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Les Petits Potins de L'Histoire

Les Petits Potins de L'Histoire

Bienvenue sur "Petits Potins de L'Histoire" J'espère que vous prendrez plaisir à me lire .... N'hésitez surtout pas à me proposer des idées ou de créer vous même un article, je mettrai en ligne avec plaisir...


Noël en Europe - Les traditions culinaires de Noël

Publié par Kitty sur 20 Décembre 2015, 09:33am

Catégories : #Les Traditions

 

 
 

Partager un repas en famille à Noël est d'usage dans tous les Etats membres de l’Union européenne. Toutefois, tous les pays n'ont pas tous les mêmes coutumes culinaires. Chaque pays a ses spécialités.

En Allemagne, le 24 au soir est un réveillon très festif et très gourmand, ce qui lui vaut son surnom de « réveillon du ventre plein » (Vollbauchabend). Longtemps, le porc a trôné comme plat principal, en souvenir du sanglier jadis sacrifié au dieu germain de la guerre, Wotan. Aujourd'hui, l'oie rôtie ou farcie est cuisinée, accompagnée de multitudes d'accompagnements de fruits et légumes épicés et précédée de charcuteries. On déguste également le stollen, gâteau aux fruits et au rhum.

En Autriche, le repas est généralement assez simple à base de carpe, et se termine par la dégustation des petits gâteaux de Noël, des biscuits et du pain d'épices, confectionnés par les mères autrichiennes à partir de recettes ancestrales.

En Bulgarie, le repas est frugal et végétarien. Sept, neuf ou douze plats sont servis. Sept correspond aux sept jours de la semaine, neuf représente les mois de la grossesse, et douze pour les douze mois de l'année.
Le pain le plus important est celui consacré à la fête appelé
bogova pita, un genre de fougasse, rond et avec des formes. Dans certaines régions de la Bulgarie, on y insère une pièce en argent, qui apportera le bonheur à la personne qui la trouvera. Plusieurs versions existent concernant la pita, dans laquelle on peut mettre des brins de sapins ou bien autant de petits papiers que le nombre de participants, et sur lesquels on écrit un petit message de voeux de bonheur et bonne santé.

En Belgique et au Luxembourg, on croque les speculoos, des biscuits en pain d'épices en en forme de personnages, comme Saint-Nicolas.

Aux Pays-Bas, le 5 décembre, on déguste des biscuits semblables.

Au Luxembourg, on prépare également les Stollen, biscuits aux fruits secs et au raisin. On se régale de sucreries ou de Gromperekichelcher, spécialité aux pommes de terres et aux oeufs. C'est le 24 décembre après minuit que l'on mange en famille le boudin noir aux pommes et aux pommes de terre.

A Chypre on déguste de la dinde farcie. La maman prépare le pain de Noël, en imprimant la marque de sa main avant la cuisson pour montrer aux enfants que Jésus a marqué ce pain en ce jour béni.

Au Danemark, à la fin du repas, le soir du 24, on sert le Julegrod, un pudding de riz au lait au sucre et à la cannelle où se cache une amande entière. Celui qui trouve l'amande cachée reçoit en cadeau un petit cochon porte bonheur en pâte d'amande. Il sera le roi à l'Épiphanie. Les elfes raffolent de ce plat, et c'est pourquoi, on leur sert une portion qu'on laisse sur le foyer ou sur le pas de la porte.

En Espagne, les traditions culinaires varient d'une province à l'autre mais le plat principal est souvent une dinde, ou un ragoût de chevreau, du dindon farci et de la dorade rose. On prépare de la soupe aux amandes. Le plus typique reste les confiseries : notamment en dessert, le Turron (nougat mélange de caramel et d'amandes).

En Estonie, pour le réveillon, on mange des saucisses et du chou ou du poisson, et on boit de la bière brassée. Les desserts sont composés des biscuits de pain d’épice appelés pipparkogid, à base de grains de poivre de la cannelle et de la poudre de cacao ou des tartes aux fruits rouges, le tout arrosé de bière.

En Finlande, des gâteaux de pain d’épices et des tartes aux pruneaux sont cuisinés à l'avance. Le réveillon de Noël débute par un délicieux porridge de riz dès le déjeuner. Le repas de Noël, composé d'un jambon à l'os ou parfois de dinde en sauce, de poisson, de ragoût carélien, de gratin de pommes de terre ou de carottes, accompagnés d’une traditionnelle salade froide finlandaise..

En France, la « dinde aux marrons » constitue le plat de résistance traditionnel du réveillon de Noël.
Et on mange de la bûche de Noël.

 

 

En Provence, on conserve le rituel des 13 desserts, personnalisant la Cène avec Jésus et les 12 apôtres. Composés du traditionnel pain à l'huile d'olive aromatisé aux zestes d'agrumes appelé « pompe à l'huile », de confiseries et pâtisseries locales (comme par exemple les fameux calissons d'Aix), de nougats noir et blanc, de fruits confits, en pâte, frais et secs (raisins, amandes, figues, noisettes symbolisant les « quatre mendiants » par leurs couleurs sombres associées à celles des ordres mendiants, noix, dattes, etc). On l'accompagne d'une boisson chaude, habituellement du vin cuit.
En Alsace, on y trouve lors des fêtes de fin d'année, des gâteaux de toutes formes, illustrant les thèmes et personnages de Noël (nouveau-né, étoile, sapin, croissant de lune, croix, etc) : les « Christolles » représentent l'enfant Jésus enveloppé dans ses langes, le « Mannele » est tressé comme les bretzels...
Depuis le XVIème siècle, on offre toujours à Saint Nicolas du pain d'épices, parfumé avec de la cannelle, de la cardamome, des amandes et du miel.

En Grèce, le plat traditionnel est la dinde. Les fêtes de fin d'année sont l’occasion de se régaler de « melomakarona » (petits gâteaux au miel) et de « kourabiedes » (petits gâteaux à base d'amandes) confectionnés par les mamans mais que l'on trouve également dans les nombreuses boulangeries et pâtisseries. On mange également un pain spécial, le christopsomo, dans lequel la cuisinière a imprimé la marque de sa main. Lorsqu'elle le sert elle déclare aux enfants que c'est la marque des doigts du christ, preuve qu'il est né.
A l’occasion de la Saint-Basile le 1er Janvier et qui correspond au père Noël, on cuisine une galette sucrée, la
Vassilopita, gâteau de Saint-Basile. Une pièce d’or cachée à l’intérieur porte bonheur pour toute l’année à celui qui la trouve.

En Hongrie, la préparation de la table de Noël est très importante : les Hongrois y posent de la paille puis des objets tels que des peignes, des couteaux, et recouvrent le tout d’une nappe. Sous la table, ils glissent un panier rempli d’avoine, de blé, de maïs. Autrefois, les paysans espéraient ainsi avoir de meilleures récoltes.
Le plat central du dîner de Noël est le poisson. Le dîner commence en prenant une très belle pomme et en la coupant en autant de morceaux que de convives. En même temps qu'on la partage, on souhaite se retrouver ensemble de nouveau l'année suivante. Puis chacun prend une noix dans un panier et l'ouvre : si la noix est belle, signe de bonne santé, dans le cas contraire c’est mauvais présage.

En Italie, le repas est composé de poisson. Les recettes et les gâteaux varient du Nord au Sud. On trouve le très populaire Panettone, le gâteau typique. Les Italiens dégustent aussi le Pandoro d'origine plus récente. En Italie du Centre, on trouvera plutôt le Panforte et les torroni. Au Sud, on cuisinera plutôt les Struffoli.

En Lituanie, au dîner, la famille se partage des biscuits secs au pavot, les Kuciukai, des gâteaux aux fruits rouges et des galettes d’avoine.

A Malte, le menu de Noël est le fruit de nombreuses influences méditerranéennes et anglaises. On mange souvent de la dinde rôtie et un christmas cake en dessert. On se régale aussi, de spécialités telles que les « gimblettes au miel ou au sésame », qui sont des gâteaux savoureux en forme d'anneaux.

Au Portugal, le dîner, « Consoada », est composé du plat de Noël traditionnel « Bacalhau cozido » (morue cuite avec des pommes de terre et du chou, et arrosée d'huile d'olive). Le repas du Réveillon reste sobre jusqu'à l'entrée en scène des 13 desserts traditionnels : notamment, « aletria » (sorte de pudding fait à base de pâtes vermicelles cuites au lait sucré et à la cannelle), « leite creme » (lait sucré bouilli avec de la farine de blé , jaune d'oeuf et cannelle, caramélisé sur le dessus), « sonhos » et « filhozes » (beignets frits), rabanadas (pain sec trempé dans un mélange de lait, vin de Porto, sucre, cannelle et frits à l'huile) et le « Bolo Rei » (gâteau aux fruits secs).

En Pologne, la « Wigilia » est un festin familial et inviter un étranger à cette nuit sacrée est considéré comme porteur de malheur. La table est couverte d’une nappe blanche sous laquelle on met du foin pour rappeler que Jésus est né dans une étable. Avant de commencer le repas, tous partagent le pain azyme, « oplatek », en se souhaitant les meilleurs voeux. Les convives les plus courageux retirent chacune un brin de paille de sous la nappe : une brindille verte prédit un mariage, une sèche de l’attente, une jaune le célibat, une très courte une mort rapide.
Sur la table, une assiette est mise devant une place vide pour l’enfant Jésus. Dans certaines régions, les coutumes imposent que le nombre de plats soit impair, car un nombre pair enlèverait toute chance d’une amélioration de santé, d’avoir des enfants...
Dans d’autres régions on préconise douze plats et un nombre impair de boissons. Certains plats sont récurrents dans presque tout le pays, tels que le «
makowiec » (gâteau aux graines de pavot), le « barszcz » (soupe de betterave), les gâteaux au pruneau ou encore les « pierogi » (pâtes fourrées au fromage blanc, aux oignons, au choux, ou à la viande). On sert aussi souvent un « kompot » (jus obtenu à partir de fruits macérés) de douze fruits en l’honneur des Apôtres.

En République tchèque, le repas traditionnel est composé de la carpe panée et de la salade de pomme de terre. La tradition veut que l'on pêche, avec les enfants, la carpe de Noël ! C'est pourquoi apparaissent dans les centres des villes, pour la période de Noël, de nombreux bacs remplis d'eau et de carpes vivantes. C'est aux enfants de choisir la carpe qui sera mangée ... ou souvent sauvée et remise en liberté. Enfin, le dessert est composé de gâteaux traditionnels de Noël, les cukrovi à la confiture et avec des noisettes.

En Roumanie, l’apéritif est principalement fait à base de porc, de saucisses, de fromage, de jambon… ainsi que de salades d’aubergines, et d’une salade à base de poulet et de légumes. La soupe de Noël est faite de poulet et de pâte, ou de légumes avec des boulettes de viande (ciorba de perisoare). Ensuite, il y a la viande de porc, ou de poulet, cuit au four, avec des pommes de terre. Le « sarmale », mélange de viande et de riz, roulé dans des feuilles de chou farcies, et avec de la crème constitue le plat principal et typique. Pour le dessert, à côté des gâteaux normaux, il y a des gâteaux spécialement faits pour Noël, appelés « cozonaci ».

Au Royaume-Uni et en Irlande, il n'y a pas de Noël sans dinde ni Christmas Pudding. Ce dernier est un gâteau constitué d'un amalgame de fruits secs, de sucre et d'alcool recouvert d'un glaçage blanc et arrosé d'une sauce chaude à l'alcool. Il se prépare un mois à l'avance, suivant la tradition cinq dimanches avant Noël, avec le « Stir-up Sunday » (dimanche du mélange), où l’on mélange les ingrédients de base. Tout un rituel accompagnait la confection du pudding : il fallait remuer avec une cuillère en bois (en hommage à la crèche où est né Jésus), dans le sens des aiguilles d'une montre (correspondant au voyage des Rois Mages, d'Est en Ouest), tous les membres de la famille devaient y participer, et les yeux fermés chacun devait faire douze voeux (un pour chaque mois de l'année) en soulevant la pâte trois fois! Ensuite on ajoutait des objets particuliers à la préparation : une bague, une pièce de 10 shillings en or, un bouton en argent, un dé à coudre et un petit cochon (chaque surprise avait une signification particulière : le cochon désignait le gourmand, la pièce prédisait la fortune, la bague annonçait la personne qui se marierait dans l'année, le dé à coudre était au contraire destiné à une vieille fille et le bouton à un célibataire…). Enfin, on enveloppait la préparation dans un torchon pour qu'elle repose quelques semaines jusqu'au soir de Noël.

En Slovaquie, le dîner de Noël est très traditionnel et empreint de rituels religieux. Lorsque la cloche sonne à 18h00, on commence le repas, par des « oplatky », sortes de gaufres plates faites dans des moules et dégustées avec du miel représentant des scènes saintes. Jadis, dans les villages, les gaufres étaient confectionnées en une fois la veille du 13 décembre pour la fête de Sainte Lucie. Le soir du 24 décembre, elles étaient bénies avant d'être distribuées par les enfants à chaque famille.
Ensuite, vient la soupe à la choucroute, avec les saucisses et la crème fraîche. Puis, c'est le poisson pané (de la carpe) avec une salade de pommes de terre. En effet, comme dans beaucoup de pays d'Europe de l'Est, le jeûne de la journée du 24 est encore très important et on veille à ne pas manger de viande le 24 au soir.

En Slovénie, la coutume veut que l'on prépare des pains et des pâtisseries avec les trois farines : blé, seigle et sarrasin. On prête en effet à chaque recette des propriétés un peu magiques pour protéger et préserver l'avenir et la santé des hommes et des animaux !

En Suède, les mets traditionnels de Noël sont faits de poisson et de charcuterie, et portent les noms de « Smörgasbord » et de « Lutfisk ». Le premier est composé de quelques variétés de harengs marinés, de pâté de foie et de saucisses fumées, agrémentés pour l'occasion de saucisses de porc, de porc en gelée, de cotes de porc servies froides et de pieds de porc en daube. Le second consiste en un poisson à la lessive, un merluche ou de colin séché, trempé alternativement dans de l'eau et de la lessive de soude. Au dessert, les Suédois se régalent d'une sorte de riz au lait et de gâteaux aux épices. Les boissons d'accompagnement sont le Julmust, un soda qui rappelle le coca, ou la bière de Noël. Les suédois boivent également le Glögg, un vin chaud suédois de Noël épicé, agrémenté de sucre, d'épices, d'amandes et de raisins secs.


Source: Commission Européenne

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Gildas 02/12/2007 18:05

Bonjour KittySympathique cet article avant les fêtes. Ca donne des idées.  Vais-je me lancer dans un repas médiéval cet année ? Pourquoi pas ...  Le gibier c'est bien, mais assez fort à mon goût. Faut voir !                                                                           Gildas

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