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Dimanche 1 juillet 2007
publié dans : Petits-Potins de l'Histoire

 bruxelles.jpgIl paraît que les Ducs de Basse-Lotharingie sont à l'origine de la naissance de Bruxelles.
Ils ont construit au Xème siecle un château-fort sur une île de la Senne.

 

Près de ce château s'installe un marché en plein air dans un marais asséché;
Le quartier de la Grand-Place est à l'époque un vaste marécage entouré de bancs de sable.  On l'appelle en ce temps le "Marché Inférieur".

 

Vers le XIIIème siècle, on organise la construction de maisons en bois  autour des Halles (au pain, au drap, à la viande…..)

 

Peu à peu, la ville et les architectes organisent et parviennent à en faire une place rectangulaire.  On y ajoute au XIVème siècle une magnifique fontaine au centre de la place. 

C'est également à cette époque que naquit "l'OMMEGANG"

 

Si la Grand-Place était le lieu du marché et de fêtes, elle était aussi un lieu d'exécutions, de supplices et de batailles. 
On y décapita les Comtes d'Egmont et de Hornes  sur l'ordre du Duc d'Albe. 
Leur statue est visible dans le parc du petit Sablon.

 

En 1695, le Roi de France Louis XIV fait bombarder Bruxelles pendant 2 jours .

La place Grand-Place sera alors anéantie par le feu car ses maisons étaient en bois.
Seuls sont restés les murs de l'hôtel de Ville et la structure de la Maison du Roi.

Ce n'est qu'au XIXème siècle que la ville et ses architectes commencent la restauration de la place selon les plans de l'architecte De Bryun.

 
Plus d'information : c'est ici.

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Dimanche 24 juin 2007
publié dans : Petits-Potins de l'Histoire

Fils naturel du roi Charles V de France et de Biette Cassinel, Jean de montagu, seigneur de Sombernon, fut élevé comme le fils de Gérard de Montagu, chambellan et secrétaire du roi. La date de sa naissance est incertaine, mais on la situe vers 1363. Il fut seigneur de Montagu-en-Laye et de Marcoussis, ministre de Charles V, et surintendant des Finances sous Charles VI.

À la mort de son oncle, en 1390, il hérita de la vidamie de Laon. En 1380 il avait épousé Jacqueline de la Grange, qui à sa mort lui léguera tous ses biens. Montagu connut les plus grands honneurs sous le règne de Charles VI.

Ami du duc d’Orléans, il s’attira l’inimitié du duc de Bourgogne Jean le Téméraire, qui en 1410, durant une crise de démence du roi, ordonna son arrestation et son exécution, en arguant de prétendues malversations.

Après un procès vite expédié, il est décapité aux Halles de Paris. Son corps sera ensuite pendu au gibet de Montfaucon.

En 1412, Charles VI réhabilitera sa mémoire.

 

 
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Mercredi 20 juin 2007
publié dans : Petits-Potins de l'Histoire

En 1658, une quinzaine de religieuses du couvent des ursulines d'Auxonne, dont plusieurs novices, se disent hantées par les démons. La situation des religieuses possédées (nommées « énergumènes »), comme les nombreux exorcismes réalisés au couvent par les aumôniers, sont d'abord secrets. C'est seulement en 1660 que les habitants de la ville d'Auxonne apprennent la réalité des possessions, au moment même où l'épidémie s'étend hors des murs du couvent et touche des habitants de la ville. Des exorcismes publics ont lieu dans l'église paroissiale, des femmes laïques sont condamnées au bannissement par les juges locaux, et deux d'entre elles, prises pour des sorcières, sont même massacrées par la population.diable-au-couventgif.gif

 


Les religieuses possédées présentent les symptômes habituels de l'hystérie.

 

Elles parcourent toute la gamme de ses troubles psychiques, depuis la forme la plus atténuée jusqu'à la plus sévère.

 

Au début, il s'agit de vomissements de corps étrangers, pris pour des sorts diaboliques par les spectateurs - en fait, il ne pouvait s'agir que d'objets avalés par elles sous l'influence simultanée d'une dépravation du goût, souvent constatée chez les hystériques, et d'un intense besoin de mystification -, de contorsions corporelles et de délires érotiques, évidemment liés, et de l'adoption ou de l'invention de pauses physiques spectaculaires.

 

Ensuite, lorsque l'épidémie atteint son plein développement, la suggestion et l'autosuggestion, ainsi que l'imitation des unes par les autres, accentuent les phénomènes caractéristiques de la névrose hystérique, en particulier lors des exorcismes. Dans ces circonstances, les attitudes sont violentes et spectaculaires : corps en arc, avec cris et hurlements, suivis de délires avec imprécations et blasphèmes, pendant lesquels ont lieu les interrogatoires, puis d'excentricités, comme des courses dans l'église ou des sauts sur l'autel, ou parfois, à l'inverse, des comportements à caractère léthargique, avec délire zoopsique. L'ensemble s'accompagne d'anesthésie, parfois même de thermo-anesthésie, et aussi parfois de cessation de battement du pouls, consécutive à la suggestion qui accompagne l'injonction de l'exorciste. Il se produit aussi des contractures diverses, qui persistent parfois après l'attaque hystérique pendant plusieurs heures, ainsi que des perturbations de l'innervation vasomotrice, d'où le non-écoulement du sang à l'occasion des saignées.
En octobre 1660, l'une des religieuses du couvent, Barbe Buvée, nommée en religion soeur de Sainte-Colombe, beaucoup plus âgée que les religieuses possédées, est présentée par la mère supérieure comme la responsable de ces possessions.

 

Accusée publiquement, lors d'une cérémonie religieuse, d'apostasie, de magie, de sortilège et d'infanticide, elle est victime de violences de la part d'autres religieuses et mise aux fers dans la prison du couvent. A la demande de la famille de Barbe Buvée, et constatant des irrégularités procédurières, le parlement de Dijon intervient alors : une commission d'enquête judiciaire, dirigée par le conseiller Legoux, se rend à Auxonne, constitue une commission d'enquête ecclésiastique, procède à de nombreux interrogatoires, fait réaliser des expertises et conclut à la fausseté des possessions ; le parlement ordonne la libération de Barbe Buvée.

 

Dans le même temps, le spectacle des exorcismes attire un vaste public, venu de tout le royaume, dans l'église d'Auxonne.

 

Une nouvelle commission d'enquête, décidée par le parlement de Paris à la demande de la municipalité, persuadée de la réalité des possessions, aboutit alors à la conclusion inverse de la commission précédente, tandis que le parlement de Dijon réhabilite officiellement Barbe Buvée et que l'intendant de la généralité, Bouchu, qui envoie à son tour deux nouvelles commissions d'enquête, conclut successivement à l'absence de possessions, puis à leur réalité. Tout porte à croire que ces rebondissements et ces dissensions s'expliquent pour une bonne part par les rivalités qui opposent diverses familles puissantes de la ville d'Auxonne, ainsi que par l'opposition entre l'intendant et le parlement. Le dossier est finalement confié de nouveau au parlement de Paris, qui préfère enterrer l'affaire. L'épidémie de possessions ne tarde pas alors à se calmer, les religieuses ayant été transférées dans d'autres couvents et les exorcismes ayant cessé.

Source : Historia thématique : Le Diable de l'ange déchu à l'axe du mal

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Dimanche 17 juin 2007
publié dans : Petits-Potins de l'Histoire


À la fin du sixième siècle parut, dans la ville de Tours, un imposteur nommé Didier, qui se voulut faire passer pour un grand faiseur de miracles, ce n’était qu’un moldu bien ordinaire. Il se vantait d'avoir des entretiens de faveur avec Saint-Pierre et Saint-Paul, et débitait de longues extravagances que le peuple moldus écoutait avec son avidité ordinaire. On lui apportait des malades pour qu'il les guérît ; mais tout son talent consistait à bien tromper la foule. Voici, par exemple, comment il traitait les paralytiques : il les faisait étendre par terre, puis quelques valets cherchaient à réchauffer leurs nerfs par un frottement modéré ; d'autres tiraient le malade par les pieds et les mains avec tant de force et d'obstination, que le patient était obligé de guérir ou d'expirer. Plusieurs personnes moururent de la sorte entre les mains du charlatan ; mais quelques-unes guérirent.

 

Ces prétendus miracles lui attirèrent une telle réputation, que le mage Saint-Martin disait de lui : Cette homme-là est bien plus petit que les apôtres, et il se fera bientôt aussi grand qu'eux. Un sorcier exerçant parmi les moldus sous l’habit de l’archidiacre de Tours le fit arrêter pour éviter qu’il ne nuise au monde des sorciers par ses actions. Mais alors que le sire Didier était arrêté et jugé, un évêque de passage qui était un ennemi intime de l’archidiacre passa par là et fit mine de reconnaître Didier pour un de ses disciples et le protégea. Il l’utilisa ensuite en lui révélant la vérité sur le monde des sorciers pour accomplir de terribles forfaits et pour manipuler ses semblables moldus. On raconte même qu’il le laissa apprendre la magie et que ce Didier en fit les pires usages...

 

À peu près dans le même temps, un autre sorcier se montra dans la même ville de Tours, et fit aussi des prosélytes. Il venait d'Espagne, et apportait, disait-il, des reliques de Saint-Félix et de Saint-Vincent, de puissants objets de magie. Il se querella avec Grégoire de Tours, qui se trouvait là, au moment de son arrivée, et fit plusieurs impertinences qui l'obligèrent à quitter la ville. Il s'avança donc vers Paris ; et, comme c'était le temps des Rogations, il se rencontra justement avec l'évêque et le clergé de la capitale, qui faisaient les processions d'usage. L’évêque l'invita à porter ses reliques dans la basilique, et à se joindre aux fidèles jusqu'à la fin de la cérémonie. Mais il se mit à dire des injures à l'évêque ; de manière qu'on le fit prendre et renfermer dans une cellule ; après quoi on visita ce qu'il portait. On trouva sur lui un sac plein de racines de diverses herbes, avec des dents de taupes, des os de rats, des ongles et des graisses d'ours, et d’autres drogues qu'on emploie pour composer des maléfices. On se hâta de les jeter dans la Seine, aussi-bien que les reliques, et on chassa le sorcier de Paris. Mais il eut l'audace d'y reparaître et de recommencer ses fourberies. Alors on le chargea de chaînes ; et on se disposait à le resserrer en prison, lorsqu'il se sauva dans une église qu'il remplit d'une puanteur si infecte, que les cloaques et les égouts sentaient le musc en comparaison, et que personne n'avait la force de s'en approcher. Les clercs de l'église, plus intrépides, s'avancèrent pour l'en tirer à quatre, en se bouchant les narines ; mais Amelinus, évêque de Tours, qui arriva sur ces entrefaites, fit mine encore de le reconnaître comme un de ses valets, et se le fit rendre .

 

A l’époque un sorcier obscur, exercant son art avec discretion parmi les moldus, pouvait se montrer sans crainte, puisqu'en cas de discrédit il en était quitte ordinairement pour un simple exil. Mais, quand il s'agissait d'un personnage important dont on voulait se défaire, l'accusation de magie avait des suites plus graves, et on la mettait sérieusement en jeu. Il en fut ainsi de la sorcière Brunehaut, reine d’Austrasie et rivale de la reine Frédégonde, qui périt dans d’horribles tourments : la vieille reine de plus de soixante-dix ans, accusée d'avoir tué plus de dix rois, fut soumise pendant trois jours aux outrages les plus ignominieux. Puis après avoir été promenée assise nue sur un chameau à travers toute l'armée, elle fut attachée par les cheveux et par un pied à la queue d'un cheval emballé qui lui brisa les os pendant sa course.

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Dimanche 20 mai 2007
publié dans : Petits-Potins de l'Histoire

Il est évident que lorsque l’on parle de la création de couvents on s’aperçoit que chaque responsable des ordres à essayer de faire remonter l’origine de l’ordre en se servant du nom d’un saint ou d’une sainte. Et si la Vierge n’a pas fondé le Carmel, elle est souvent apparue en songe pour influencer les religieuses sur le choix de la couleur des vêtements ou pour leurs dicter les règles qu’elles auront à respecter.
Toutes les communautés se sont cherchées des ancêtres prestigieux, comme si les aristocrates de la religion devaient accumuler des ancêtres et des générations édifiantes.
Les premières communautés religieuses étaient régies par une terrible austérité mais les individus ne prononçaient aucun vœu.

A partir du VII° s. on voit apparaître en France les premières communautés fondées par des reines ou des princesses de sang.
Et dès cette époque date pour les familles aristocratiques la tradition de reléguer au couvent les filles dont elles ne veulent pas ou ne veulent plus avoir la charge.
Religieuses sans vocation ces femmes encombrent les monastères et y introduisent la tiédeur religieuse et l’indiscipline.
Puis vient le temps de l’unification autour de trois règles celles  de  St Benoît – de
 St Augustin et de St François.
On voit apparaître aussi les vœux  que doivent prononcer les femmes : vœu de pauvreté – d’obéissance – de chasteté et de clôture.

Au XVI° les couvents sont décadents, les moines sont voleurs, ripailleurs et brigands les moniales mènent une vie qui n’a plus rien de contemplative.
Le Concile de Trente qui siège entre 1545 et 1563 va tenter de restaurer les principales règles qui devaient régir les monastères :
    Lutte contre les vocations forcées en fixant à 12 ans l’âge minimum pour la prise d’habit et à 16 ans celui de la profession
    En menaçant d’excommunication qui conque obligerait une personne à entrer au couvent malgré elle
    Décrétant que les mères supérieures devaient avoir au moins 40 ans d’âge et 8 ans de profession : ces décrets ne seront jamais respectés.

En France en vertu de leurs positions gallicanes les Parlements refusèrent d’enregistrer les décrets venus de Rome, ce qui leur étaient possible depuis 1516 et le Concordat de Bologne.
Mais les jeunes abbesses éprises d’absolu et une partie du clergé vont décider de passer outre la volonté des parlementaires. Finalement un modus vivendi va être trouvé, les femmes qui sont cloîtrées de force pourront continuer à avoir une vie semi laïque à condition de ne pas troubler l’ordre…
Dans le même temps on assiste à un véritable renouveau religieux en France grâce à quelques personnalités comme François de Sales et Jeanne de Chantal qui fondent l’ordre de la Visitation et Vincent de Paul qui fondent les filles de la Charité.
Le mouvement religieux féminin est alors double d’une part :
    Désir réel de clôture et de vie monastique rigoureuse
    Désir de participer à la vie sociale du pays en portant un costume qui  permet aux femmes de circuler et d’être reconnues pour ce qu’elles sont : des religieuses vivant dans le siècle.
Le pouvoir royal et le pouvoir ecclésiastique vont voir d’un très mauvais œil cette révolution « féministe », qui était quasiment inévitable pour plusieurs raisons :
    Les couvents ne sont plus des lieux isolés dans les campagnes, depuis les guerres de religion, ils sont en ville et au cœur des problèmes que posent une société si inégalitaire.
    Les femmes sont touchées par la misère, la prostitution, l’abandon des enfants, la prolifération des devineresses bref elles sont tout à fait conscientes que la société est malade
    Les couvents sont bien souvent dans des situations financières difficiles, trop de dettes, les domaines sont trop lourds à gérer, le personnel est très nombreux et des familles pléthoriques sont entretenues. La Charité est de plus en plus nécessaire et coûte très chère aux couvents qui en ont la charge
    Louis XIII timidement puis Louis XIV violemment vont limiter le montant des dots et des dons que l’on peut faire aux couvents. Le roi et Mazarin puis Colbert voient d’un très mauvais œil de bonnes terres échapper à tout impôt et à tout contrôle, puisque les biens des couvents sont des biens de mainmorte.

Il faut bien se rendre compte qu’au XVII° s. les filles orphelines, cadettes de famille nombreuse sont promises au cloître dès leur plus jeune âge. Cela permet à la famille de se débarrasser d’une bouche à nourrir, du problème du mari à trouver d’une dot à fournir et d’accomplir ce qui est considéré comme un devoir sacré. L’enfant en entrant au couvent sauve son âme et celle des siens.
L’enfant entre très jeune au couvent avec sa nourrice tant qu’il faut la nourrir et qu’elle n’est pas physiquement indépendante. Puis elle sera confiée à des maîtresses qui vont pouvoir les façonner.
La mère supérieure d’un couvent qui doit penser à sa succession choisie très souvent une de ces nièces qui devient coadjutrice, ce qui permet de garder le couvent dans la famille et si aucune nièce n’est « disponible » on va chercher dans une parentèle plus lointaine, en faisant tous les efforts possible pour que l’enfant soit enlever à sa famille très jeune.
L’éducation est spartiate et s’inscrit dans un carcan qui doit vaincre dès leur plus jeune âge tous les instincts, pas de jeux, pas de distractions, pas de théâtre (Mme de Maintenon à saint Cyr).

Les enfants doivent toujours être occupées, écouter des lectures édifiantes. Aucun contact physique avec les maîtresses, pas le moindre câlin ou le moindre bisou en cas de bobo. Les punitions et les autopunitions sont favorisées, jeûnes comme les adultes, flagellation, mortifications.
On pratique l’humiliation et on obtient la soumission.
Et quand l’enfant est promise à la crosse la férule de l’abbesse peut être encore pire.
Le monde étant le diable, dont on fait un portrait hideux et terrifiant, il n’est pas étonnant que les fillettes très jeunes volent au-devant d’une vocation  qu’on leur présentait comme une récompense divine.

Par contre la scolarisation des futures abbesses était soignée, elles devaient pouvoir répondre au pouvoir royal, aux juristes et aux représentants de l’évêque ou du pape. La plupart d’entre elles savaient le latin, connaissait la musique, la théologie, l’histoire religieuse.
La prieure du couvent exerce la régence pendant le temps de la minorité, exactement comme il y a une régence pendant la minorité d’un roi.

A partir de la seconde moitié du XVII° s. de personnalités aussi éminentes que Bossuet, Bourdaloue, ou Massillon vont s’élever avec force contre les vocations forcées appelant « crime l’acte d’autorité qui force ces enfants.
Mais les sermons seront sans effet sur la société qui ne sait pas quoi faire de ses filles, la première on peut la marier, la seconde aussi surtout si elle est jolie, après il faut ou qu’elle épouse un vieux veuf  ou qu’elle accepte le couvent, et comme bien souvent les pères ne veulent pas prendre le risque de les voir refuser le mari qu’on va leur proposer ils préfèrent les mettre au couvent très  jeunes.

Le sacro-saint droit d’aînesse qui oblige à garder pour le fils aîné le patrimoine intact, sacrifie les cadets et les cadettes. Mais pour les garçons la peine est moins terrible puisqu’il n’y a pas de clôture.
Impossible pour une fille de sortir, ou de refuser de prononcer ses vœux elle est alors jugée folle ou dangereuse pour la société.
Il faut se rappeler qu’une dot pour une fille qui entre au couvent est de 6000 livres en moyenne, pour un mariage elle est de 300 000 à 600 000 livres !
Les suicides ne sont pas rares, et quand une fille peut quitter le couvent elle ne le fait qu’avec l’appui de la mère supérieure.
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Samedi 19 mai 2007
publié dans : Petits-Potins de l'Histoire
428px-Sade-Biberstein.jpg Ecrivain français, philosophe, libertin et athée. Donatien Alphonse François, marquis de Sade est né dans une vieille famille aristocratique. Entré à 14 ans dans une école militaire, il revient à Paris en 1763 comme capitaine. Il montre, en fréquentant les actrices et les courtisanes son goût pour la luxure, qui lui vaut, l'année même et peu de temps après son mariage, un premier séjour en prison pour "débauche outrée".

Après une seconde incarcération de six mois en 1768 pour flagellation, il est accusé en 1772 d'empoisonnement pour avoir rendu malade une prostituée à qui il avait fait prendre des dragées aphrodisiaques. Il est condamné à mort par contumace. Arrêté, puis évadé, il est finalement repris et, sous le coup d'une lettre de cachet, incarcéré successivement à Vincennes, à la Bastille et à Charenton.
C'est pendant cette longue période d'emprisonnement que Donatien Alphonse François de Sade commence à écrire pour dissiper son ennui.
Il est libéré en 1790 par la Révolution comme toutes les victimes de lettres de cachet.

Pendant la Révolution, ses deux fils émigrent, sa femme obtient la séparation du fait de ses violences conjugales. Ses biens en Provence ayant été pillés, sans ressources, le Marquis de Sade essaie de faire jouer ses pièces de théâtre pour pouvoir survivre. Bien qu'ayant milité dans une section révolutionnaire de quartier, il est condamné à mort en 1793. Il échappe à la guillotine à cause d'une erreur administrative. Il vit alors modestement de ses publications. Il est arrêté en 1801 à cause de ses écrits outrageux et de leur violence pornographique et interné par décision administrative à l'asile de fous de Charenton. Bien que totalement lucide et malgré ses protestations, il va y rester jusqu'à sa mort.
Il aura pas
sé 30 années en prison.

Maîtrisant parfaitement la langue française, le Marquis de Sade alterne dans ses ouvrages les scènes pornographiques souvent extrêmes et les dissertations philosophiques. Dans "Dialogue entre un prêtre et un moribond" (1782), il affirme un athéisme absolu et ne laissera plus passer une occasion de l'afficher dans ses écrits. Ce n'est qu'à partir du milieu de XXe siècle que son oeuvre, longtemps interdite et diabolisée, sera redécouverte et réhabilitée. Elle n'est plus lue sous le seul angle superficiel du "sadisme" et de la pornographie, mais sous sa fonction libératrice en s'attaquant aux hypocrisies de la société et à la pensée dominante. Le marquis de Sade défend les vices au nom de la nature, en faisant apparaître les contradictions.
Son imagination souvent outrancière est perçue comme le désir de libérer l'homme de ses contraintes. Il peut être considéré comme l'un des grands écrivains français et un philosophe qui va jusqu'au bout de ses pensées et aux limites de leurs conséquences logiques.




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Mardi 1 mai 2007
publié dans : Petits-Potins de l'Histoire


De 1675 à 1680, la Cour du roi Soleil est parcourue par d'inquiétantes rumeurs  qui concernent toute l'affaire des poisons.

Derrière de nombreux aristocrates qui ont eu  recours à ses services se profile le personnage diabolique de La Voisin, sorcière spécialisée dans les philtres toxiques et "bouillons de onze heure...".

L'arrestation le 25 mars 1675, dans un couvent de Liège alors occupé par l'armée française, d'une certaine marquise de Brinvilliers marque le début de la fameuse affaire des poisons. Recherchée plus ou moins ardemment depuis trois ans, la marquise a été trahie par des documents compromettants détenus par son amant, l'officier Godin de Sainte-Croix.

À sa mort en 1672, la police s'était emparé des biens et effets du jeune homme, poursuivi pour dettes. Parmi ceux ci, une cassette renferme les preuves écrites de sa main des amours de la marquise mais aussi des courriers révélant les manigances du couple. Avec l'aide d'un poison efficace, les amants ont mis fin aux jours du père et des deux frères de madame de Brinvilliers afin d'accélérer la succession.

 Le marquis de Brinvilliers, soupçonnant sa femme, échappe lui à la mort grâce
aux multiples précautions prises. On raconte même qu’il échappa plus de dix fois à la mort grâce à l’amant  de La Voisin.

 Plusieurs fioles, renfermant une décoction à base d'arsenic découvertes : une préparation qui deviendra bientôt célèbre sous le nom de " poudre de succession ".
S'appuyant sur cette série de pièces à conviction, le lieutenant de police La Reynie, en place depuis 1667, mène une enquête exemplaire.

Les milieux les plus différents sont bientôt compromis, à commencer par la noblesse de cour. En effet, la marquise de Brinvilliers, née Marie-Madeleine d'Aubray, est la fille d'un conseiller d'État.

La liste des empoisonneurs s'allonge par ailleurs rapidement et implique plusieurs proches de Louis XIV, tous de puissants sorcier : les deux nièces de Mazarin, la comtesse de Soissons et la duchesse de Bouillon ; le maréchal de Luxembourg ; les comtesses de Polignac et de Gramont le dramaturge Racine.

Madame de Brinvilliers, malgré les pièces manuscrites qui l'accablent, n'avoue ses crimes que quelques jours avant son exécution en 1676. Il n'est pas impossible non plus que certains suspects aient gonflé aveux et dénonciations dans l'espoir d'une réduction de leur peine. Mais le scandale est immense et passionne l'opinion pub
lique, surtout à Paris, l'on suit avec assiduité les comptes-rendus du procès ouvert devant la grande chambre du Parlement. La guerre entre sorcier racontée et commentée par les moldus! Face à l'ampleur de l'instruction, une chambre spéciale est constituée qui prononce trente-quatre condamnations à mort entre 1679 et 1682.




La Voisin


La principale inculpée, de son vrai nom : Catherine Deshayes, épouse Monvoisin et surnommée La Voisin, est une aventurière née en 1640.

C'est cette femme ronde et joufflue qui fournit les préparations toxiques destinées à évincer un ou une concurrente, ou à se débarrasser d'une parenté encombrante qui bloque l'accès à un héritage convoité.

Elle testait ses poisons sur des malades pauvres qu’elle visitait sous couvert de bonnes oeuvres leur offrant ses poisons dans des confitures. Elle n’hésitait pas non plus à les tester sur ses propres serviteurs...

Ces méfaits ne se résument pas seulement à la distribution de poison : la sorcellerie est son domaine et l'usage des sortilèges d'amour ou de haine son autre fonds de commerce. Si la " poudre de succession " est fabriquée avec de la bave de crapaud, substance magique dont les vertus sont réputées, les messes noires et autres rituels font aussi partie de sa palette d'intervention. Madame de Montespan, ancienne favorite du roi, fait pratique des rites particuliers sur son corps dénudé afin de conserver les sentiments du souverain à son égard, contre sa jeune rivale madame de Fontanges.

Outre les personnalités en vue, toute la France, du moins les milieux qui ont les moyens d'y recourir, s'adonne à la magie noire et aux médecines obscures. La mort de La Voisin, brûlée vive en place de Grève en 1680, pas plus que l'application des sentences prononcées, ne suffisent à arrêter l'affaire car le roi laisse agir la police contre une noblesse trop gênante.

L'intervention du Roi

Sous l'empire de la torture, les coupables désignent de nouveaux suspects à leur tour soumis à la question judiciaire. Mais lorsque madame de Montespan, son ancienne maîtresse, est mise en cause, Louis XIV comprend que le trône lui-même risque d'être éclaboussé. Il " conseille " alors aux magistrats de mettre un terme aux poursuites engagées et d'étouffer l'affaire la chambre spéciale cesse de se réunir. Paris, en tout cas, se sera délecté pendant sept ans des affres des grands et des petits, et des rebondissements colportés par le bouche à oreille. Les appétits de fortune d'une noblesse rouée et meurtrière auront été exposés au grand jour au côté des intrigues les plus scabreuses alors que le règne du roi Soleil est à son apogée.


Inconnu
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Jeudi 19 avril 2007
publié dans : Petits-Potins de l'Histoire

1. Fleurette de Nérac vers 1571-1572, fille d’un jardinier de Nérac

 2. Charlotte de Sauve en 1572, fille d’honneur de Catherine de Médicis

 3. « La Belle Rouet » en 1575, fille d’honneur de la reine Margot

 4. Jeanne de Tignoville de 1577 à 1578 que le roi maria avec François de Pardaillan, baron de Panjas, pour qu’elle cède à ses avances.

 5. Victoire d’Alaya en 1578, fille d’honneur de Catherine de Médicis

 6. Mlle Rebours en 1579, fille d’honneur de la reine Margot

 7. Mlle de Montagu en 1579

 8. Mme d’Allous en 1579

 9. Aimée Le Grand en 1579

10.Arnaudine en 1579

11. « la garce de Goliath » en 1579

12. Catherine de Luc en 1579, fille d’un médecin d’Argen. 

13. Anne de Cambefort, en 1579. 

14. Françoise de Montmorency-Fosseux de 1579 à 1581, fille d’honneur de la reine Margot. 

15. Diane d’Andouins de 1583 à 1589 

16. Esther Imber (ou Ysambert), rochelaise, de 1587 à 1588. 

17. Martine, rochelaise, en 1587. 

18. Antoinette de Pons, marquise de Guercheville en 1590 

19. Catherine de Beauvilliers, abbesse de l’abbaye de Montmartre en 1590

20. Catherine de Verdun, supérieure de l’abbaye de Longchamp en 1590. 

21. Gabrielle d’Estrées de 1591 à 1599 

22. Mme Quelin, épouse d’un conseillé au Parlement en 1598

23. Isabelle Potier, femme du président de Boinville de  1598 à 1599

24. Mlle Clein en 1599

25. « La Glandée » fille de joie en 1599

26. Henriette-Catherine de Balzac d’Entragues de 1599 à1609 

27. Marie-Françoise de La Bourdaisière, sœur de Gabrielle d’Estrées en 1599

28. Jacqueline de Bueil de 1604 à1607 

29. Charlotte des Essarts de 1607 à 1609

30. Marie-Charlotte de Balzac d’Entragues entre 1605 et 1609

31. Charlotte-Marguerite de Montmorency de 1609 à 1610

 

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Jeudi 19 avril 2007
publié dans : Petits-Potins de l'Histoire
La seule abbaye ou les hommes obéissent à une femme.

Robert d'Arbrissel fonde en 1101 l'abbaye de Fontevraud. Fils de prêtre, il exige le célibat ecclésiastique et s'impose l'épreuve de coucher nu avec des femmes pour dresser ses plaisirs.
Il a bâti Fontevraud en mélangeant des hommes et femmes, aristocrates et gens de peu, femmes ruinées, veuves, prostituées, répudiées ou mariées fuyant un mari brutal.
Plusieurs monastères obéissant à la maison mère se sont édifiés.

Ces monastères sont dirigés par une abbesse à qui moines et religieuses doivent obéissance.
Cette domination féminine s'accompagne d'une différence sociale, les hommes sont issus de familles beaucoup plus modestes que les nonnes.
De 1115 à 1792, l'abbaye sera dirigée par 18 abbesses de sang royal.


"Les 2 épouses du duc Guillaume IX y ont pris le voile"
"Aliénor d'Aquitaine et son fils y sont enterrés"

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Lundi 16 avril 2007
publié dans : Petits-Potins de l'Histoire

La science vient une nouvelle fois de dissiper une incertitude historique : comme beaucoup de spécialistes le supposaient, François Ier de Médicis, grand duc de Toscane, et son épouse Bianca Cappello - tous deux décédés en octobre 1587 -, ont succombé à un empoisonnement à l'arsenic. Non pas des suites de la malaria, comme le soutenait la thèse officielle de l'époque. Cette conclusion fait suite à une analyse de leurs restes, effectuée par une équipe italo-américaine et publiée dans le « British Medical Journal ». Pour les historiens, le coupable présumé n'est autre que le frère de François et son successeur, le cardinal Ferdinand de Médicis, mort en 1609... dans la paix du Seigneur.

 

Fabien Gruhier
Le Nouvel Observateur

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