Le changement des Dieux, le rationalisme hippocratique, alexandrin puis galénique ne détourna jamais les hommes de l'espérance du sacré dans la guérison de leurs maux et de leur angoisse.

commentaires (0)    par Carrosalva
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Mardi 18 septembre 2007
publié dans : Le sanctuaire d Ampurias
 
 

Plusieurs temples furent construits dans la zone dite des temples au sud de Néapolis. Ces constructions se succédèrent du Ve siècle au 1er siècle avant notre ère et honorèrent Artémis, Asclépios, Aphrodite, Poséidon et Sérapios.

 

Nous allons décrire ces différents temples en pénétrant dans Néapolis par la porte sacrée de la muraille cyclopéenne.

 

 

 

Ve siècle avant notre ère, Le temple d'Artémis

 

 

 

Le temple d'Artémis

 

 

 

Ce temple fut le premier construit lors de la première muraille de Néapolis. Il était situé dans l'angle supérieur de la cité qui à ce moment là était un peu plus élevé que les terrains avoisinants bâti sur un rocher naturel dominé juste un peu plus haut par une zone de rochers où était construit l'Acropole.

 

Le temple d'Artémis est bien précisé par les restes archéologiques montrant une vaste zone rectangulaire orientée à l'est où l'on retrouve encore deux podiums ou autels servant pour les sacrifices. Ces deux autels sont entièrement conservés et une volée de marches leur donne accès entre le temple et les autels en direction de l'Orient.

 

On notera aussi un petit autel intact situé au coin des deux podiums.

 

Ce temple dominait ainsi la zone dite indigène située en contrebas de Néapolis.

 

On a pu retrouver plusieurs fragments de sculptures grecques du Ve siècle avant J.C. en pierres finement taillées, calcaires, vraisemblablement apportées par bateau et qui sont les éléments de décoration d'un temple typique de l'époque grecque de construction ionique: structure rectangulaire simple avec quatre colonnes de façade.

 

On a retrouvé aussi des fragments d'Acrotère qui décoraient l'angle supérieur de la façade triangulaire du temple et plusieurs autres morceaux de pierre correspondant aux antefixes de la toiture.

 

L'ensemble de ces éléments architecturaux et les nombreuses pièces de monnaie où sont représentée la tête d'Artémis nous conflrn1ent la présence de ce premier temple de Dieu Guérisseur dédié à la déesse Artémis principale déesse des Phocéens.

 

 

 

Artémis

 

 

 

Fille de Zeus et de Léto, soeur jumelle d'Apollon, c'était une déesse adorée dans toute la Grèce. Protectrice de Phocée comme d'Ephèse, elle entretient des liens étroits avec l'Asie Mineure, dès l'origine de son culte. Déesse de la vie sauvage, elle apporte la fertilité aux humains et aux animaux. Elle s'introduit paradoxalement au coeur de la cité pour assister les femmes en couches et protéger les nouveaux nés. Proche d'Eleutheia à laquelle elle s'assimilera, Artémis Lochia est la déesse de l'enfantement.

 

C'est elle que les familles remercient pour une heureuse naissance. Et c'est à elle aussi que l'on consacre comme à Brauron en Attique les vêtements des femmes mortes en couches.

 

Donc, à Ampurias, elle a pu être honorée à la fois comme déesse protectrice de la cité et comme déesse guérisseuse. Elle est représentée le plus souvent saisissant de la main droite les bois d'un cerf et tenant de la gauche une lance verticale ou un arc, avec dans son dos le carquois et les flèches.

 

 

 

 

 

IVe siècle avant notre ère, construction des autres temples

 

 

 

Le temple d'Asclépios

 

 

 

Celui-ci fut construit avec l'agrandissement de la zone des temples, légèrement au nord du temple d'Artémis utilisant en partie la muraille sud de Néapolis. il s'agissait d'un petit temple in antis avec une base de belle pierre de taille, orienté classiquement d'ouest en est, la façade étant à l'est.

 

Il était rectangulaire, de style dorique avec colonnes.

 

Son pavement de mosaïques en Opus signinum rouge est bien conservé. Devant le temple à l'est, à l'orient, était bâti un autel, large autel rectangulaire lui aussi en pierre bien conservé. Cet autel servait aux sacrifices du culte.

 

Des fosses entouraient le temple, notamment une principale située entre ce dernier et l'autel. Ces fosses étaient construites pour recevoir les offrandes des malades pèlerins, elles se sont donc petit à petit comblées avec ces apports (monnaies et poteries). Ces fosses portaient le nom de « thesauroi » dans les inscriptions et l'offrande monétaire celui de « pelanos ». Les archéologues ont d'ailleurs trouvé ici de nombreux ex-voto.

 

Devant le temple enfin, une volée de marches conduit à l'autel en rapport avec la via d'accès de la porte sacrée.

 

Un puits sacré existait près du temple d'Asclépios ; il s'agissait là du puits initial du culte d'Asclépios qui nécessitait la présence d'eau or il n'y avait pas sur ce site de source comme dans d'autres sites, on avait donc recours à un puits contenant l'eau sacrée et vraisemblablement aussi les serpents non venimeux dont se servaient les prêtres dans le rituel de médecine dont nous reparlerons. A partir de ce puits sacré, on retrouve une margelle et des canalisations encore bien visibles qui alimentaient des cuvettes pour l'eau sacrée des ablutions.

 

Plus étonnant est la citerne construite devant le temple. Il s'agit d'une citerne de plusieurs mètres de long, ovale, aplatie sur deux côtés, profonde de trois mètres et entièrement recouverte d'un crépis imperméable permettant la conservation de l'eau.

 

A l'intérieur, on a trouvé intacte la statue d'Asclépios. La présence de cette statue dans la citerne a fait penser aux premiers archéologues qu'elle avait été placée là afin de la protéger et de la conserver lors de la destruction de la ville.

 

En fait, une autre version est possible expliquant qu'il n'y ait que cette statue qui ait pu être conservée sur le site; elle avait en effet vraisemblablement était là de toute origine dans un but de sacralisation du bain rituel qu'effectuaient les malades pèlerins. Cette statue se trouve actuellement dans le musée archéologique de Barcelone; on notera qu'elle est un peu brune et non pas blanche du fait de son immersion. Il s'agit d'une statue de marbre dite de "pentelique" correspondant à la montagne de marbre située au-dessus d'Athènes, d'où provenaient beaucoup de marbres de l'antiquité.

 

Toutefois les deux bras ont été cassés mais ils ont été retrouvés au fond de la citerne de même que le serpent qui a peut-être été ajouté ensuite car il est en calcaire.

 

Cette statue, en l'état, est donc une des plus belles qui nous soit permis d'admirer. Plusieurs reproductions ont été faites en particulier une sur le site et une dans le musée local.

 

 

 

Asclépios

 

 

 

Homère tient encore Asclépios pour un simple mortel, un héros théssalien «médecin irréprochable» et père de deux fils, Machaon et Podalire, eux-mêmes « bons guérisseurs » qui combattent devant Troie à la tête de trente vaisseaux et assurent dans l'armée achéenne le service de santé. Mais dès l'époque d 'Hésiode s'affIrme la légende qui prévaudra: Asclépios est un demi-dieu, un héros, fils d'Apollon et d'une princesse théssalienne Coronis ; instruit dans la médecine par le centaure Chiron, sur les pentes du mont Pélion, il en vient par son art à ressusciter les morts: attentat contre l'ordre du monde que Zeus punit en foudroyant le héros.

 

Il va devenir un dieu important dans le courant du Ve siècle, « comme protégeant l'individu et non plus la cité », un dieu personnel et compatissant.

 

Il est toujours représenté; debout ou assis sur un siège comme un homme adulte, chevelu et barbu, au visage d'une grande sérénité, portant l'hymation qui laisse la poitrine découverte, la main s'appuyant sur un bâton enroulé d'un serpent. Celui-ci est parfois à ses pieds avec le chien, auxiliaire de guérisons miraculeuses. Ils constituent avec le coq et le corbeau ses principaux emblèmes. Très grande importance ici du serpent. fi fut depuis les origines considéré comme agent de divination ce qui explique son rôle dans la médecine primitive avant tout empirique. Le serpent python est à l'origine de l'oracle de Delphes, situé à l'intérieur du temple d'Apollon (premier Dieu Guérisseur en Grèce) qui attirait les foules de tous les points de 1 'horizon. python est associé à la déesse Gâ et Gaia, de même que la sybille appelée Pythie. Les serpents étaient généralement associés aux divinités infernales, au culte des grandes déesses chthoniennes pré-hélléniques (aspect chthonien très important d'Asclépios ),mais on les retrouve aussi bien comme attributs des dieux célestes: Zeus, Athénée, Hélios et d'autres. Parce qu'ils changent de peau, ils étaient le symbole du rajeunissement; ils l'étaient aussi de l'acuité visuelle, de la prudence et de la faculté de guérir. On

 

comprendra dès lors qu'ils aient été intégrés au culte d'Asclépios. Le dieu lui-même prenait parfois la forme d'un serpent.

 

Il reste peu de statues d'Asclépios « en pied », plutôt des petits bronzes et des copies romaines. Les prestigieuses représentations d'Asclépios comme la statue chryséléphantine du temple d'Epidaure, oeuvre du sculpteur Thrasymédès de Paros, ayant toutes disparues d'où l'importance de celle d'Ampurias.

 

 

 

Les autres temples

 

 

 

A côté du temple d'Asclépios, deux petits temples ont été successivement construits. L'un au nord, dédié probablement à Poséidon car on y a retrouvé la tête et un pied d'une statue en marbre du dieu. Divinité très ancienne et de premier plan, frère de Zeus, on 1 'honorait dans toutes les occasions en rapport avec la mer et la navigation. C'est probablement en ce sens que nous le trouvons à Ampurias.

 

L'autre, au sud, un petit temple lui aussi rectangulaire in antis, dédié à Hygie, ou à Aphrodite du fait de la découverte d'une tête en marbre de cette dernière. Fille d'Asclépios, longtemps confondue avec sa femme Epéone, Hygie est la déesse de la santé. Elle est la plupart du temps représentée debout près de son père avec un serpent ou une coupe dans laquelle s'abreuve le reptile sacré. Elle pourrait ici avoir été précédée par Aphrodite. Il s'agirait alors d'une Aphrodite-Hygiéia comme on connaît une Athéna-Hygiéia au VIe siècle avant notre ère à Athènes (longtemps le nom d'Hygie n'a constitué qu'une épithète appliquée à d'autres divinités comme Athéna ou Déméter). D'autre part à Epidaure, dans le plus renommé des sanctuaires d'Asclépios, le culte d'Hygie n'a été qu'une importation tardive: la plus ancienne inscription relative à son culte qu'on a découvert date du IIIe siècle avant notre ère (Daremberg et Saglio, Dictionnaire des antiquités grecques et romaines, 1897). Principalement déesse de l'Amour, Aphrodite, est invoquée quelquefois par les femmes dans un désir de fertilité; de plus elle était aussi la protectrice des marins (parallèle possible avec Poséidon, à Ampurias ).

 

Ces trois temples étaient entourés d'un espace sacré fermé de murs que l'on appelait le "Sacellum", cet espace accueillait les pèlerins malades.

 

On décrira ensuite un élément très caractéristique et très rare de conservation, la présence d'une citerne beaucoup plus importante située au niveau de l'Acropole qui alimentait en partie la ville mais aussi la zone des temples. Entre la citerne de l'Acropole et le temple d'Asclépios était situé un filtre entièrement conservé composé de plusieurs amphores longues, poreuses, contenant du sable et vraisemblablement des cendres, ce qui permettait de filtrer l'eau et d'obtenir une eau potable qui était ensuite dirigée sur les cuvettes à l'entrée du temple pour les ablutions pendant les rituels de

 

guérison.

 

 

 

lIe siècle avant notre ère, période hellénistique

 

 

 

Du fait de l'importance des temples et de l'affluence des pèlerins malades, les grecs construisirent un deuxième "Abaton". Celui-ci fut construit plus bas que les temples, près de la mer, le long de la nouvelle muraille Cyclopéenne.

 

Il s'agissait d'un vaste rectangle entouré d'un "Abaton" sur les quatre côtés de ce rectangle. n y avait là des portiques avec colonnes doriques, les patients pouvaient ainsi dormir et être plus nombreux près des Temples. Le site aussi était choisi plus bas que la zone des temples, toujours dans le rituel, les différentes terrasses permettaient l'élévation successive des pèlerins de l'Abaton jusqu'au niveau des temples.

 

Des canalisations ont été retrouvées dirigeant l'eau de la grande citerne de l'Acropole jusqu'au niveau du nouvel Abaton avec des canalisations le long des colonnes de

 

l'édifice.

 

 

 

1er siècle avant notre ère, construction d'un temple dédié au Dieu Sérapis

 

 

 

Le sérapéion

 

 

 

Cette construction a été confirmée par la découverte d'une plaque de marbre dite "première pierre" de son fondateur, placée sous les fondations du temple. Cette plaque est dédicacée; il est écrit en grec: " Noumas " marchand grec d'Alexandrie a financé la construction d'un temple dédié à Serapis .

 

Particulièrement émouvante, elle nous renseigne en outre sur les relations maritimes  importantes qu'il y avait entre Alexandrie et Ampurias.

 

Ce temple de Sérapis est attesté aussi par la découverte de quelques fragments de sa statue. On a retrouvé en effet en 1909 les deux pieds en marbre et le pied du chien Cerbère qui l' accompagne.

 

Le temple était une petite construction tetrastyle dorique située au milieu de 1'Abaton datant du siècle précédent.

 

On retrouve toutes les fondations de ce temple rectangulaire avec la particularité de deux escaliers latéraux.

 

 

 

Sérapis (Osérapis en égyptien

 

 

 

Nouveau dieu introduit en Egypte (d'abord à Alexandrie) par Ptolémée 1er Sôtêr (367-283 av. J.C.) dérivé d'une divinité composite un Osiris-Apis vénéré à Memphis. Très vite le culte se répandit dans d'autres cités grecques. Sérapis avait conservé une bonne part des aspects chtoniens, mais très vite, il acquit la fonction de Dieu Guérisseur (Démétrios de Phalère fut, dit-on, guéri de sa cécité par le dieu et composa un péan pour le remercier). D'autres identifications apparurent notamment avec Zeus et avec Hélios.

 

Création originale de l'époque héllénistique, c'est « un excellent exemple de la façon dont les Grecs, mis en contact avec les religions des peuples barbares qu'ils avaient conquis, leur empruntèrent à l'occasion des divinités pour les introduire dans le panthéon héllénistique ».. Sa statue ressemblait à celles de Zeus, d'Hadès ou d'Asclépios : une tête majestueuse aux longs cheveux et à la barbe fournie; sur son crâne en guise de coiffure, se dressait une sorte de haute corbeille à peu près cylindrique: le calathos, avec un décor végétal de rameaux d'olivier ou d'épis de blé. Le dieu était drapé dans un vêtement à la grecque; il était assis sur un trône, auprès duquel se tenait Cerbère, le chien monstrueux des Enfers.

 

Cet important ensemble de Dieux Guérisseurs utilisait à ce moment-là, pour le culte, uniquement l'Abaton situé autour du temple de Sérapis, le petit Abaton du début, près du temple d'Asclépios, ayant été transformé à une époque ultérieure en un autre temple.

 

 

 

Ampurias et les Asclépieia

 

 
Il peut paraître surprenant d'oser comparer l'Asclépieion d'Ampurias aux grands sanctuaires pan hélléniques de Grèce ou d'Asie Mineure: Epidaure, Cos ou Pergame. Pourtant à travers similitudes et différences, cette comparaison est riche d'enseignement.

 

 

 

Identité dans les installations propres au culte guérisseur: L'eau, le temple, les fosses à offrandes, l'autel, l'Abaton.

 

 

 

Mais à Ampurias, une citerne sur l'Acropole avec un système de filtrage original remplace la source sacrée d'Epidaure et de Pergame ou la rivière aux vertus thérapeutiques de Gortys en Arcadie.

 

 

 

L'imposante statue d'Asclépios trouvée dans la citerne centrale devant le temple évoque étrangement les questions que posent encore la partie souterraine de la « Tholos » d'Epidaure :

 

lieu de culte héroïque: souvenir du héros mort Asclépios ?

 

trajet purificateur autour de la statue ?

 

rituel de guérissage ?

 

lieu de sacrifice ?

 

 

 

Le temple d'Artémis construit au Ve siècle avant celui d'Asclépios, dans un sanctuaire guérisseur semble une exception. Soeur d'Apollon, le premier dieu de la médecine ? (sanctuaire d'Apollon Maléatas à Epidaure). Le petit temple d'Artémis comme le temple L à Epidaure sont en effet beaucoup plus tardifs (Ille siècle avant notre ère).

 

 

 

De la même façon, il est rare que le dieu Sérapis à la période héllénistique et romaine soit associé (temple et culte) à Asclépios dans un même sanctuaire. Il nous semble confirmer la vocation maritime d'Amppurias (rapport avec Marseille et Alexandrie ), même et surtout dans le choix des dieux (Poséidon, Aphrodite, Sérapis).

 

 

 

 

 

Evolution dans le temps et organisation architecturale de l'espace

 

 
A parcourir l'immensité des ruines des trois grands Asclépieia pris en référence, on oublie trop souvent que pour chacun d'eux le téménos d'origine ainsi que le temple périptère d'Asclépios du IVe siècle avant notre ère et son autel ( début IIIème siècle pour Cos) était comparable à celui d'Ampurias, c'est à dire très modeste.

 

De la même façon, la popularité croissante du culte va entraîner, à Ampurias comme ailleurs, aux siècles suivants, la construction de nouveaux portiques d'incubation et de nouveaux temples. On retrouve même ici comme à Cos cet aménagement de l'espace en terrasses superposées, en escaliers dans l'axe, en bâtiments à la fois séparés et comme « emboîtés » entre eux. C'est seulement au début de l'époque romaine où vont se développer - à côté du culte guérisseur, propylées, portiques, théâtres, bibliothèques, thermes, gymnases, palestres, hôtelleries, et en raison de la limitation de l'espace, qu' Ampurias ne peut plus supporter la comparaison.

 

Le sanctuaire d'Asclépios à Ampurias nous semble donc pouvoir être considéré comme un véritable « microcosme » du principal culte guérisseur du monde grec.

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Lundi 17 septembre 2007
publié dans : Le sanctuaire d Ampurias
 

Il existait dans cette région avant l'arrivée des grecs des populations ibériques qui après une période de nomadisme s'étaient regroupées vers la fin de l'âge du bronze dans des villages construits sur les collines dominant toute cette région qui était encore très marécageuse. On peut évoquer la cité proche d'Ampurias "Ullastret" puisqu'elle est construite en maisons rectangulaires de pierre entourées de remparts également en pierre de taille.

 

Toutefois, ces villages ibériques ne vivaient que d'une économie de subsistance basée sur l'agriculture, l'élevage, la chasse et la pêche. Cette économie se faisait sans aucun surplus

 

  il n'y avait pas d'échanges. Le commerce introduit par les grecs nécessitant au contraire des échanges entraina une activité économique plus importante pour fournir ces marchandises.

 

 

 

Première ville grecque: « Palaiapolis »

 

 

 

Création- fondation d’Ampurias en 600 avant notre ère par des grecs en provenance de l'antique Phocée en Asie Mineure. Il s'agit donc du premier comptoir grec en Espagne.

 

Le site choisi était une petite île en partie naturellement fortifiée puisque rocheuse située l'embouchure du Rio Fluvia important Rio de la Catalogne descendant des pyrénées. Cette première ville fut nommée Palaiapolis soit la vieille ville.

 

Il s'agit actuellement du site de Sant Marti d'Empurias.

 

Des fouilles récentes ont permis toutefois de constater que ce site était habité dès le Ville siècle avant notre ère par une population ibérique. Cet îlot permettait une implantation en toute sécurité et dans le même temps la création d'un port naturel dans le Rio mais aussi à côté dans une importante crique qui fut le premier port naturel.

 

 

 

Deuxième ville grecque: « Néapolis »

 

 

 

La population augmentant dans Palaiapolis et l'île d'origine étant assez petite, il fut rapidement nécessaire de créer une nouvelle ville, située plus au sud sur une plus grande île.

 

Cette ville occupa d'emblée quatre fois la surface de la précédente. Elle était située de l'autre côté de la crique naturelle du port, au dessus du niveau de la mer, mais de quelque mètres seulement face à la plage fixée par des petits îlots rocheux un peu plus au large, qui constituaient un autre port naturel.

 

Cette nouvelle ville Néapolis fut rapidement fortifiée et entourée d'une muraille faite d'un grossier assemblage de volumineuses pierres entassées les unes contre les autres de façon irrégulière selon le type de muraille cyclopéenne.

 

Il y avait au nord le quartier du port, au milieu l'Agora donnant directement sur la plage et au sud sur une zone un peu plus élevée la zone dite des temples, zone sacrée entourée par des remparts importants. La partie la plus haute de la ville comprenait l'Acropole.

 

La ville grandit petit à petit et nous avons pu retrouver à la suite des différentes fouilles archéologiques plusieurs tracés de murailles; une première muraille du VIe siècle avant notre ère déjà citée, ensuite une deuxième muraille l00 ans plus tard. En fin une troisième muraille, la dernière; celle-ci est la plus importante, elle est flanquée de tours carrées toujours construites en énormes pierres non taillées de type cyclopéen. Cette nouvelle enceinte du ne siècle avant notre ère avait permis l'augmentation de surface de la zone des temples et de ce fait la création de nouveaux temples ou du moins de leurs annexes.

 

Il existait à ce niveau une entrée particulière dite entrée des temples ; cette entrée tournée vers l'arrière-pays donnait vraisemblablement accès aux populations indigènes; par contre, côté portuaire, semble avoir existé une autre porte de type commercial dont il ne subsiste pratiquement rien.

 

Cette nouvelle ville grecque s'est développée de façon typique de l'époque, en effet, elle était composée de maisons rectangulaires assez petites avec un atrium central, ces maisons étaient toujours construites avec un soubassement de pierres de deux mètres de haut environ, par dessus il existait des murs en colombage avec des toits de chaume, c'est pourquoi il ne nous est parvenu que les bases de ces maisons comme on peut le voir dans nos vieilles maisons de village.

 

La zone des temples, par contre, était construite en pierres taillées avec des toits de tuiles plates "Tegulae et Imbrex".

 

On trouvait des avenues droites dallées de pierre avec des trottoirs et des écoulements pour l'eau communiquant avec un système d'assainissement pour les eaux usées et d'importantes citernes pour conserver l'eau de pluie. n existait une agora et près de celle-ci une stoa ou marché à portiques ainsi qu'un bouleuterion (salle de réunion du conseil de la ville).

 

Les guerres puniques entre Carthage et Rome toucheront Ampurias - surtout la deuxième en 218 avant notre ère. En effet, Ampurias était située entre les possessions romaines au nord et les possessions carthaginoises au sud.

 

L'été 218 Scipion l'africain débarqua à Ampurias pour couper les arrières de l'armée carthaginoise qui, avec Hannibal, était déjà en Italie. Scipion s'installa alors à Ampurias occupa la ville grecque et fonda un camp militaire sur le plateau au-dessus de Néapolis.

 

Cela donna ainsi un nouvel essor économique à la ville avec de nouvelles relations militaires et commerciales avec Rome.

 

Une nouvelle muraille fut créée au nord de la ville agrandissant encore celle-ci. Un pacte fut établi avec Rome.

 

En 195 avant J.C. le consul Caton l'ancien débarquera à son tour à Ampurias avec une importante flotte romaine, celui-ci étant venu en Espagne pour combattre la révolte de l'Hispanie citérieure.

 

Le camp romain devint plus important nommé "Présidium" situé toujours sur le plateau dominant Neapolis.

 

A partir de cette époque, Ampurias, encore grecque, devint une alliée fidèle de la république romaine.


 

 

Troisième ville: la ville romaine

 

 

 

Au 1er siècle avant notre ère le camp romain le "Présidium " devint à son tour une nouvelle

 

ville romaine. En effet, autour de celui-ci s'établit une nouvelle population venue d'Italie qui créa divers quartiers autour du camp avec construction de nouvelles maisons en particulier de magnifiques villas romaines avec atrium et peristyle, de vastes cours entourées de colonnes et entourant des jardins avec fontaines et plantations diverses.

 

Merveilleuse image de ces villas romaines sur fond de mer dans le ciel bleu, le rose des lauriers, les cyprès et les pins parasols.

 

La ville romaine, comme toutes ses semblables, créa à ce moment là son forum avec ses temples pour la Triade Capitoline des dieux romains et hors les murs, côté sud, un amphithéâtre et un gymnase.

 

Une enceinte de fortification fut créée, entourant toute la zone romaine d'environ 30 hectares ainsi qu'une construction au niveau du port appelée "brise lame" en pierres taillées permettant de casser les vagues lors des tempêtes dues à la tramontane vit le jour.

 

En 77 avant notre ère Pompée débarqua à Ampurias et hiverna pour lui aussi conquérir l'Espagne.

 

Du 1er siècle avant notre ère au Ve siècle, Ampurias devenue totalement romaine, les trois anciennes cités fusionnèrent, et la muraille grecque située entre la ville romaine et la ville grecque fut démolie.

 

En 45 avant notre ère César, poursuivant Pompée, débarqua à Ampurias pour contrôler l'Espagne et un important contingent de vétérans se fixa alors dans la ville. Une organisation type romaine fut alors instituée avec un "Ordo Decuronium" instituant le "Cursus Honorurn" des élites locaux passant par le stade Duoviri -Aedil -Questor et Flamen. Ampurias donna ainsi de nombreux personnages célèbres en relation avec Rome, on retrouve dans la littérature romaine Domitien, Calvus, Proconsul d'Hispanie en 39.

 

Ampurias était en effet à l'époque, la capitale romaine de l'Hispanie mais le déclin arriva avec le transfert de la capitale à Terraco l'actuelle Tarragone en 27 avant notre ère; ensuite Barcino actuelle Barcelone se développa et capta le commerce maritime.

 

Ainsi Ampurias rentra en décadence autant sur le plan administratif que sur le plan commercial à tel point qu'en l'an 5 avant notre ère, le site se dépeupla et la population se regroupa en grande partie dans les anciennes Neapolis et Palaiapolis.

 

 

 

Disparition d'Ampurias

 

 

 

En 270, la ville romaine fut détruite par l'invasion des Francs et des Alamans. A l'époque paléo-chrétienne une basilique fut construite dans les anciens bâtiments de l'Agora de Néapolis, avec autour un cimetière, dans lequel on a retrouvé différents sarcophages de pierre. En effet, à ce moment là, les tombes à incinération entourant la ville disparurent au bénéfice de sarcophages à inhumation dans l'église elle même et aux environs immédiats.

 

L'invasion Wisigothique détruisit encore ce qui restait de la ville, toutefois les Wisigoths occupèrent l'île de Sant Marti.

 

En 616, il existait encore un siège épiscopal sur l'île de Sant Marti mais en 711 le royaume ; Wisigothique qui persistait à Tolède s'effondra à la suite de l'invasion arabe.

 

La réaction toutefois ne fut pas longue puisqu'en 752 Pépin Le Bref reconquit la septimanie, il fut alors créé le Comté d'Ampurias qui était une marche utile de l'empire, frontière avec les domaines arabes. Par sécurité et du fait de l'abandon et de l'ensablement progressif de la ville le Comté fut déplacé à l'intérieur des terres et c'est alors que fut créée la ville moyen-âgeuse de Castello d'Ampurias.

 

Par contre, au 17e et 18e siècle, les populations se déplacèrent plus au sud en créant des villages de pêcheurs au niveau de la Escala site plus facile à défendre car plus rocheux et plus élevé avec un port naturel plus protégé.

 

Ainsi après 1 200 ans d'histoire, la cité d'Ampurias fut définitivement oubliée et recouverte par les sables de la plage; ce qui permit à ce site merveilleux d'être protégé et de nous parvenir pratiquement intact.

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Dimanche 16 septembre 2007
publié dans : Le sanctuaire d Ampurias
 

Le site archéologique d'Ampurias a été complètement oublié pendant tout le Moyen-Age pratiquement jusqu'à la Renaissance.

 

L'histoire de la découverte remonte à quelques ouvrages qui nous sont parvenus sans qu'il n'y eut vraiment de fouilles archéologiques à l'époque.

 

La première mention remonte à 1545 dans un ouvrage historique sur l'antiquité de l'Espagne publié par le cardinal Magariti Pau évêque de Gerone. C'est lui qui arrêtera la confusion entre l'antique cité d'Ampurias en bord de mer et la ville de Castello d'Ampurias située plus à l'intérieur des terres, ville établie au moyen-âge et que l'on avait longtemps confondue avec l'antique cité grecque.

 

 

 

En 1609, Pujades évoquera la ville d'Ampurias dans son ouvrage « Cronica de Catalunya".

 

En 1660, Pere de Marca évêque de Toulouse d'origine espagnole écrira un ouvrage "Marca Hispanica " avec quelques pages concernant Ampurias.

 

En 1757, le père Enrique Florez évoquera lui aussi Ampurias dans son ouvrage "Colonias Antiguos de Espana " .

 

Enfin en 1823, Jaubert de Passa fera une note historique sur la ville d'Ampurias.

 

Et en 1883, Pella i Forgas parlera d'Ampurias dans son "Historia del Empurdan".

 

 

 

Le site archéologique est important, il fait environ 30 hectares. On note que 40 % restent encore à explorer essentiellement dans la partie romaine !

 

Les premières campagnes de fouilles ne débuteront de façon plus ou moins clandestine qu'en 1846. Certains objets apparaissent sur le marché et attirent la curiosité du musée de la ville de Gerone. Certains objets seront ainsi rachetés pour être exposés dans le musée de  cette ville.

 

Les fouilles réelles ne commencent qu'en 1908 par Joseph Puig y Cadafalch du musée de Barcelone, ce musée étant établi à Montjuig dans l'ancien palais de la "Ciutadella".

 

Joseph Puig y Cadafalch à ce moment là eut une idée très profitable pour l'avenir du site.

 

Celui-ci préconisa l'achat par Barcelone des 50 hectares du terrain en bord de mer pour éviter des constructions et des fouilles clandestines. Il emporta la décision difficilement car certains estimaient qu'il suffisait de se contenter d'acheter les divers objets trouvés qui apparaissaient sur le marché.

 

Grâce à cette remarquable intuition et action, le site d'Ampurias sera donc définitivement protégé et nous est ainsi parvenu intact à travers les siècles.

 

Les travaux de fouilles commencèrent en 1909 dirigés par Emili Gandia qui était alors conservateur au musée de Barcelone, c'est à ce moment là que la statue d'Asclépios fut mise à jour le 25 octobre 1909. On trouva ensuite différentes statues mais brisées en particulier la tête d'une statue d'Aphrodite et d'une statue de Poséidon.

 

A partir de ce moment là, la muraille grecque de la zone des temples fut mise à jour mais les fouilles ne concernèrent que la couche superficielle archéologique.

 

L'ancien couvent des moines Servites du 18e siècle qui était totalement abandonné sans toiture, fut restauré pour y établir un musée sur place.

 

Une nouvelle campagne de fouilles fut débutée en 1932 mais celle-ci fut interrompue par la guerre civile d'Espagne.

 

Les travaux de fouilles ne reprirent que tardivement après la deuxième guerre mondiale en 1962 puis en 1981, ceux-ci dirigés par le professeur RIPOLL.

 

Enfin, en 1985 une nouvelle campagne de fouilles permit de bien préciser les différentes couches archéologiques ainsi que les différents sanctuaires des Dieux Guérisseurs de la zone sacrée de la Néapolis.

 

Actuellement, les fouilles continuent et sont maintenant orientées vers la ville romaine sur le plateau avec mise à jour des maisons et des voies autour du forum.

 
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