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Jeudi 27 septembre 2007
publié dans : Un Peu de Tout

 

C’est dans des bâtiments situés à proximité de l’ancien vélodrome du Karreveld que le premier studio cinématographique est apparu en Belgique.

 

En 1908, Phaté Frères établit une société de distribution de film sur le site du Karreveld.

La firme française souhaite ainsi favoriser son implantation et ses ventes vers d’autres pays.

Au départ, l’infrastructure se résume à un barraquement avec un toit en verre.  Mais comme le cadre verdoyant se prête à des prises de vue extérieures, un studio de cinéma y est adjoint.

Sous la houlette du réalisateur Alfred Machin, une vingtaine de films y sont tournés de 1910 à 1914.

 

La reconstitution de la bataille de Waterloo sera tournée dans le parc voisin de Koekelberg avec de nombreux habitants qui se prêteront au jeu de figurants.

 

 

Alfred Machin dote La Belge Cinéma d’une ménagerie abritant de nombreux animaux exotiques comme les singes, un ours, un chameau, des serpents, et même deux panthères.

Ces animaux seront utilisés pour produire des films d’aventure dont certains tournages s’effectuent dans la forêt de Soignes.

 

Pathé Frères disposait également d’une salle de projection à Molenbeek.  

La guerre met temporairement fin aux activités du studio bruxellois.

Alfred Machin devient correspondant de guerre au sein de l’armée française.  Après la guerre, il ne reviendra qu’une seule fois au Karreveld, pour y régler des affaires courantes.  Il est en effet devenu propriétaire du studio Pathé de Nice…

 

A partir de 1919, le studio bruxellois est dirigé par André Jacquemin, ancien collaborateur d’Alfred Machin.  C’est en 1922 que le studio bruxellois ferme ses portes faute d’avoir trouvé une parade à la forte concurrence étrangère.

 

Source 7dimanche – Julien Semninckx

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Dimanche 23 septembre 2007
publié dans : Mes Coups de Coeur

 

 

Algarve, terre de vacances, de soleil, de jolies plages, du plaisir et du farniente.

 

Jusqu’à il y peu, pays d’insouciance et de tranquillité. La destination de rêve à deux heures d’avion.

 

Mais voilà qu’un beau jour, un couple de médecins, brillants, instruits, cultivés, ayant certainement fréquenté à l’université les meilleurs cours de psychologie, on décidé d’aller tranquillement diner au petit restaurant du coin.

 

Banal, me diriez-vous !

 

Certes, il n’y a pas là que quoi fouetter un chat et en quoi cela change quoi que soit à ce paradis idyllique ?

 

Ah oui !, j’oubliais un petit détail.

 

Bien que le merveilleux village de vacances qui les abrite offre des baby-sitters, de surcroit gratuitement paraît-il, ils n’ont pas jugé utile (allez savoir pourquoi ?) d’en faire usage.

 

Kate et Gerry sont donc allés en amoureux faire un petit repas en tête-à-tête.

 

Comme je les comprends, trois jeunes enfants en vacances ce n’est pas de tout repos. Et comme d’après le journal intime de leur mère ils sont un peu difficiles, surtout le soir pour s’endormir, c’est un vrai miracle que ce soir-là ils dorment à poing fermé.

 

L’air envoûtant de la nuit a peut-être eu des effets sédatifs, ou autre chose, va savoir.

 

Le repas a été délicieux. La nourriture elle aussi envoûtante, envoûtante à tel point que personne dans ce restaurant se souvient, ne fut-ce qu’une seule fois,  qu’un deux aie quitté la table chaque demi-heure pour aller s’enquérir du bien-être des gosses comme ils le prétendent.

 

Et puis tout bascule.

 

En rentrant à la maison Madelein manque à l’appel.   

 

Que c’est-il passé pendant les trois heures suivantes ?

 

Pourquoi avoir attendu aussi longtemps pour appeler la police ?

 

Pourquoi n’y a-t-il aucune trace d’effraction ?

 

Pourquoi rien n’est normal dans cette affaire ?

 

Pourquoi qu’alors que des moyens absolument gigantesques, humains et financiers, ont été mis en œuvre, rien ne semble avancer ?

 

Pourquoi une police judicaire réputée dans le monde entier comme une des meilleures soudain s’emberlificote dans des culs-de-sac ? On l’accuse de manipuler voire d’inventer des preuves, par le simple fait que celles-ci  s’orienteraient vers d’autres possibilités que le simple rapt ?

 

 

 

Des milliardaires, des stars, le Pape et même des politiciens de haut vol, supportent, financent, accusent, s’insurgent, ou défendent de manière aveugle et inconditionnelle sur la seule parole des parents.

 

On a recours aux avocats les plus chers d’Angleterre, on engage le propre bâtonnier du barreau portugais, on hérite d’assesseurs des personnalités les plus importantes, comment, pourquoi ?

 

 

 

Bizarre.

 

Vous avez dit bizarre ?

 

Comme c’est bizarre !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je dirais simplement une chose à tous les parents du monde, riches et pauvres, érudits ou gens du peuple. Fameux ou inconnus. Même à ceux qui ne peuvent se payer qu’un avocat pro deo.

 

Lorsque je vais à la plage avec mes petits enfants, même si il y a des maîtres-nageurs, je ne saurais pas quitter les gosses des yeux.

 

À la maison, je ne saurais pas faire la sieste et les laisser sans surveillance.

 

Alors, aller au restaurant sans eux, même s’ils dorment, est quelque chose d’incompréhensible pour ma petite tête de (grand) papa-poule.

 

Qu’en pensez-vous ?

 

 

 

Pourtant l’Algarve est toujours là, le même.

 

La même terre d’accueil, le même peuple affable, le même soleil et les mêmes criques merveilleuses.

 

Le même endroit réputé pour sa tranquillité et sa sécurité.

 

Faut-il encore ne pas tenter les diables qui rodent venus un peu de partout.

 

Ou pire encore, qui sait !

 

 

 

C’est beau l’Algarve, croyez-moi !

 

Soyez les bienvenus, toujours !

 

 

 

    

 

  

 

 

 

commentaires (1)    par Rui Baião de Azevedo
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Jeudi 20 septembre 2007
publié dans : Hommes ayant marqué l'histoire

Pierre Paul Rubens. Peintre flamand (Siegen, Westphalie, 1577 — Anvers, 1640). Créateur de l'école d'Anvers et du baroque flamand, le maître de plusieurs générations de peintres, de Van Dyck à Renoir, il fut aussi diplomate.

 

 

 

 

 

La famille Rubens vit en Allemagne, dans la petite ville de Siegen, lorsqu’ en 1577, Pierre Paul vient au monde. À la mort de son père, Pierre-Paul retourne à Anvers avec sa mère et ses frères. À onze ans, il entre au collège où il étudie l’histoire grecque et latine. En 1590, il est placé comme page dans une famille noble. Il s'occupe surtout à dessiner et à copier des gravures de Dürer et de Holbein. Les années suivantes, il entre en apprentissage chez différents maîtres de l’époque.

 

Les premières œuvres de Rubens que l'on connaisse sont un Portrait de jeune homme (1597) et un Adam et Ève au paradis réalisé l'année suivante. En mai 1600, Rubens part pour Venise et y étudie les œuvres de grands peintres italiens. À la fin de l'année, il se rend à Florence pour étudier la Bataille d'Anghiari de Léonard de Vinci et le Tombeau des Médicis de Michel-Ange. En 1601, Rubens est à Rome, où il poursuit l'étude des maîtres (Michel-Ange, Raphaël); il répond également à sa première commande, trois tableaux pour une église : le Christ couronné d'épines, le Crucifiement et Sainte Hélène à la vraie croix.

 

 

 

En Italie, il sera également diplomate. Il représente le duc de Mantoue lors de voyages officiels.

 

À l'automne 1608, le peintre apprend que sa mère est mourante et il décide de rentrer à Anvers. En octobre 1609, il épouse Isabelle Brant, avec qui il vivra dix-sept ans et aura trois enfants.

 

 

 

Rubens obtient de nombreuses et importantes commandes. C'est ainsi que, après le triptyque de l'Érection de la Croix, il réalise en 1611 le retable de la Descente de Croix. On constate que beaucoup de ses œuvres ont une inspiration religieuse, c’est pour répondre à des commandes. Il peint également de nombreux nus. On remarque également que les femmes qu’il peint sont plutôt « bien en chair ».

 

 

 

En 1610, Rubens fait construire à Anvers un vaste atelier et une villa à l'italienne, que l’on peut encore visiter de nos jours. De très nombreux assistants animent son atelier. La parfaite organisation de cet atelier et le talent des meilleurs élèves permettent au maître de répondre à de nombreuses commandes de retables et de tableaux religieux. Il n'hésite pas, en cas de besoin, à confier certains détails des tableaux à des collaborateurs extérieurs : paysagistes, peintres animaliers, ou encore peintres de fleurs.

 

 

 

En 1626, alors qu'Anvers vient d’être ravagée par la peste, sa femme, Isabelle, meurt.

 

Rubens accepte de nouvelles missions diplomatiques et part en 1628 pour Madrid. Il ne cesse de peindre.

 

 

 

De retour à Anvers, le peintre épouse en 1630 Hélène Fourment, une jeune fille de seize ans, alors qu'il en a cinquante-trois. Le couple aura cinq enfants. Le roi Philippe IV le fait chevalier. Rubens meurt le 30 mai 1640, huit mois avant la naissance de son dernier enfant.

 

 

 

Rubens a imposé une nouvelle façon de dessiner, des couleurs plus lumineuses et une technique plus audacieuse. De plus, pour lui, peinture, sculpture et architecture doivent s'allier dans une totale unité d'expression.

 

 Inconnu

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Mercredi 19 septembre 2007
publié dans : Le sanctuaire d Ampurias
Les sanctuaires d'Asclépios étaient desservis par des prêtres nommés Asclépiades qui, à l'imitation des prêtres égyptiens étaient en même temps médecins et s'occupaient du soin et de la guérison des malades comme interprètes du dieu. Dans le principe, les Asclépiades n'enseignaient qu'à leurs enfants les connaissances médicales qu'ils avaient eux-mêmes reçues de leurs parents de sorte que l'art de la médecine se conservait dans les familles sacerdotales. Nous avons les témoignages d'Hippocrate et de Galien qui le confirment.

Mais il y eut toujours dans la pratique des rapports fructueux entre Asclépiades et médecins profanes, du IV e siècle avant notre ère à la fin de la période romaine.

 

Cette médecine des temples comprenait quatre temps très ritualisés que se devait d'accomplir scrupuleusement chaque malade.

 

 

 

Initiation

 

 

 

Le pèlerin malade est admis à la porte sacrée de la cité. Entrée contrôlée par les gardes et un magistrat, rituel oraculaire. Ablutions des mains tout d'abord à la fontaine de l'entrée, le malade est reçu en premier dans la cité car pour obtenir les bienfaits du Dieu il faut tout

 

d'abord :

 

I. Une grande pureté = 3 jours de pureté rituelle, jeune, abstinence sexuelle.

 

2. Bain rituel soit simple ablution par l'eau sacrée du puits dans une cuvette ou par l'eau d'une source sacrée, soit bain dans une fosse citerne située devant les temples contenant la statue d’Asclépios que les malades caressaient et imploraient.

 

3. Des offrandes ou taxes souvent modestes car Asclépios n'était pas un Dieu de richesse. Soit une branche de laurier ou de saule, soit des pièces d'argent, soit les trois gâteaux "au succès, à la santé et à l'ordre", soit des oeufs symbole de la vie, soit un sacrifice animal du petit au plus gros "coq, goret, mouton, voire taureau" le coq étant symbolique d'Asclépios (nous l'avons vu), soit les sandales portées par le pèlerin.

 

Toutes ces préparations qui étaient en réalité un commencement de traitement devaient être ponctuellement exécutées par les malades.

 

 

 

Incubation

 

 

 

Le pèlerin malade était alors dirigé vers l'Abaton pour y passer la nuit, soit à même le sol, soit sur un simple lit de paille, soit sur la peau de l'animal qu'il avait offert en sacrifice.

 

Les malades portaient une couronne de laurier et se préparaient :

 

A nouveau, ablutions par de l'eau sacrée voire des bains.

 

Libation, coupe de vin de lait mélée de miel.

 

Prières au Dieu Asclépios, le malade est un "suppliant".

 

Le sommeil pouvait être provoqué par des drogues opium ou mandragore; il était alors peuplé de rêves sacrés au cours desquels le dieu pouvait apparaître.

 

Les prêtres visitaient les malades de nuit écoutant les rêves et faisant lécher les plaies et les yeux par les serpents sacrés ou des chiens.

 

Il était interdit de mourir dans l'Abaton, lieu de vie d'où les morts étaient bannis.

 

Une telle cure est décrite par Aristophane dans sa comédie de "Ploutos" sur un mode plaisant voire irrespectueux.

 

 

 

Traitement

 

 

 

Au réveil, les prêtres demandaient d'entendre les rêves pour les interpréter dans le cadre de leurs connaissances ésotériques mais aussi empiriques.

 

 

 

Le malade pouvait être alors :

 

soit guéri miraculeusement par Asclépios compatissant à la souffrance dèS humains.

 

soit apaisé par la « parole » du prêtre et ses encouragements.

 

soit avoir une prescription anodine faite le plus souvent de bains, de régimes, d'exercices physiques, de plantes médicinales.

 

ou, dans certaines circonstances, un traitement énergique de fortes saignées, de cigüe, de vomitifs, de purgatifs-

 

soit bénéficier de « soins directs » pour des affections comme une plaie ou une fracture.

 

soit, bien au contraire, être obligé de revenir pour un nouveau rituel d'incubation.

 

 

 

Ainsi les Asclépiades soignaient "par la parole, les simples et le couteau".

 

 

 

Exemples d’ordonnances

 

"Pour les hémorroïdes : onguent composé de sueur d'aine et d'aisselle de bestiaux, de cendre de têtes de chiens, de peau de serpent macérée dans du vinaigre et du miel Rosat".

 

"Pour les yeux : pommade confectionnée par le mélange de trois têtes d'ail avec du lait de figue et du vinaigre de Sphetos".

 

 

 

Remerciements

 

Ils pouvaient revêtir plusieurs formes :

 

 

 

Sacrifice d'animaux égorgés sur l'autel, où seuls les os et la graisse étaient brûlés, la viande était consommée sur place.

 

 

 

Banquet, "agape" soit en plein air assis dans un exédre soit dans une salle de banquet couché sur des banquettes contre le mur avec des tables devant.

 

 

 

 

 

Ex-voto en terre, en argent ou en bronze figurant d'une manière très frustre la partie du corps guérie, tête, yeux, oreilles, mains, seins, jambe, pied, déposés dans une fosse autour du temple. Remarquons toutefois que les offrandes an épigraphes (sans inscription verbale) particulièrement celles qui reproduisent des parties du corps humain, sans aucune indication d'une affection quelconque, peuvent indiquer aussi des offrandes de demande que des offrandes de remerciements (ex-voto) à la divinité.

 

 

 

Stèles dédicacées rapportant une guérison miraculeuse nombreuses à Epidaure exposées autour du temple dans un "Musée, ou gravées sur le marbre des colonnes.

 

 

 

"Cléo enceinte de 5 ans s'endormit et à son réveil eut un fils".

 

"Ambrosia borgne recouvra la vue".

 

"Un boiteux remarcha".

 

 

 

Telle était la médecine des temples au temps des grecs que nous ont permis d'évoquer les fouilles archéologiques de la ville d'Ampurias en Catalogne. Durant six siècles, un rituel identique rassembla d'innombrables malades. Le changement des Dieux, le rationalisme hippocratique, alexandrin puis galénique ne détourna jamais les hommes de l'espérance du sacré dans la guérison de leurs maux et de leur angoisse.

commentaires (0)    par Carrosalva
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Mardi 18 septembre 2007
publié dans : Le sanctuaire d Ampurias
 
 

Plusieurs temples furent construits dans la zone dite des temples au sud de Néapolis. Ces constructions se succédèrent du Ve siècle au 1er siècle avant notre ère et honorèrent Artémis, Asclépios, Aphrodite, Poséidon et Sérapios.

 

Nous allons décrire ces différents temples en pénétrant dans Néapolis par la porte sacrée de la muraille cyclopéenne.

 

 

 

Ve siècle avant notre ère, Le temple d'Artémis

 

 

 

Le temple d'Artémis

 

 

 

Ce temple fut le premier construit lors de la première muraille de Néapolis. Il était situé dans l'angle supérieur de la cité qui à ce moment là était un peu plus élevé que les terrains avoisinants bâti sur un rocher naturel dominé juste un peu plus haut par une zone de rochers où était construit l'Acropole.

 

Le temple d'Artémis est bien précisé par les restes archéologiques montrant une vaste zone rectangulaire orientée à l'est où l'on retrouve encore deux podiums ou autels servant pour les sacrifices. Ces deux autels sont entièrement conservés et une volée de marches leur donne accès entre le temple et les autels en direction de l'Orient.

 

On notera aussi un petit autel intact situé au coin des deux podiums.

 

Ce temple dominait ainsi la zone dite indigène située en contrebas de Néapolis.

 

On a pu retrouver plusieurs fragments de sculptures grecques du Ve siècle avant J.C. en pierres finement taillées, calcaires, vraisemblablement apportées par bateau et qui sont les éléments de décoration d'un temple typique de l'époque grecque de construction ionique: structure rectangulaire simple avec quatre colonnes de façade.

 

On a retrouvé aussi des fragments d'Acrotère qui décoraient l'angle supérieur de la façade triangulaire du temple et plusieurs autres morceaux de pierre correspondant aux antefixes de la toiture.

 

L'ensemble de ces éléments architecturaux et les nombreuses pièces de monnaie où sont représentée la tête d'Artémis nous conflrn1ent la présence de ce premier temple de Dieu Guérisseur dédié à la déesse Artémis principale déesse des Phocéens.

 

 

 

Artémis

 

 

 

Fille de Zeus et de Léto, soeur jumelle d'Apollon, c'était une déesse adorée dans toute la Grèce. Protectrice de Phocée comme d'Ephèse, elle entretient des liens étroits avec l'Asie Mineure, dès l'origine de son culte. Déesse de la vie sauvage, elle apporte la fertilité aux humains et aux animaux. Elle s'introduit paradoxalement au coeur de la cité pour assister les femmes en couches et protéger les nouveaux nés. Proche d'Eleutheia à laquelle elle s'assimilera, Artémis Lochia est la déesse de l'enfantement.

 

C'est elle que les familles remercient pour une heureuse naissance. Et c'est à elle aussi que l'on consacre comme à Brauron en Attique les vêtements des femmes mortes en couches.

 

Donc, à Ampurias, elle a pu être honorée à la fois comme déesse protectrice de la cité et comme déesse guérisseuse. Elle est représentée le plus souvent saisissant de la main droite les bois d'un cerf et tenant de la gauche une lance verticale ou un arc, avec dans son dos le carquois et les flèches.

 

 

 

 

 

IVe siècle avant notre ère, construction des autres temples

 

 

 

Le temple d'Asclépios

 

 

 

Celui-ci fut construit avec l'agrandissement de la zone des temples, légèrement au nord du temple d'Artémis utilisant en partie la muraille sud de Néapolis. il s'agissait d'un petit temple in antis avec une base de belle pierre de taille, orienté classiquement d'ouest en est, la façade étant à l'est.

 

Il était rectangulaire, de style dorique avec colonnes.

 

Son pavement de mosaïques en Opus signinum rouge est bien conservé. Devant le temple à l'est, à l'orient, était bâti un autel, large autel rectangulaire lui aussi en pierre bien conservé. Cet autel servait aux sacrifices du culte.

 

Des fosses entouraient le temple, notamment une principale située entre ce dernier et l'autel. Ces fosses étaient construites pour recevoir les offrandes des malades pèlerins, elles se sont donc petit à petit comblées avec ces apports (monnaies et poteries). Ces fosses portaient le nom de « thesauroi » dans les inscriptions et l'offrande monétaire celui de « pelanos ». Les archéologues ont d'ailleurs trouvé ici de nombreux ex-voto.

 

Devant le temple enfin, une volée de marches conduit à l'autel en rapport avec la via d'accès de la porte sacrée.

 

Un puits sacré existait près du temple d'Asclépios ; il s'agissait là du puits initial du culte d'Asclépios qui nécessitait la présence d'eau or il n'y avait pas sur ce site de source comme dans d'autres sites, on avait donc recours à un puits contenant l'eau sacrée et vraisemblablement aussi les serpents non venimeux dont se servaient les prêtres dans le rituel de médecine dont nous reparlerons. A partir de ce puits sacré, on retrouve une margelle et des canalisations encore bien visibles qui alimentaient des cuvettes pour l'eau sacrée des ablutions.

 

Plus étonnant est la citerne construite devant le temple. Il s'agit d'une citerne de plusieurs mètres de long, ovale, aplatie sur deux côtés, profonde de trois mètres et entièrement recouverte d'un crépis imperméable permettant la conservation de l'eau.

 

A l'intérieur, on a trouvé intacte la statue d'Asclépios. La présence de cette statue dans la citerne a fait penser aux premiers archéologues qu'elle avait été placée là afin de la protéger et de la conserver lors de la destruction de la ville.

 

En fait, une autre version est possible expliquant qu'il n'y ait que cette statue qui ait pu être conservée sur le site; elle avait en effet vraisemblablement était là de toute origine dans un but de sacralisation du bain rituel qu'effectuaient les malades pèlerins. Cette statue se trouve actuellement dans le musée archéologique de Barcelone; on notera qu'elle est un peu brune et non pas blanche du fait de son immersion. Il s'agit d'une statue de marbre dite de "pentelique" correspondant à la montagne de marbre située au-dessus d'Athènes, d'où provenaient beaucoup de marbres de l'antiquité.

 

Toutefois les deux bras ont été cassés mais ils ont été retrouvés au fond de la citerne de même que le serpent qui a peut-être été ajouté ensuite car il est en calcaire.

 

Cette statue, en l'état, est donc une des plus belles qui nous soit permis d'admirer. Plusieurs reproductions ont été faites en particulier une sur le site et une dans le musée local.

 

 

 

Asclépios

 

 

 

Homère tient encore Asclépios pour un simple mortel, un héros théssalien «médecin irréprochable» et père de deux fils, Machaon et Podalire, eux-mêmes « bons guérisseurs » qui combattent devant Troie à la tête de trente vaisseaux et assurent dans l'armée achéenne le service de santé. Mais dès l'époque d 'Hésiode s'affIrme la légende qui prévaudra: Asclépios est un demi-dieu, un héros, fils d'Apollon et d'une princesse théssalienne Coronis ; instruit dans la médecine par le centaure Chiron, sur les pentes du mont Pélion, il en vient par son art à ressusciter les morts: attentat contre l'ordre du monde que Zeus punit en foudroyant le héros.

 

Il va devenir un dieu important dans le courant du Ve siècle, « comme protégeant l'individu et non plus la cité », un dieu personnel et compatissant.

 

Il est toujours représenté; debout ou assis sur un siège comme un homme adulte, chevelu et barbu, au visage d'une grande sérénité, portant l'hymation qui laisse la poitrine découverte, la main s'appuyant sur un bâton enroulé d'un serpent. Celui-ci est parfois à ses pieds avec le chien, auxiliaire de guérisons miraculeuses. Ils constituent avec le coq et le corbeau ses principaux emblèmes. Très grande importance ici du serpent. fi fut depuis les origines considéré comme agent de divination ce qui explique son rôle dans la médecine primitive avant tout empirique. Le serpent python est à l'origine de l'oracle de Delphes, situé à l'intérieur du temple d'Apollon (premier Dieu Guérisseur en Grèce) qui attirait les foules de tous les points de 1 'horizon. python est associé à la déesse Gâ et Gaia, de même que la sybille appelée Pythie. Les serpents étaient généralement associés aux divinités infernales, au culte des grandes déesses chthoniennes pré-hélléniques (aspect chthonien très important d'Asclépios ),mais on les retrouve aussi bien comme attributs des dieux célestes: Zeus, Athénée, Hélios et d'autres. Parce qu'ils changent de peau, ils étaient le symbole du rajeunissement; ils l'étaient aussi de l'acuité visuelle, de la prudence et de la faculté de guérir. On

 

comprendra dès lors qu'ils aient été intégrés au culte d'Asclépios. Le dieu lui-même prenait parfois la forme d'un serpent.

 

Il reste peu de statues d'Asclépios « en pied », plutôt des petits bronzes et des copies romaines. Les prestigieuses représentations d'Asclépios comme la statue chryséléphantine du temple d'Epidaure, oeuvre du sculpteur Thrasymédès de Paros, ayant toutes disparues d'où l'importance de celle d'Ampurias.

 

 

 

Les autres temples

 

 

 

A côté du temple d'Asclépios, deux petits temples ont été successivement construits. L'un au nord, dédié probablement à Poséidon car on y a retrouvé la tête et un pied d'une statue en marbre du dieu. Divinité très ancienne et de premier plan, frère de Zeus, on 1 'honorait dans toutes les occasions en rapport avec la mer et la navigation. C'est probablement en ce sens que nous le trouvons à Ampurias.

 

L'autre, au sud, un petit temple lui aussi rectangulaire in antis, dédié à Hygie, ou à Aphrodite du fait de la découverte d'une tête en marbre de cette dernière. Fille d'Asclépios, longtemps confondue avec sa femme Epéone, Hygie est la déesse de la santé. Elle est la plupart du temps représentée debout près de son père avec un serpent ou une coupe dans laquelle s'abreuve le reptile sacré. Elle pourrait ici avoir été précédée par Aphrodite. Il s'agirait alors d'une Aphrodite-Hygiéia comme on connaît une Athéna-Hygiéia au VIe siècle avant notre ère à Athènes (longtemps le nom d'Hygie n'a constitué qu'une épithète appliquée à d'autres divinités comme Athéna ou Déméter). D'autre part à Epidaure, dans le plus renommé des sanctuaires d'Asclépios, le culte d'Hygie n'a été qu'une importation tardive: la plus ancienne inscription relative à son culte qu'on a découvert date du IIIe siècle avant notre ère (Daremberg et Saglio, Dictionnaire des antiquités grecques et romaines, 1897). Principalement déesse de l'Amour, Aphrodite, est invoquée quelquefois par les femmes dans un désir de fertilité; de plus elle était aussi la protectrice des marins (parallèle possible avec Poséidon, à Ampurias ).

 

Ces trois temples étaient entourés d'un espace sacré fermé de murs que l'on appelait le "Sacellum", cet espace accueillait les pèlerins malades.

 

On décrira ensuite un élément très caractéristique et très rare de conservation, la présence d'une citerne beaucoup plus importante située au niveau de l'Acropole qui alimentait en partie la ville mais aussi la zone des temples. Entre la citerne de l'Acropole et le temple d'Asclépios était situé un filtre entièrement conservé composé de plusieurs amphores longues, poreuses, contenant du sable et vraisemblablement des cendres, ce qui permettait de filtrer l'eau et d'obtenir une eau potable qui était ensuite dirigée sur les cuvettes à l'entrée du temple pour les ablutions pendant les rituels de

 

guérison.

 

 

 

lIe siècle avant notre ère, période hellénistique

 

 

 

Du fait de l'importance des temples et de l'affluence des pèlerins malades, les grecs construisirent un deuxième "Abaton". Celui-ci fut construit plus bas que les temples, près de la mer, le long de la nouvelle muraille Cyclopéenne.

 

Il s'agissait d'un vaste rectangle entouré d'un "Abaton" sur les quatre côtés de ce rectangle. n y avait là des portiques avec colonnes doriques, les patients pouvaient ainsi dormir et être plus nombreux près des Temples. Le site aussi était choisi plus bas que la zone des temples, toujours dans le rituel, les différentes terrasses permettaient l'élévation successive des pèlerins de l'Abaton jusqu'au niveau des temples.

 

Des canalisations ont été retrouvées dirigeant l'eau de la grande citerne de l'Acropole jusqu'au niveau du nouvel Abaton avec des canalisations le long des colonnes de

 

l'édifice.

 

 

 

1er siècle avant notre ère, construction d'un temple dédié au Dieu Sérapis

 

 

 

Le sérapéion

 

 

 

Cette construction a été confirmée par la découverte d'une plaque de marbre dite "première pierre" de son fondateur, placée sous les fondations du temple. Cette plaque est dédicacée; il est écrit en grec: " Noumas " marchand grec d'Alexandrie a financé la construction d'un temple dédié à Serapis .

 

Particulièrement émouvante, elle nous renseigne en outre sur les relations maritimes  importantes qu'il y avait entre Alexandrie et Ampurias.

 

Ce temple de Sérapis est attesté aussi par la découverte de quelques fragments de sa statue. On a retrouvé en effet en 1909 les deux pieds en marbre et le pied du chien Cerbère qui l' accompagne.

 

Le temple était une petite construction tetrastyle dorique située au milieu de 1'Abaton datant du siècle précédent.

 

On retrouve toutes les fondations de ce temple rectangulaire avec la particularité de deux escaliers latéraux.

 

 

 

Sérapis (Osérapis en égyptien

 

 

 

Nouveau dieu introduit en Egypte (d'abord à Alexandrie) par Ptolémée 1er Sôtêr (367-283 av. J.C.) dérivé d'une divinité composite un Osiris-Apis vénéré à Memphis. Très vite le culte se répandit dans d'autres cités grecques. Sérapis avait conservé une bonne part des aspects chtoniens, mais très vite, il acquit la fonction de Dieu Guérisseur (Démétrios de Phalère fut, dit-on, guéri de sa cécité par le dieu et composa un péan pour le remercier). D'autres identifications apparurent notamment avec Zeus et avec Hélios.

 

Création originale de l'époque héllénistique, c'est « un excellent exemple de la façon dont les Grecs, mis en contact avec les religions des peuples barbares qu'ils avaient conquis, leur empruntèrent à l'occasion des divinités pour les introduire dans le panthéon héllénistique ».. Sa statue ressemblait à celles de Zeus, d'Hadès ou d'Asclépios : une tête majestueuse aux longs cheveux et à la barbe fournie; sur son crâne en guise de coiffure, se dressait une sorte de haute corbeille à peu près cylindrique: le calathos, avec un décor végétal de rameaux d'olivier ou d'épis de blé. Le dieu était drapé dans un vêtement à la grecque; il était assis sur un trône, auprès duquel se tenait Cerbère, le chien monstrueux des Enfers.

 

Cet important ensemble de Dieux Guérisseurs utilisait à ce moment-là, pour le culte, uniquement l'Abaton situé autour du temple de Sérapis, le petit Abaton du début, près du temple d'Asclépios, ayant été transformé à une époque ultérieure en un autre temple.

 

 

 

Ampurias et les Asclépieia

 

 
Il peut paraître surprenant d'oser comparer l'Asclépieion d'Ampurias aux grands sanctuaires pan hélléniques de Grèce ou d'Asie Mineure: Epidaure, Cos ou Pergame. Pourtant à travers similitudes et différences, cette comparaison est riche d'enseignement.

 

 

 

Identité dans les installations propres au culte guérisseur: L'eau, le temple, les fosses à offrandes, l'autel, l'Abaton.

 

 

 

Mais à Ampurias, une citerne sur l'Acropole avec un système de filtrage original remplace la source sacrée d'Epidaure et de Pergame ou la rivière aux vertus thérapeutiques de Gortys en Arcadie.

 

 

 

L'imposante statue d'Asclépios trouvée dans la citerne centrale devant le temple évoque étrangement les questions que posent encore la partie souterraine de la « Tholos » d'Epidaure :

 

lieu de culte héroïque: souvenir du héros mort Asclépios ?

 

trajet purificateur autour de la statue ?

 

rituel de guérissage ?

 

lieu de sacrifice ?

 

 

 

Le temple d'Artémis construit au Ve siècle avant celui d'Asclépios, dans un sanctuaire guérisseur semble une exception. Soeur d'Apollon, le premier dieu de la médecine ? (sanctuaire d'Apollon Maléatas à Epidaure). Le petit temple d'Artémis comme le temple L à Epidaure sont en effet beaucoup plus tardifs (Ille siècle avant notre ère).

 

 

 

De la même façon, il est rare que le dieu Sérapis à la période héllénistique et romaine soit associé (temple et culte) à Asclépios dans un même sanctuaire. Il nous semble confirmer la vocation maritime d'Amppurias (rapport avec Marseille et Alexandrie ), même et surtout dans le choix des dieux (Poséidon, Aphrodite, Sérapis).

 

 

 

 

 

Evolution dans le temps et organisation architecturale de l'espace

 

 
A parcourir l'immensité des ruines des trois grands Asclépieia pris en référence, on oublie trop souvent que pour chacun d'eux le téménos d'origine ainsi que le temple périptère d'Asclépios du IVe siècle avant notre ère et son autel ( début IIIème siècle pour Cos) était comparable à celui d'Ampurias, c'est à dire très modeste.

 

De la même façon, la popularité croissante du culte va entraîner, à Ampurias comme ailleurs, aux siècles suivants, la construction de nouveaux portiques d'incubation et de nouveaux temples. On retrouve même ici comme à Cos cet aménagement de l'espace en terrasses superposées, en escaliers dans l'axe, en bâtiments à la fois séparés et comme « emboîtés » entre eux. C'est seulement au début de l'époque romaine où vont se développer - à côté du culte guérisseur, propylées, portiques, théâtres, bibliothèques, thermes, gymnases, palestres, hôtelleries, et en raison de la limitation de l'espace, qu' Ampurias ne peut plus supporter la comparaison.

 

Le sanctuaire d'Asclépios à Ampurias nous semble donc pouvoir être considéré comme un véritable « microcosme » du principal culte guérisseur du monde grec.

commentaires (0)    par Carrosalva
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Mardi 18 septembre 2007
publié dans : Le Moyen-âge

L'enterrement a lieu dans l'église choisie avant le décès. Même les gens modestes prévoient le déroulement de leurs funérailles. Ces rites sont respectés. Le clergé profite parfois de l'occasion. Durant l'épidémie de 1418, à Paris, « on enterrait par quatre, six ou huit à chaque messe chantée dont il fallait d'ailleurs marchander le prix, 16 ou 18 sols parisis pour messe chantée, 4 pour messe basse ».

 

 

 

La cérémonie ne met pas fin au devoir des vivants à l'égard des morts. Le clergé rappelle sans cesse que les âmes du purgatoire ont besoin de prières. Si les peines y sont terribles, à en croire les prédicateurs, ce lieu permet au pécheur d'espérer. Avec le purgatoire, l'au-delà intègre la notion de temps. Il n'est donc pas étonnant que s'instaure une « comptabilité de l'au-delà » qui entraîne des exagérations. En Bordelais, le captal (capitaine) de Buch, Jean de Grailly, fonde en 1369 dix-huit chapellenies de lampes perpétuelles et demande la célébration de 50 000 messes. D'où le scandale des indulgences.

 

 

 

L'indulgence, c'est-à-dire la rémission des peines temporelles accordée par l'Eglise sous certaines conditions, apparaît au XIe siècle. Mais, à la fin du Moyen Age, elle connaît de graves dérives - qui font l'objet de vives critiques dès le XIVe siècle - dues notamment à une extension abusive. Le caractère spirituel du sacrement de pénitence est bafoué, sacrifié aux besoins financiers de l'Eglise. Luther, qui s'élève d'abord contre le trafic des indulgences, finit par condamner, en 1517, leur principe même, dans des thèses considérées comme le véritable point de départ de la Réforme.

 

 

 

Il va sans dire qu'il ne suffit pas d'assister à la messe le dimanche et de faire ses Pâques pour être un bon chrétien. Il est tout aussi important de bien vivre. La place nous manque pour étudier l'attitude des chrétiens vis-à-vis de la sexualité, de l'argent ou de la violence. Quelques remarques sur le premier point qui requiert toute l'attention de l'Eglise. Celle-ci n'hésite pas à s'immiscer dans l'intimité du couple.

 

 

 

Elle interdit les rapports sexuels entre époux (les seuls autorisés) à de nombreux moments qui relèvent les uns du temps liturgique, les autres du cycle de la femme (règles, grossesse). Elle n'admet qu'une seule position, à savoir l'homme sur la femme. Bien entendu, elle s'oppose à la contraception et à l'avortement. Le but du mariage est la procréation et la contraception est considérée comme un acte contre nature.

 

 

 

Ces règles ne sont évidemment pas toujours respectées, il s'en faut de beaucoup. Un manuel de confesseur brugeois du XIVe siècle signale : « Aujourd'hui le vice abonde. » Les comptes de Bruges indiquent l'importance des amendes frappant les lieux de débauche très nombreux dans la cité. Mais les textes dont nous disposons sont avant tout d'ordre législatif et judiciaire, et par conséquent s'intéressent avant tout aux délits.

 

 

 

Qu'en est-il sur le plan strictement religieux ? L'observance est majoritaire, les fidèles pratiquent dans une très forte proportion mais négligent souvent les prescriptions canoniques. En outre, à la fin du Moyen Age, l'excommunication est fréquemment prononcée - souvent pour des motifs futiles - ce qui n'arrange pas les choses.

 

 

 

Ceux qui assistent à la messe ne se comportent pas toujours de façon convenable. Au cours de l'office, durant le sermon, il n'est pas rare de voir des hommes sortir pour aller à la taverne, puis revenir. Le fait que la consécration apparaisse comme le moment essentiel engendre des superstitions. Certains croient que voir le corps du Christ le matin préserve de la mort subite au cours de la journée. Ce qui explique que l'on se précipite dans l'église lors au moment crucial pour en ressortir ensuite. Si l'on peut noter de nombreuses négligences, les cas d'opposition déclarée sont rares.

 

 

 

Mais ces attitudes sont-elles sincères ? Il existe maints égarements du sentiment religieux : superstitions, goût du merveilleux et de l'atroce à la fin du Moyen Age, hérésies. L'incroyance se manifeste dans tous les milieux, chez les nobles mais aussi parmi les gens du peuple.