Originaire d’Amérique, le tabac se cultive dés le XVII eme siècle dans le Hainaut, mais n’atteint la vallée de la
Semois qu’en 1856.
La culture du tabac en Famenne – et encore moins à Lavaux – n’a rien de comparable à celle de la vallée de la Semois.
Néanmoins, pour certains ruraux, elle constitue un rituel annuel.
En février, la semence est mise en pot dans une pièce chauffée et arrosée régulièrement avec de l’eau
tiède.
Fin, mars, les plantules sont déplacées dans une pièce plus fraîche, avant d’être repiquées en caisses.
Fin mai, les caisses de plantes sont sorties au jardin et ceux-ci mis en pleine terre après quelques
jours.
Pendant l’été, l’amateur surveille ses plantations : il arrose, coupe et étête les plants.
Vers la fin de l’été, la plante est coupée juste au pied à l’aide d’une serpette.
Les feuilles sont ensuite mises à sécher tête en bas et accrochées en collier au pignon de la maison.
Durant l’hiver, les feuilles de tabac, légèrement humidifiées, sont hachées à l’aide d’un couteau.
Le tabac est conservé au grenier avant de finir dans la blague à tabac, puis dans la pipe.
La blague à tabac est alors une vessie de porc gonflée, séchèe et assouplie par un travail de traitement ; elle
est munie d’un cordon.
La culture du tabac n’a rien de commercial en Famenne et constitue un passe temps de quelques fumeurs de
pipes.
Toutefois, le fisc perçoit 3 franc par plant et le culture du tabac be peut dépasser 300 plants.