Cependant la montée du christianisme s’accompagne de la régression de l’utilisation des parfums et des cosmétiques. Des plantes odorantes et médicinales « les simples » demeurent cependant dans les jardins des couvents.
Il faut attendre que les croisés reviennent d’Orient avec, dans leurs bagages, des huiles, des potions et des senteurs nouvelles pour réintroduire dans toute l’Europe un véritable engouement pour les parfums. En1190, le privilège du commerce des parfums est attribué aux gantiers, enviés par les merciers. En1594, un édit interdit de s’intituler parfumeurs ; vingt ans plus tard, les gantiers reconquièrent le droit de s’appeler " parfumeurs ", à condition de ne vendre que des produits de leur fabrication.
Le parfum est utilisé sous toutes ses formes : poudres, lotions. Ils sont réputés pour leurs vertus purificatrices. La puanteur est, en effet, supposée transporter les miasmes ; le parfum, en s’infiltrant dans le corps, est sensé guérir toutes les maladies (y compris les tumeurs). Mais il est aussi un outil de séduction : les femmes n’hésitent pas à glisser dans leurs vêtements des sachets de poudre d’Iris.
Les flacons sont de métal émaillé ou réalisés en verre soufflé de Venise (selon des techniqus orientales utilisées à Murano et donnant au verre un aspect blanc laiteux ou à filligranes) et de Bohême aux formes originales, même si héritées de la tradition vénitienne.