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Dimanche 24 juin 2007
publié dans : Les Reines de France

Isabeau de Bavière épouse Charles VI le 17 juillet 1385.isabeau.jpeg

 

Rien ne destinait cette jeune princesse, capricieuse et sensuelle, avide de plaisirs, à jouer un rôle important dans l'histoire de la France.

 

Elle sera très vite appelée Isabeau de Bavière.

 

La folie du roi, qui se déclare en 1392, en fera pourtant la régente du royaume. Elle se trouva alors au centre de toutes les querelles et intrigues inexpiables qui s'accumulèrent avec la guerre civile des Armagnacs et des Bourguignons.

 

 

 

 isabeau.gif

 

 

 

Piètre en politique, elle ne sera pas à la hauteur de la situation et laissa les parents du roi se disputer le pouvoir, soutenant d'abord le duc de Bourgogne puis le duc d'Orléans.

 

L'histoire n'a retenu d'elle que ses vices, sa cupidité, ses trahisons, ses crimes.

 

Un fil conducteur guida tous ses choix : trouver de l'argent pour ses fêtes et pensionner son avide famille.

Par ses goûts du luxe, elle devient vite impopulaire, d'autant plus qu'elle signe en 1420 le traité de Troyes faisant du roi d'Angleterre l'héritier de la couronne de France, déshéritant ainsi Charles VII.

 

Isabeau, retirée dans l'hôtel Saint-Pol, mourut dans le mépris général.

 

 isabelle.jpeg

 

 

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Samedi 16 juin 2007
publié dans : Les Reines de France

On assiste à la fin du 6ème siècle à une véritable guerre autour de la famille du sorcier Chilpéric, roi de Neustrie, qui est entouré de sorciers et de sorcières qui veulent tous son pouvoir et qu’il est incapable de contrôler. Résultat : une avalanche de maléfice, de mort et d’intrigue qui entraîne dans la mort de nombreux sorciers, dont certains sont torturés et tués par des moldus.fredegonde.JPG

 

En 578, la Reine Frédégonde, puissante sorcière, perdit un de ses fils, qui mourut d’une obscure malédiction répugnante. Les courtisans, pour faire leur cour à la reine, accusèrent le général Mummol, qu'elle haïssait, de l'avoir fait périr par ses charmes et maléfices. Le général Mummol était lui aussi un grand magicien et Frédégonde qui craignait de l’attaquer de front le fit accuser de sorcellerie pour lui nuire dans le monde moldus. Pour ce faire, la reine fit arrêter plusieurs femmes de Paris, qui confessèrent au milieu des tortures qu'elles étaient sorcières, qu'elles avaient tué plusieurs personnes, que Mummol devait périr, et que le prince avait été sacrifié pour sauver Mummol. On redoubla alors leurs tourments ; les unes furent brûlées, d'autres noyées ; quelques-unes expirèrent sur la roue.

 

Après ces exécutions, Frédégonde partit pour Compiègne, et accusa Mummol auprès du roi. Ce prince le fit venir ; on lui lia les mains derrière le dos, on le pendit à une poutre, après quoi on se mit à le juger. On lui demanda quels maléfices il avait employés pour tuer le prince. Il ne voulut rien avouer de ce qu'avaient déposé les sorcières, mais il convint qu'il avait souvent charmé des onguents et des breuvages, pour gagner la faveur du roi et de la reine.

 

Quand il fut retiré de la torture, il appela un sergent, et lui commanda d'aller dire au roi qu'il n'avait éprouvé aucun mal. Le roi Chilpéric, entendant ce rapport, s'écria : Il faut vraiment qu'il soit sorcier, pour n'avoir pas souffert de la question !... En même temps il fit reprendre Mummol ; on l'appliqua de nouveau à la torture ; on le déchira de verges à triples courroies, on lui ficha des pieux sous les ongles des pieds et des mains ; et, quand on se préparait à lui trancher la tête, la reine lui fit grâce de la vie, se contentant de prendre tous ses biens : même pour assouvir une vengeance on ne fait pas mettre un sorcier a mort par des moldus! On le plaça sur une charrette qui devait le conduire en terre des sorciers, où il était né ; mais il ne devait point y mourir : tout son sang se perdit pendant la route, et il expira d'épuisement et de douleur en terre moldus.

 

On brûla tout ce qui avait appartenu au jeune prince, autant à cause des tristes souvenirs qui s'y attachaient, que pour anéantir tout ce qui portait avec soi l'idée du sortilège .

 

Pendant que ceci se passait à la cour, un paysan d'Auvergne fut griffé par un «diable». Ils avouèrent qu'ils l'auraient noyé s'ils avaient pu. Heureusement pour ce paysan, il avait mangé du pain bénit .

 

Dans les deux années suivantes, la nature souffrit des dérangements extraordinaires ; plusieurs fleuves se débordèrent, et firent d'énormes ravages ; on vit les arbres refleurir en automne ; il parut une comète dans la Touraine ; on y entendit des bruits effrayants, sans en connaître la cause ; Bordeaux fut ébranlé par un tremblement de terre, et tous les habitants se crurent engloutis ; Orléans fut consumé par le feu du ciel, et des brigands ravirent ce que les flammes avaient épargné. À Chartres, du sang pur avait coulé, disait-on, de quelques pains qu'on avait rompus. La peste fut la suite de tous ces fléaux : la dyssenterie (le sortilège inventé par Mummol) devint épidémique ; elle était accompagnée de fièvres, de vomissements, et de plusieurs circonstances qui la rendent assez semblable à la petite vérole. Chilpéric tomba dangereusement malade ; et il n'était que convalescent quand les deux autres fils qu'il avait eus de Frédégonde furent emportés par la dyssenterie.

 

Leur mort causa à la reine une douleur inconcevable ; les intérêts du sang à part, elle ne pouvait voir froidement cette triple perte. Elle se trouvait désormais sans appui ; si son mari venait à mourir, elle avait mille ennemis à redouter, et ses barbaries lui avaient fait peu d'amis sur qui elle pût compter. Il ne restait à Chilpéric qu'un fils de sa première femme (Galswinthe soeur de Brunhaut la puissante sorcière ennemi de Frédégonde). Il se nommait Clovis, et comptait environ vingt-cinq ans. Il était le fils d’une autre sorcière, ennemi de Frédégonde que cette dernière avait remplacée sans vergogne dans le lit du roi. Ce jeune prince, que la mort de ses frères rendait l'unique héritier du trône de Neustrie, fut assez indiscret pour s'expliquer sans ménagement contre Frédégonde, qu'il regardait comme son ennemie. La reine, qui n'avait déjà que trop d'inquiétudes sur l'avenir, résolut de s'en débarrasser.

 

Clovis aimait une jeune fille de basse extraction, moldus de surcroît. Un émissaire de Frédégonde vint dire au roi que ses deux fils étaient morts par suite de maléfices, et que les auteurs de ce double crime étaient connus. « Clovis avait une grande passion pour la fille d'une magicienne ; il avait employé les noirs artifices de sa mère pour se défaire des deux princes ; et, si la reine ne prenait de justes mesures, le même sort lui était préparé. » Le tyran, qui se laissait mener par sa femme, lui permit de faire des informations. La jeune amante de Clovis fut la première victime de Frédégonde ; elle la fit fouetter de verges, et lui fit couper les cheveux, qu'elle attacha audacieusement à la porte du prince. La mère fut mise à la question, et avoua tout ce qu'on voulut pour se racheter de l'horreur des tortures : elle était magicienne, et, de concert avec Clovis, elle avait contribué à la mort des princes.

 

Frédégonde, munie de ces preuves, en alla rendre compte au roi, qui ne douta plus, et abandonna son fils au ressentiment de sa marâtre. Il fut désarmé, dépouillé même des habits qu'il portait, et des marques de sa naissance, revêtu d'un habit grossier, et conduit, dans ce triste état, devant la reine, qui le fit charger de chaînes et conduire en prison. Là, on procéda à son interrogatoire. Le prince nia fermement tout ce dont on l'accusait ; mais on avait trop besoin de lui trouver des crimes, pour lui laisser le temps de prouver son innocence. Il fut conduit dans un château, où on le trouva poignardé au bout de quelques jours. La reine dit et fit croire à Chilpéric, que Clovis, probablement agité par les remords, s'était tué lui-même. On apporta devant le roi le corps du jeune prince, sur lequel on avait eu la précaution de laisser le couteau ; et Chilpéric porta la stupidité du sentiment jusqu'à voir cette sanglante scène avec indifférence. Les biens de Clovis furent confisqués au profit de Frédégonde.

 

La femme qu'on avait dite magicienne, et qui avait vu périr sa fille pour un crime imaginaire, se rétracta de tous les aveux qu'elle avait faits ; mais on se hâta de lui imposer silence en la conduisant au bûcher, où elle fut brûlée vive.

 

Si Frédégonde était féroce envers les magiciens qui pouvaient lui nuire, elle agissait autrement, quand elle n'avait rien à redouter. Elle protégeait même de nombreux sorciers et sorcières. Pendant qu'elle condamnait à mort Mummol et Clovis pour sorcellerie, des femmes hystériques qu’elle protégeait rendaient publiquement leurs oracles, et donnaient à la multitude le spectacle, alors commun, des possessions. De sorte que chez les moldus la confusion était totale.

 

Ageric, évêque de Verdun, fit arrêter une magicienne qui avait acquis de grandes richesses en découvrant les voleurs et en retrouvant les objets volés. Cette sorcière possédait de grand don de voyance et les utilisait. Torturée elle refusa d’avouer qu’elle travaillait pour le diable (les moldus ont souvent cette idée farfelu). Tandis qu'on avisait aux moyens de lui faire changer de ton, la possédée parvint à s'échapper ; elle se réfugia vers Frédégonde, qui la prit sous sa protection, et sut la cacher aux exorcistes, en la gardant plusieurs jours dans son palais.

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Mardi 5 juin 2007
publié dans : Les Reines de France
Née en 1260, elle a tout juste 14 ans quand elle devient la seonde épouse de Philippe III, roi de France.   Elle est la fille du duc de Brabant, Henri III, dit le débonnaire, et de Alix de Bourgogne.

Le roi  âgé de 30 ans, après 3ans de veuvage, épouse cette jeune princesse le 21 août 1274 , à Vincennes, où de brillantes fêtes suivent la cérémonie religieuse.   3 jours plus tard, le couronnement de la nouvelle reine de France se déroule dans la Saint e-Chapelle du palais de la cité.mariage-medieval-moyen-age.jpg

Marie a hérité de son père le goût des lettres, elle joint à une élégance naturelle le raffinement de l'esprit et de la sensibilité artistique.   A la cour de France, elle apporte sa fraicheur, sa gaieté rayonnante et invite de nombreux poètes.

Elle aura 3 enfants Louis, Marguerite et Blanche.

En 1285, à la mort de Philippe, elle n'a que 25 ans.

Jeune veuve et mère, elle se consacre à l'éducation de ses enfants: par leur mariage, elle tisse alliance avec le comte d'Artois, le roi d'Angleterre et l'empereur du Saint Empire germanique. Mais elle les voit tous les 3 mourir avant elle; d'abord Blanche en 1306, puis en 1317 Marguerite, reine d'Angleterre et Louis comte d'Evreux en 1319.


Retirée dans un monastère, elle meurt  en 1321.  Son corps est inhumé à Paris au couvent des Cordeliers
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Mardi 24 avril 2007
publié dans : Les Reines de France
Élisabeth d'Autriche est la fille de l'empereur Maximilien II et de Marie d'Autriche.

Le 26 novembre 1570, elle épouse le roi de France Charles IX . Son entrée à Paris est grandiose, masquant sans doute la future vie discrète qu'elle passera en France. Elle donne à son mari une fille qui meurt à cinq ans, Marie-Élisabeth (dite aussi Maria-Ysabel), mais pas de fils.

Élisabeth ne reste que trois ans à la Cour, mais elle y laisse de bons souvenirs, de par sa douceur, sa beauté et sa bonté. Très réservée, et ne parlant pas le français, elle reste une des reines les moins connues de la Renaissance. Se liant d'amitié avec sa belle-sœur Marguerite de France, elle trouva en celle-ci une confidente. Elles correspondront même après le  départ d'Elisabeth pour son pays natal. Lorsque que cette dernière apprit que Marguerite se trouvait sans revenus, elle lui cèda généreusement la moitié de son douaire.

Délaissée par Charles IX qui la trompe avec Marie Touchet, elle reste en marge de la cour de France. elisabethd-autriche.jpg

Ses vertus édifièrent : le célèbre Pierre de Brantôme en fit l'éloge. Il qualifia Elisabeth d' une des meilleures, des plus douces, des plus sages et des plus vertueuses Reines qui régnât depuis le règne de tous les Rois.

A la mort de son mari, son père souhaita alors la marier au nouveau roi, Henri III, mais celui-ci rejette cette avance.

Un autre projet de mariage s'offrit alors à la reine douairière : Philippe II d'Espagne se trouvait veuf. Elle refusa : Les Reines de France ne se remarient point, comme l'avait naguère dit Blanche de Navarre. Elle regagna donc l'Autriche où elle fondit un ordre religieux à Vienne. elle s'éteint à l'âge de 38 ans.
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Mardi 24 avril 2007
publié dans : Les Reines de France

Née à Madrid en 1601, décédée à Paris en 1666.

 

Fille aînée de Philippe III d’Espagne et de Marguerite d’Autriche, Anne d’Autriche perd sa mère à l’âge de dix ans et reçoit l’éducation pieuse d’une infante.

 

Le 25 décembre 1615, alors âgée de 14 ans, elle épouse Louis XIII. Ce mariage, longuement négocié, symbolise le rapprochement de la France et de la maison d’Autriche.

 

anne_autriche.jpgEn 1638 naît son fils aîné Louis Dieudonné, le futur Louis XIV.

Louis XIII ne l’aime guère, Richelieu s’en méfie, le duc de Buckingham l’idolâtre, Mazarin, a toujours compté sur son soutien


Délaissée par le roi, elle intrigue à la tête du parti dévot, défend l’alliance avec l’Espagne et s’oppose constamment à Richelieu.

 

Sa participation à la conspiration de Cinq-Mars, destinée à assassiner le cardinal, ne anne_autriche_louis_xiv.jpgpeut être prouvée.

 

 

A la mort de Louis XIII, la reine obtient du Parlement de Paris la cassation du testament du roi et la régence du royaume pendant la minorité de Louis XIV.

 

Elle conserve à ses côtés Mazarin, que Richelieu avait choisi pour successeur ; la reine en fait son amant et le soutient constamment durant la Fronde.

 

Elle favorisera le mariage de son fils Louis XIV et de sa nièce, l’infante Marie-Thérèse, fille du roi Philippe IV d’Espagne. Louis XIV lui rendit de grands devoirs et lui dissimula, tant qu’elle vécut, les désordres de sa vie privée.

 

Anne d’Autriche, malgré les épreuves domestiques et les troubles publics, préserva toujours sa dignité et celle de la couronne.

 

Le 20 janvier 1666, à soixante-cinq ans, elle meurt au Louvre.
Elle est inhumée à Saint-Denis.
Son coe
ur est au Val-de-Grâce.

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Samedi 21 avril 2007
publié dans : Les Reines de France

Fille de Louis II d'Anjou, duc d'Anjou et roi titulaire de Naples, et de Yolande d'Aragon, Marie est née le 14 octobre 1404 à Angers.

Épouse de Charles VII en 1422, c'est une femme pieuse et effacée. Elévée auprès de son futur époux, ils furent mariés en avril 1422 à Bourges. Elle est couronnée reine de France en 1422 avec son époux, Charles VII de France.

En outre, elle remplit son rôle de reine car elle donne à son époux treize enfants, de santé plutôt fragile dont l'héritier au trône, le futur Louis XI.

C'est une femme pieuse qui vit dans l'ombre de son époux. Ce dernier la délaisse, il lui préfère la « belle » Agnès Sorel. Pourtant, elle connut Charles dès sa jeunesse, celui-ci ayant passé son enfance en Anjou.Marie d'Anjou

Elle s'éteint après deux ans de veuvage, à l'âge de 61 ans, en revenant d'un pèlerinage à Saint Jacques de Compostelle, après un règne marqué par les victoires de la France sur l'Angleterre, et notamment la délivrance d'Orléans par Jeanne d'Arc.

 

 

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Vendredi 20 avril 2007
publié dans : Les Reines de France

Fille de Laurent II de Médicis, duc d'Urbino, et nièce du pape Clément VII, elle devint un personnage politique dont le rôle fut essentiel au XVIe siècle.

Éclipsée par la favorite d'Henri II, Diane de Poitiers, elle ne fut pas délaissée par le roi, mais dut attendre d'exercer la régence à l'avènement de Charles IX, pour montrer ses capacités à gouverner et son sens de l'état.

La mort de son mari, en 1559, fut le fondement de son pouvoir et sa justification.

Dépourvue de tout fanatisme, elle chercha à mener une politique de conciliation entre les catholiques et les protestants, et maintint pendant un quart de siècle, dans une période très troublée par les guerres de Religion, l'unité du royaume.

Elle favorisa le mariage de sa fille Marguerite avec Henri de Navarre.


D'une grande curiosité intellectuelle, elle avait réunies, dans son palais, des peintures, des tapisseries, des sculptures, des émaux, des minéraux et toutes sortes de curiosités.

Très favorable à une politique artistique, elle poursuivit la construction du Louvre, et commença celle des Tuileries.

Ses plaisirs préférés étaient ceux de la vie de famille, mais elle appréciait aussi les fêtes mondaines, les bals, les tournois, les spectacles, notamment la comédie italienne ; elle aimait la musique, le chant, la danse, les ballets, et s'intéressait aux poètes, qu'elle protégea. Elle évoluait dans un milieu dissolu mais cultivait la vertu. Épistolière douée, sa correspondance est abondante, et des allusions aux portraits s'y rencontrent souvent.


Jeune, les ambassadeurs la décrivent petite, maigre, les traits sans finesse, les yeux saillants. Lorsqu'elle fut plus âgée, ils se dirent frappés par son teint olivâtre et son embonpoint, embonpoint auquel s'ajoutaient ses nombreuses grossesses. Cela ne la privait pas des plaisirs de la chasse. Dès son arrivée en France, son beau-père le roi François Ier l'emmena traquer ours et sangliers avec ses intimes. Passionnée d'équitation, elle pratiqua ce sport jusqu'à la soixantaine. Elle partageait la passion des chevaux avec son fils Charles IX.

Elle aurait introduit, en France, le chevauchement en amazone.Catherine de Medicis

On la rend généralement responsable du massacre de la nuit de la Saint-Barthélemy, le 24 août 1574, pendant laquelle les chefs protestants réunis à Paris pour le marriage du roi, furent assassinés dans leur lit.

Catherine de Medicis


 

 

 

 

 

 

 

 

Après la mort d'Henri II en 1559, la reine, âgée de quarante ans, porta le deuil toute sa vie et resta vêtue de noir. Elle exclut, le luxe vestimentaire qu'elle affichait du vivant de son mari, et s'habilla de robes de laine noire

À deux reprises, lors des mariages de Charles IX et Henri III, elle arbora des robes de soie et de velours sombre. Elle joua de ses vêtements de veuve comme d'un pouvoir. Catherine de Médicis porta la coiffure de deuil, le chaperon rigide aux bords arqués, avec une pointe s'avançant sur le front, recouvert par un long voile tombant dans le dos, coiffure qu'elle mit à la mode pour longtemps. Elle se servit également de son deuil pour exalter la mémoire du roi défunt. Dans son hôtel, sa demeure personnelle, elle fit construire une colonne colossale dont la décoration indiquait qu'il s'agissait d'un monument de piété conjugale. Cette colonne, seul vestige de ce lieu, est appelée Colonne de l'horoscope.
François Clouet traduit avec un certain réalisme la maturité de la reine. Son intelligence, son sens de l'autorité, sa fermeté, transparaissent dans son regard, atténués cependant par une expression méditative.

Catherine aimait ses enfants passionnément. Elle nourrissait, notamment à l'égard d'Henri III, un amour aveugle. Pour qu'il ne s'éloigne pas, elle toléra sous son règne une grande liberté de mœurs.

Elle est morte à Blois en 1589.

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Jeudi 19 avril 2007
publié dans : Les Reines de France

Née le 14 mai 1953 à Saint-Germain-en-Laye, Marguerite est le 7eme enfant Reine Margotd'Henri II et de Catherine de Médicis.

Elle épouse Henri de Navarre en 1572.

Leur mariage représente une tentative de réconciliation entre les catholiques et les protestants, mais qui sera sans effet, puisque quelques jours plus tard à peine, dans la nuit du 23, se produit la boucherie connue sous le nom de massacre de la Saint-Barthélemy et qui entraîne la mort de milliers de partisans du futur Henri IV.

Marguerite n'éprouve que peu d'attirance pour son mari qui sent fort, parle haut et rude. Il la trompe "on lui compte une cinquantaine de maïtresses" et réciproquement.


Marguerite de Valois participe, de connivence avec son frère le duc d'Anjou, François d'Alençon, à des intrigues contre le roi Henri III, leur frère, de sorte qu'elle est chassée de la cour.



Le roi la répudiera en 1599 pour épouser Marie de Médicis. Elle devient reine de France et de Navarre quand Henri de Navarre monte sur le trône, mais cela ne change rien à son exil ; vivant séparée de son mari, elle ne peut lui donner d'enfant, le roi la répudiera en 1599 pour épouser Marie de Médici.

Elle conserve pourtant son titre de reine et revient à Paris en 1605 où elle s'installe, entourée de ses amis, dans son hôtel de la rue de Seine pour y vivre dans le faste.

C'est là qu'elle décède en 1615.

 

Marguerite de Valois


Elle est plus connue sous le nom de "Reine Margot" que lui a donné Alexandre Dumas dans son roman.

 

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Jeudi 19 avril 2007
publié dans : Les Reines de France

Reine de France de 1600 à 1642.

Marie est la sixième enfant de François Ier de Médicis, et de Jeanne archiduchesse d'Autriche.

Elle épouse le roi Henri IV le 16 décembre1600 à Lyon.

Interprète de ballets, collectionneuse, son mécénat artistique contribue à développer les arts en France. Proche des artistes de sa Florence natale, elle fut formée au dessin par Jacopo Ligozzi.

Son arrivée en France, après son mariage florentin par procuration et avant la cérémonie de Lyon, est retentissante. Deux mille personnes constituent sa suite. C'est Antoinette De Pons, marquise de Guercheville et dame d'honneur de la future reine qui est chargée de l'accueillir à Marseille. La marquise avait su si bien résister aux projets galants du roi que celui-ci lui avait dit : "Puisque vous êtes réellement dame d'honneur, vous le serez de la reine ma femme". Il tient parole et la charge d'aller la recevoir à Marseille. Après son débarquement, Marie de Médicis rejoint son époux à Lyon où ils passent leur première nuit de noce.

Marie de Médicis est rapidement enceinte et met au monde le dauphin Louis le 27 septembre 1601 au grand contentement du roi et du royaume qui attendent la naissance d'un dauphin depuis plus de quarante ans. Marie continua son rôle d'épouse et donne à son mari une nombreuse progéniture.


Marie de Médicis ne s'entend pas toujours avec Henri IV. D'un tempérament très jaloux, elle ne supporte pas les aventures féminines de son mari, et les nombreuses indélicatesses de ce dernier à son égard. En effet il l'oblige à côtoyer ses maîtresses, et lui refuse souvent l'argent nécessaire pour régler toutes les dépenses qu'elle entend réaliser pour manifester à tous son rang royal. Des scènes de ménage ont lieu entre les deux époux, suivies de périodes de paix relative.


Marie de Médicis tient beaucoup à se faire couronner officiellement reine de France, mais Henri IV, pour diverses raisons, politiques notamment, repousse la cérémonie. Il faut attendre le 13 mai 1610, et la prévision d'une longue absence du roi pour que la reine soit couronnée à Saint-Denis et fasse son entrée officielle dans Paris. Le lendemain le roi est assassiné.

Marie de Médicis assure à partir de ce moment la régence au nom de son fils Louis XIII, âgé de seulement 9 ans, beaucoup trop jeune pour régner par lui-même. Marie s'implique dans les affaires politiques de la France.


C'est bien des années après, lorsque Marie de Médicis est exilée par son fils, que naît lentement la légende noire de Marie de Médicis : on parle alors de montée en puissance de ses favoris italiens, du gaspillage financier causé par l'appétit financier de la reine et de son entourage, de la maladresse et la corruption de sa politique qui auraient dominé sous le gouvernement de Marie de Médicis. Par ailleurs, la reine et le roi son fils s'entendent mal. Se sentant humilié par la conduite de sa mère, en 1617, Louis XIII organise un coup d'état en faisant assassiner Concino Concini. Prenant le pouvoir, il exile Marie de Médicis au château de Blois.


En 1619, la reine s'échappe de sa prison et provoque un soulèvement contre le roi son fils ("guerre de la mère et du fils"). Un premier traité, le traité d'Angoulême, négocié par Richelieu, apaise le conflit. Mais la reine-mère n'étant pas satisfaite, relance la guerre en ralliant à sa cause les Grands du royaume ("deuxième guerre de la mère et du fils").


A cette époque, Marie de Médicis joue un rôle de mécène très important dans la vie parisienne en commandant de nombreuses peintures, notamment à Guido Reni et surtout à Rubens qu'elle fait venir d'Anvers pour l'exécution d'une galerie de peintures consacrée à sa vie. De nos jours, il subsiste 22 tableaux qui sont conservés au Louvre.


Elle décide finalement de se retirer de la cour. Le roi la jugeant trop intrigante, parvint à la faire partir au château de Compiègne. De là, elle réussit à s'enfuir à Bruxelles en 1631, où elle compte plaider sa cause. Réfugiée auprès des ennemis de la France, Marie est privée de son statut de reine de France et donc, de ses pensions.


La fin de Marie de Médicis est pathétique. Pendant plusieurs années, elle voyage auprès des cours européennes, en Angleterre puis en Allemagne, sans jamais pouvoir rentrer en France. Réfugiée dans la maison natale de Rubens, elle meurt en 1642 quelques mois avant Richelieu.

 

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Mardi 27 mars 2007
publié dans : Les Reines de France

Marie d’Angleterre
Reine de France 1514.

 

Marie était la fille du roi d’Angleterre Henri VII. Marie Tudor et Louis XII

Louis XII décida de l’épouser aprés la mort de sa deuxième épouse, Anne de Bretagne survenue le 9 janvier 1514. A la suite de la déroute Française en Italie, la France avait été vaincue par l’Angleterre à Guinegatte (Août 1513) et cette union constituait une des closes de la paix. Par ailleurs, le roi recherchait toujours un fils que sa précédente épouse n’avait pu lui donner.

Le mariage fut célébré en octobre 1514.

Plus folle que reine, Marie était séduisante, enjouée, coquette, peu intelligente et avait été mal élevée. Son instruction ne fut pas très poussée et elle n'avait pas été préparée à son rôle de reine.

Après le mariage, Louis XII déperit à vue d'oeil. Moins d'un an après la mort d'Anne de Bretagne, il rejoignit son épouse qu'il avait tant pleurer et si vite remplacée.

Marie à partir de cet instant n'eut plus qu'une idée en tête, épouser son cher Suffolk. Elle fut pourtant condamnée à une claustration de 6 semaines dans sa chambre comme toutes les veuves royales.

On la remaria ensuite en secret à son grand amour Suffolk et ils quittèrent la France. Ils firent un long séjour à la campagne le temps de laisser appaiser les rumeurs, le couple repris ensuite sa place à la cours d'Angleterre mais en arrière-plan.

Suffolk s'accomoda de ses sautes d'humeur et de ses caprices et elle lui donna 3 enfants.

Telle fut la fin de Marie d'Angleterre, qui après avoir été reine de France pendant 3 mois, retourna partager la vie d'un seigneur de son pays. Elle est la seule entre les princesses royales, en ces temps, à la gloire elle préféra l'amour. Ce choix lui réussit ce qui est encore plus rare.Marie Tudor et Louis XII

L'une de leur petite fille Jane Grey se disputera le trône avec Mary Tudor "la sanglante", règnera 9 jours et péri sur l'échafaud.

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