Les adversaires sont bien choisis : célibataires contre jeunes mariés, paroisse contre paroisse, quartier contre quartier. Ces jeux violents permettent d’assouvir les haines, de régler des comptes et provoquent souvent de très graves blessures.
Le tir à l’arc ou à l’arbalète est une distraction très prisée. Il s’agit de viser un oiseau accroché à un mât ou au clocher d’une église... le vainqueur des compétitions est élu pour l’année Roi et jouit d’une exemption d’impôts, du service du guet, acheter ou vendre de l’alcool sans payer de taxe....Ces tirs sont surtout exercés par les hommes du guet qui ont le droit d’avoir des armes.
La quintaine, à l’origine exercice militaire, est devenu un jeu d’adresse populaire. Les cavaliers doivent renverser à la lance un mannequin.
Certaines courses de chevaux sont organisées dans les rues dégagées des étalages pour la circonstance.
Les habitants de Paris participent allègrement aux manifestations : victoires de batailles, naissance d’un Prince, avènement d’un nouveau Roi au trône... les rues sont recouvertes de sable et de fleurs, les murs des maisons sont cachés par des draps colorés ou des feuillages... lanternes et flambeaux brûlent toute la nuit.
Les funérailles sont également célébrées. Les murs des maisons sont recouverts de draps sombres, ornés d’écussons aux armes du défunt. Les chevaux du cortège sont également caparaçonnés de deuil. Le peuple, vêtu de noir, portant une lanterne est précédé des ecclésiastiques et notables tenant un cierge à la main.
La ville accueille fréquemment des bateleurs qui rompent la monotonie quotidienne ; ils sont à la fois diseurs de bonne aventure, montreurs de bêtes étranges, chanteurs, musiciens....
Mais le jongleur reste le plus populaire. Il est capable de monter un divertissement complet à lui tout seul. : Acrobate, mimeur, conteur, musicien, poète, chanteur...
Les étudiants donnent eux aussi des représentations théâtrales aux alentours de Noël et pendant la fête des Fous qui se déroule dans la Cathédrale.
Les grandes fêtes se préparent plusieurs jours à l’avance. Il faut nettoyer les rues, dresser des estrades, décorer les murs des maisons, ériger des arcs de triomphe, aménager des fontaines de vin, de liqueur et de lait.
La veille des festivités, les riverains déguisés font un grand feu de joie autour duquel ils dansent la farandole et poussent des cris de joie. Le jour J, les rues deviennent multicolores et bruyantes.
Une fois par an, un cortège se forme sous la conduite du « Prince des sots » la tête coiffée d’un bonnet à grelots, chevauchant un âne à l’envers. Sa suite se déplace dans un vacarme de casseroles, tambours, trompettes et cris.
Le carnaval annuel annonce le début du Carême ; on s’amuse une dernière fois avant d’entre dans un période d’austérité et de pénitence. Ce jour là, tout est permis.
Les cérémonies religieuses sont importantes et rythment l’année.
Fête du saint patron de la corporation à laquelle on appartient
Fête de la saint Louis
Temps de la semaine sainte et de Pâques pour ne citer que les plus importantes