Louis XIII a, sur la rive droite fait construire un nouveau mur, mais Paris manque toujours cruellement de place.
Les maisons ordinaires, aux murs à colombage, sont assez étroites, avec une ou deux fenêtres par étage. Constituées d'un rez-de-chaussée de pierre et de trois ou quatre étages de bois et de torchis (terre argileuse + paille ou foin), elles sont desservies par un escalier à vis.
Seules les demeures de nobles possèdent une cuisine et une cheminée. Ces étages, en encorbellement, permettent aux passants de s'abriter mais laissent peu de place à la lumière.
Dans une même rue, on peut passer devant une maison, un hôtel, un couvent, une boutique, Les modestes dimensions des rues (5 m de large maxi et 7 m pour les grands axes) sont encore réduites par le ruisseau central dans lequel on jette les détritus ; ces égouts à ciel ouvert coulent vers la Seine.
Le sol est boueux et il faut attendre Philippe Auguste pour que les artères principales soient pavées. On repère les maisons par leur enseigne en fer forgé ou de bois peint.
Les enseignes peuvent être d'ordre religieux, astral, botanique, animal, fantastique... les tavernes préféreront les armes (l'Ecu de France, Arquebuse...).
Les rues médiévales sont inadaptées à la circulation ; les encombrements sont très fréquents ; Les chariots, déséquilibrés par les trous se heurtent et perdent une partie de leur chargement, provoquant fréquemment des incidents corporels.
Mais le danger peut également venir des échafaudages que les roues arrachent au passage ! Même un cheval peut devenir dangereux s'il est effrayé par la foule.
La consommation de l'eau de Seine commence à poser un réel problème.
Non potable à cause des rigoles de sang des abattoirs, des égouts, des latrines des maisons des ponts et la pollution causée par les tanneries. On met donc en place un système d'acheminement par aqueducs d'eaux de source.
On creuse des puits ; mais l'eau puisée de la nappe phréatique est corrompue par des infiltrations.