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Vendredi 8 juin 2007
publié dans : Les Bourbons
 

Charles-X.jpeg
Charles X est né en 1757.  Comte d'Artois, il est le troisième fils du Dauphin Louis, fils unique de Louis XV, et de Marie-Josèphe de Saxe.

 

Charles XIl perd ses parents très jeune et reçoit l'éducation d'un prince qui n'est pas destiné à régner: peu de travail sérieux, car l'enfant n'a aucun goût pour les études, mais beaucoup de politesse et de science du monde, ce qui le fait apprécier, en comparaison de ses deux frères, le futur Louis XVI et le comte de Provence (futur Louis XVIII), plutôt balourds.

 

Le comte d'Artois est beau, ses jolis traits complètent une taille haute et svelte, et il monte bien à cheval. Mais son ignorance est extrême dans tous les domaines. Il est marié à seize ans avec la princesse Marie-Thérèse de Savoie, qui lui donne deux fils: en 1775 le duc d'Angoulême et, en 1778, le duc de Berry.Charles10.jpeg

 

Cependant, le jeune couple se désunit très vite. Le comte d'Artois délaisse sa femme, qui s'en venge bien, mais on étouffe les divers scandales.

 

Le jeune prince dépense sans compter, au jeu surtout.

 

Le roi Louis XVI doit souvent régler les dettes de Charles car les revenus de son apanage ne lui suffisent pas.

 

À la cour, il vit dans l'entourage étroit de Marie-Antoinette.

 

Il se lie à Mme de Polastron, parente de la duchesse de Polignac, et a pour elle une affection durable: elle sera jusqu'à sa mort sa maîtresse en titre.

 

Ainsi, cet homme de plaisirs participe peu à la vie politique, se contentant d'afficher les réflexes de son clan.

 

La Révolution lui paraît menaçante et il comprend si bien le sens qu'il faut donner à la prise de la Bastille, que le 16 juillet 1789, il est l'un des premiers à émigrer. Son exil va durer vingt-cinq ans.

 

Charles réside dans des cours étrangères et sollicite en vain leur intervention dans les affaires françaises.

 

Il incite aux soulèvements et, avec l'aide britannique, ranime en 1795 la guerre de Vendée.

 

Devenu roi en 1824 sous le nom de Charles X, il s'emploie à rétablir tout ce qu'il peut des coutumes de l'Ancien Régime.

 

charlesx.jpegCharles X prend alors le 25 juillet quatre ordonnances qui, entre autres, modifient la loi électorale et suppriment la liberté de presse. C'est la révolution à Paris, Charles X résiste d'abord puis retire les ordonnances et abdique.

 

Le roi prend le chemin d'un exil définitif: installé d'abord en Écosse, il s'établira à Prague, où il mènera une vie retirée et pieuse.

Il meurt du choléra en 1836. Il est inhumé à Kostanjevica.


Pour plus d'information, Charles X de France

 
 
 

 

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Jeudi 7 juin 2007
publié dans : Les Bourbons
 

Fils du duc d'Orléans, roi des Français de 1830 à 1848, Louis-Philippe est né à Paris en 1773 et mort à Claremont (Grande-Bretagne) en 1850.

 

Devenu duc de Chartres en 1785, il partagea les idées et la conduite de son père dénommé «Philippe Égalité», futur Conventionnel régicide; il adhéra au club des Jacobins en 1790. Après un poste de commandement aux batailles de Valmy et de Jemappes, devenu aide de camp du général Dumouriez, il le suivit dans la trahison, par hostilité à l'égard des Montagnards, après la bataille de Neerwinden, en mars 1793. Il put alors se targuer d'être l'un des fossoyeurs de l'Ancien Régime tout en refusant l'évolution démocratique.Louis-Philippe Ier

 

Á la différence des autres émigrés – personnes ayant fui la France au moment de la Révolution de 1789 –, sa vie fut guidée par le souci d'activités. Tour à tour, en Allemagne, en Scandinavie, en Amérique et en Grande-Bretagne à partir de 1801, il essaya vainement de renouer avec la branche aînée des Bourbons.louisphilippe1.jpeg

 

Son mariage avec Marie-Amélie de Bourbon, fille du roi des Deux-Siciles, en 1809, le mit à la tête d'une nombreuse famille (dix enfants, dont deux moururent jeunes).

 

En 1814, de retour en France, ses biens immenses lui furent restitués. Après les Cent-Jours, ses fréquentations libérales l'obligèrent à rester en Angleterre jusqu'en 1817. De retour en France, se tenant à l'écart du pouvoir, sa résidence du Palais-Royal devint un des rendez-vous de la pensée libérale. Sa simplicité, ses fréquentations bourgeoises, son désir de popularité détonnèrent nettement avec la plupart des nobles. Aussi incarna-t-il, pour beaucoup, la fusion entre la noblesse et la haute bourgeoisie.

 

Il avait des mœurs régulières et voulait qu'on les eût telles autour de lui. Il était rangé dans sa conduite, simple dans ses habitudes, mesuré dans ses goûts; naturellement ami de la loi et ennemi de tous les excès, tempéré dans tous ses procédés sinon dans ses désirs, humain sans être sensible, cupide et doux; point de passions bruyantes; point de faiblesses ruineuses; point de vices éclatants; une seule vertu de roi, le courage. Il avait une politesse extrême mais sans choix ni grandeur, une politesse de marchand plutôt que de prince.

 

Il aimait passionnément l'industrie. Sa mémoire était prodigieuse et propre à retenir les moindres détails. Sa conversation prolixe, diffuse, originale, triviale, anecdotière, pleine de petits faits, de sel et de sens, procurait tout l'agrément qu'on peut trouver dans les plaisirs de l'intelligence quand la délicatesse et l'élévation n'y sont point. Son esprit était distingué, mais resserré et gêné par le peu de hauteur et d'étendue de son âme. Éclairé, fin, souple et tenace; tourné seulement vers l'utile et rempli d'un mépris si profond pour la vérité et d'une si grande incrédulité dans la vertu que ses lumières en étaient obscurcies, et que non seulement il ne voyait pas la beauté que montrent toujours le vrai et l'honnête, mais qu'il ne comprenait plus l'utilité qu'ils ont souvent; connaissant profondément les hommes mais par leurs vices seulement; incrédule en matière de religion comme le XVIIIe siècle et sceptique en politique comme le XIXe siècle; sans croyance lui-même; n'ayant nulle foi dans celle des autres...».

 

Pourtant, si, en apparence, le roi respectait les règles du jeu parlementaire, en fait il les dérégla par ses interventions incessantes.

 

La monarchie parlementaire l'empêchant légalement de gouverner, il tournait la situation par l'intrigue et la manipulation. Ainsi, il nomma à la présidence du Conseil d'«illustres épées» comme Soult, Mortier ou Gérard, qui lui permettaient de manœuvrer largement.

 

A partir de 1840, il cessa d'être l'arbitre que la révolution avait porté au pouvoir, pour devenir un chef de parti, tout comme l'avait été Charles X. En même temps, son souci de l'intérêt matériel de sa famille nuisit à son prestige. Il s'aliéna ainsi et le peuple, qui ne supportait plus sa bonhomie surfaite, et la bourgeoisie, qui se défia de plus en plus de ses manœuvres. C'est Guizot qui incarna cette chute progressive, puisque leur collaboration, datant de 1840, s'éteignit avec le régime. Louis-Philippe, en vieillissant, devint de plus en plus autoritaire.

 

La crise du régime s'ouvrit dès 1847. Il fut incapable d'y faire face. Cramponné au seul maintien de l'ordre, il fut balayé par la révolution de 1848. Le 24 février 1848, il abdiqua et s'enfuit en Grande-Bretagne où il finit ses jours.

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Dimanche 22 avril 2007
publié dans : Les Bourbons

Henry "le grand"

Fils d'Antoine de Bourbon et de Jeanne d'Albret, il est né à Pau en 1553.

Il deviendra roi de Navarre en 1572, année de son mariage avec Marguerite de Valois.

Il la répudiera en 1599 pour épouser Marie de Médicis. Leur fils règnera sous le titre de Louis XIII.

Plus connu sous le nom d'Henri IV ou du "Bon roi Henry" il règnera sur la France de 1589 à 1610.
Il a tenu sa cour de roi de Navarre à Nérac de 1576 à 1588. C'est là qu'il forge un certain nombre de légendes qui lui valurent les titres de "Vert-Galant", de "Fier chevalier gascon" ou de "roi au Panache blanc".
Entouré de conseillés de qualité comme Maximilien de Béthune (Sully), c'est à la cour de Navarre et qu'il assure sa formation pour devenir le premier homme politique des temps modernes.

Symbole du monarque idéal, amateur de plaisirs mais soucieux avant tout des affaires de l'État, Henri IV incarne dans l'histoire de France un personnage à mi-chemin du mythe et de la réalité. Héritant du trône à la suite de la longue agonie des Valois, il dut conquérir son royaume, et montra, pour parvenir à ses fins, un sens politique extrêmement aigu.

Pour tenter une réconciliation générale entre protestants et catholiques, Jeanne d'Albret et Catherine de Médicis décidèrent en 1572 le mariage d'Henri avec Marguerite de Valois — Jeanne d'Albret mourut peu avant l'événement.
Si Henri IV pratiqua à merveille l'art de la bonhomie souriante, étant soucieux de son image et de sa popularité, il n'en fut pas moins un monarque autoritaire. Célébrée le 18 août à Paris, la cérémonie de mariage revêtit des formes inaccoutumées. Henri étant protestant, le consentement des époux fut reçu avant leur entrée dans la cathédrale.

À l'occasion des noces royales, un grand nombre de nobles protestants se retrouvèrent à Paris, circonstance dont tentèrent de profiter les catholiques — les Guise ou les Espagnols — pour décapiter le parti réformé. Le 22 août, un attentat fut dirigé contre l'amiral de Coligny, qui en réchappa, mais, dans la nuit du 23 au 24 août 1572, jour de la Saint-Barthélemy, les gardes du roi Charles IX assassinèrent l'amiral, tandis que les compagnies de la milice tuaient près de trois mille personnes. Henri de Navarre n'échappa au massacre, qui se déroula jusque dans le palais du Louvre, qu'en abjurant, devant Charles IX, la religion réformée.

A la suite de l'édit de Nantes, le roi, qui comptait de nombreuses conquêtes féminines, songea à épouser sa maîtresse en titre, Gabrielle d'Estrées, et à légitimer ses bâtards. Il fallait cependant dissoudre au préalable son union avec Marguerite de Valois, laquelle, très hostile à la maîtresse royale, s'opposait au projet. Or, Gabrielle d'Estrées mourut en 1599 — elle fut peut-être empoisonnée.

Le roi se tourna alors vers une princesse italienne, Marie de Médicis, dont l'oncle, le grand-duc de Toscane, détenait une énorme créance sur le roi de France — plus d'un million d'écus. La négociation pour le mariage se doubla donc d'une négociation sur la dette. Une fois obtenu du pape Clément VIII le divorce d'avec Marguerite de Valois, Henri IV épousa Marie de Médicis, ce qui allégeait sa dette du montant de la dot, soit 600 000 écus. En outre, le mariage avec une Médicis visait également à resserrer les liens du premier Bourbon avec l'Église.


Le 27 septembre 1601, à Fontainebleau, naquit le futur Louis XIII ; c'était la première fois depuis Henri II qu'un roi de France avait un dauphin — aussi l'événement était-il considérable. Peu de temps après naquit un bâtard, fils d'Henriette d'Entragues, la nouvelle maîtresse du roi. Marie de Médicis donna encore naissance à Élisabeth (1602), qui deviendra reine d'Espagne, Christine ou Chrétienne (1606), Nicolas (1607), qui mourra à l'âge de quatre ans, Jean-Baptiste Gaston (1608), futur duc d'Orléans, et Henriette (1609), future reine d'Angleterre. À partir de 1604, Henri IV souhaita que tous ses enfants, légitimes et légitimés, soient élevés ensemble, au grand scandale de la reine.

L'ultime amour du roi, une jeune fille de quinze ans, Charlotte de Montmorency

Il finira tragiquement assassiné par Ravaillac en 1610.

À la suite de l'assassinat, l'immense majorité des Français fut accablée d'une douleur dont l'ampleur était à la mesure du risque encouru : celui du retour du désordre et des guerres. Les reproches qui fusaient dans les derniers mois du règne furent oubliés, seul le souvenir du temps du «bon roi Henri», d'«Henri le Grand», resta dans les mémoires.

On croit que Henri eut plus de 50 amantes au cours de sa vie. Autres maîtresses connues:

Jacqueline du Bueil (1580-1651) a été une des maîtresses de la fin du règne. Elle a donné un enfant au roi : Antoine de Bourbon (1607-1632).

Charlotte des Essarts (1580-1651) a donné quant à elle deux enfants au roi : Jeanne-Baptiste de Bourbon (1608-1670), et Marie-Henriette de Bourbon (1608-1629).

Madame de Sauve (une des femmes utilisées par Catherine de Medici, pour garder des notes sur les gens de la court). Aussi connue comme Charlotte de Beaune, Baronne de Sauve, puis plus tard comme Marquise de Noirmoutier. Elle fut aussi l’amante de Henri duc de Guise et passa sa dernière nuit avec lui, avant d’être assassinée à Blois le 23 décembre 1588.

Mlle. de Fosseuse (Henri la mit enceinte amis on croit que l fille était mort née). Si elle avait donne naissance a un fils vivant cela aurait cause beaucoup de problèmes a Henri pour devenir roi de France. La femme de Henri en ce temps la, Marguerite Valois essayait que la naissance se passé très discrètement.

Esther de Boyslambert (La Rochelle) – Elle eut un fils de Henri en 1587, mais son fils mourut enfant.

Suzanne de Moulins (La Rochelle).

Mlle. de Tignonville (Béarn).......

1601 - 16431601 - 1643
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Jeudi 19 avril 2007
publié dans : Les Bourbons
Roi de France de 1610 à 1643
Louis XIII le Juste - Louis le Bègue

 

Fils aîné d'Henri IV et de Marie de Médicis était le premier dauphin de France depuis 1559, date de la mort d'Henri II ; aussi reçut-il une éducation conforme au rôle qu'il devait occuper. Cependant, à partir de 1604, Henri IV décida, contre l'avis de Marie de Médicis, que le jeune garçon serait élevé en compagnie de ses frères et sœurs bâtards.

L'enfance du futur roi est bien connue grâce aux relations qu'en fit son médecin, Jean Héroard ; étudiant le comportement du jeune garçon,

Héroard en traça le portrait d'un être sensible, timide — il bégayait légèrement —, même s'il était conscient de son rôle et de sa prééminence sur ses frères et sœurs comme sur les nobles qui le servaient.



Initié par Henri IV au rôle de souverain, le jeune Louis assista à son premier Conseil en 1609, debout entre les jambes de son père

L'assassinat d'Henri IV, le 14 mai 1610, éprouva fortement le dauphin, qui lui était très attaché. Aussitôt, Marie de Médicis fut déclarée régente pendant la minorité du roi. Louis XIII fut sacré roi à Reims le 17 octobre de cette même année.

Marie de Médicis décide de marier son fils à Anne d’Autriche. Le mariage est célébré à Bordeaux le 28 novembre 1615, Louis XIII a quatorze ans.

Louis XIII est un roi méconnu : monarque autoritaire et sournois, Louis XIII ne laissait rien décider sans son consentement, bien moins illustre que son père, Henri IV, ou que son fils, Louis XIV, il fut en outre éclipsé par la personnalité puissante de Richelieu, ministre d'exception en lequel il plaça sa confiance de 1624 à 1642.

Enfin, la relative brièveté de sa vie et celle de son règne effectif en font aux yeux de l'histoire traditionnelle un roi de transition. C'est pourtant sous son règne que furent créés de nombreux instruments du pouvoir, que Mazarin et Louis XIV utiliseront pour faire de la France la principale puissance européenne de leur époque. Enfin, le rôle personnel que joua Louis XIII est loin d'être mineur, ainsi que l'établissent de nombreux documents qui, jusqu'à ces dernières années, avaient été négligés par les historiens.

Le mariage de Louis XIII fut marqué par la difficulté qu'éprouva le roi à accepter une épouse — il préféra le plus souvent ses amitiés de chasse ou de campagnes militaires que la compagnie d'Anne d'Autriche —, et par les influences que la politique, tant étrangère qu'intérieure, exerça sur les relations des époux royaux.

Louis XIII mourut le jeudi 14 mai 1643, trente-trois ans exactement après son père.

Maîtresses:

Marie de Hautefort (1616 - 1691)
Louise de La Fayette (v.1616 - 1665)
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Mardi 20 mars 2007
publié dans : Les Bourbons

Roi de France 1814-1824.

Petit-fils de Louis XV, Monsieur, frère du roi et comte de Provence, émigra après l'affaire Favras (20 juin 1791), arriva en Belgique, puis rejoignit à Coblence son autre frère, le comte d'Artois.

Louis XVIIIIl prit le titre de régent à la mort de Louis XVI, et de roi à celle de Louis XVII.

L'appui de l'Angleterre et le ferme soutien de Talleyrand le ramenèrent sur le trône à la chute de Napoléon, en 1814.

Soucieux de réconciliation nationale, il octroya la Charte (4 juin 1814), faisant suite à la déclaration de Saint-Ouen, où il garantissait à la France le maintien des libertés essentielles ainsi qu'un régime représentatif.

Les Cent-Jours l'obligèrent à fuir à Gand; l'épuration de 1815 fut cependant fort limitée.

La Chambre introuvable, composée d'ultraroyalistes, fut dissoute en 1816, et Louis XVIII prit comme principal ministre un libéral, Élie Decazes.

S'appuyant sur le groupe des «constitutionnels», ce dernier fit voter une série de lois libérales concernant la presse, l'armée et les élections.

L'assassinat du duc de Berry, neveu du roi, amena le renvoi du ministre (1821)Louis XVIII et le retour en force des ultras, qui firent le siège du vieux monarque, lequel nomma Richelieu, puis Villèle, pour complaire à la droite.

A suivre...

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