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Les Petits Potins de L'Histoire

Les Petits Potins de L'Histoire

Bienvenue sur "Petits Potins de L'Histoire" J'espère que vous prendrez plaisir à me lire .... N'hésitez surtout pas à me proposer des idées ou de créer vous même un article, je mettrai en ligne avec plaisir...


Hantés par le salut de Jean Verdon - 2 ème partie

Publié par Kitty sur 16 Septembre 2007, 19:46pm

Catégories : #Contes et Légendes

Le mariage est indissoluble. Le divorce au sens actuel du terme n'existe donc pas. Seule la mort met fin à l'union. Toutefois, l'annulation peut être prononcée dans certains cas, lorsque les époux sont parents à un degré prohibé - les interdictions de parenté sont très étendues - ou que l'homme se montre incapable de remplir le devoir conjugal.

 

 

 

La crainte de subir des tourments éternels est telle que la mort est rarement affrontée sans que l'on ait pris soin de se mettre auparavant en règle avec l'Eglise. Il convient donc de se confesser avant de mourir, voire en cas de risques graves, lors d'un accouchement par exemple. En revanche, la communion n'est pas obligatoire. Refuser les derniers sacrements est extrêmement rare, car une telle attitude entraîne l'interdiction d'être enterré en terre bénie et la relégation hors du cimetière comme un animal. Il a fallu une campagne d'opinion menée par Philippe de Mézières à la fin du XIVe siècle pour que cette peine supplémentaire (le refus des derniers sacrements) ne soit plus infligée aux condamnés à mort.

 

 

 

Le dimanche, tout chrétien doit s'abstenir des oeuvres serviles et assister à la messe - obligation formulée par le concile de Latran de 1215. Il en va de même pour les différentes fêtes. Cette messe doit être entendue dans la paroisse, à partir de l'âge de discrétion (ou de raison), aux environs de 7 à 10 ans. Il s'agit normalement de la grand-messe, à laquelle doit assister au moins un membre de la famille ; c'est alors que sont faites les publications, en particulier les bans de mariage.

 

 

 

« Entendre la messe » doit être pris dans son sens littéral, car les fidèles ne participent pas activement. La consécration constitue toujours le moment essentiel de l'office. C'est au XIIe siècle qu'apparaît le rite de l'élévation afin que les fidèles puissent vénérer l'hostie cachée par le prêtre, puisqu'il célèbre la messe le dos tourné à l'assemblée. La messe est en quelque sorte interrompue pour que chacun adore personnellement le Saint Sacrement au lieu de s'unir au sacrifice de l'Eglise.  Il n'est donc pas surprenant que des prêtres élèvent très longuement l'hostie. La communion souffre de cette attention excessive portée à l'élévation.

 

 

 

Sans qu'il y ait obligation formelle, l'usage se répand à la fin du Moyen Age chez les simples fidèles d'assister quotidiennement à la messe. Le chevalier de La Tour Landry, auteur d'un ouvrage rédigé à la fin du XIVe siècle et destiné à l'éducation de ses filles, critique la chrétienne qui se « contente d'entendre une messe basse et de dépêcher un ou deux Pater ».

 

 

 

Inversement, certains s'abstiennent d'assister à la messe dominicale. Dans quelle proportion ? Si les statuts synodaux rappellent fréquemment cette obligation, c'est qu'elle n'est guère suivie. On a essayé pour la Flandre d'avoir une idée des présences à l'aide du produit des quêtes, mais en raison de la disparité des dons, le résultat est aléatoire. Disons seulement que la pratique est variable mais que les églises se remplissent particulièrement lors des épidémies, par exemple en 1348 en France au moment où arrive la peste noire.

 

 

 

L'année liturgique commence avec l'avent, période de quatre semaines qui précède Noël, et temps de pénitence comme le carême. Elle est rythmée par les fêtes chrétiennes de Noël, de Pâques et de la Pentecôte. C'est à saint François d'Assise que l'on doit la crèche car, en 1223, il célèbre la messe de Noël sur une mangeoire. On a amené un nouveau-né, ainsi qu'un âne et un boeuf.

 

 

 

Pâques, fête de la Résurrection du Christ, constitue la principale fête chrétienne. Tout fidèle doit alors se confesser et communier. La pratique de la confession évolue au cours des siècles. De la période carolingienne jusqu'au XIIe siècle, il y a deux manières de faire pénitence : pénitence publique pour les fautes graves publiques et pénitence tarifée pour les fautes graves occultes. La pénitence tarifée - selon le mode insulaire né dans les monastères celtes et anglo-saxons (Irlande et Bretagne), le pécheur va trouver son confesseur, avoue ses fautes, se voit imposer une pénitence, revient pour recevoir l'absolution après avoir accompli cette pénitence - est à l'origine de la pénitence sacramentelle en usage dans l'Eglise latine.

 

 

 

A partir du XIIIe siècle, triomphe un système tripartite : la pénitence publique solennelle dont l'administration est réservée à l'évêque ; la pénitence publique non solennelle, à savoir le pèlerinage pénitentiel, que tout curé peut imposer ; enfin, la pénitence privée sacramentelle due pour les péchés occultes de toutes natures. C'est cette dernière qui est en vigueur à notre époque. Le concile de Latran IV en 1215 impose la confession et la communion annuelles : l'on fixe ainsi un minimum. Attiédissement de la religion ou scrupule ?

 

 

 

Le chrétien doit se confesser au curé de sa paroisse, sinon il risque l'excommunication et le refus d'une sépulture religieuse en cas de décès. Cette pratique concerne tous les chrétiens dès l'âge de discrétion. Il ne semble pas que la confession annuelle ait été strictement observée. En tout cas, beaucoup de chrétiens semblent se limiter à elle. D'autres, plus scrupuleux, recourent plus souvent au sacrement de pénitence. Lors du procès de réhabilitation de Jeanne d'Arc, l'un de ses parrains dit « qu'il vit ladite Jeannette se confesser à Pâques et aux autres fêtes solennelles ». Messire Henri Arnolin, prêtre, « dit qu'elle se confessait volontiers et souvent ».

 

 

 

La communion pascale constitue un élément essentiel de la pratique religieuse. Généralement c'est entre les Rameaux et Pâques qu'elle a lieu, et ceci dès l'âge de discrétion. Là encore les fidèles semblent se limiter au strict minimum.

 

 

 

Il existe aussi des pratiques facultatives. Le Christ s'est intéressé avant tout aux plus pauvres. Aussi la charité est-elle une vertu que le chrétien se doit de pratiquer. Ses dons compensent en quelque sorte ses péchés et lui acquièrent des mérites. De sorte que les riches, et particulièrement les hommes d'affaires qui pour s'enrichir ont eu recours à des procédés condamnés par l'Eglise, font des donations parfois importantes sur leur lit de mort.

 

 

 

Francesco di Marco Datini, riche marchand de Prato (Toscane) connu pour son esprit de lucre, lègue sa fortune et sa demeure à l'hôpital qu'il établit pour les pauvres de sa ville, à condition toutefois que cet établissement conserve ses archives à perpétuité. Le testament en date du 20 août 1409 de Jeanne la Héronne, marchande de poisson, contient de nombreux legs pieux et charitables, qui ne semblent laisser qu'une portion congrue à sa famille, auxquels elle ajoute un codicille deux ans plus tard pour y apporter quelques modifications : organisation de ses obsèques et prières pour le repos de son âme, dons charitables à des églises, des malades, des filles à marier, de pauvres veuves.

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