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Jeudi 31 mai 2007
publié dans : Le Moyen-âge

Le passage du temps était calculé en heures canoniques, en saisons, années, règnes (de roi) pas en heures, minutes et secondes. Une des façons de faire cuire un oeuf à la coque était de "le faire cuire durant le temps que cela prend pour réciter trois Pater Noster"

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Mercredi 30 mai 2007
publié dans : Les Bons Petits Plats

Por--e-blanche.jpg Porée blanche est dicte ainsi pour ce qu'elle est faite du blanc des poreaux, à l'eschinée, à l'andoulle et au jambon, ès saison d'automne et d'iver, à jour de char; et sachez que nulle autre gresse que de porc n'y est bonne. Et premièrement l'en eslit, lave, mince et esverde les poreaux, c'est assavoir en esté, quand iceulx poreaux sont jeunes : mais en yver, quand iceulx poreaux sont plus viels et plus durs, il les convient pour boulir en lieu d'esverder, et se c'est à jour de poisson, après ce que dit est, il les convient mettre en un pot avec de l'eaue chaude et ainsi cuire, et aussi cuire des oignons mincés, puis frire les oignons, et après frire iceulx poreaux avec les oignons qui jà sont fris; puis mettre tout cuire en un pot et du lait de vache, se c'est en charnage et à jour de poisson; et se c'est en karesme, l'en y met lait d'amandes. Et se c'est à jour de char, quant iceulx poreaux d'esté sont esverdé, ou les poreaux d'iver pourboulis comme dit est , l'en les met en un pot cuire en l'eaue des saleures, ou du porc et du lart dedans. Nota que aucunes fois à poreaux, l'en fait lioison de pain.



proposée par un
bourgeois de Paris en 1393


Si vous voulez essayer...

Ingrédients:
- 2 bottes de poireaux
- 1 kg d'oignons
- 200 gr de lard salé
- 1 litre de lait ou 1 litre de lait d'amandes (en période de carême)
- huile
- sel

Préparation

Laver les poireaux à grande eau.

Séparer les blancs (les verts seront préparés en porée verte).

Couper les poireaux en julienne.

Eplucher les oignons.

Couper les oignons en petits morceaux.

Faire tremper le pain pour qu'il ramollisse, puis presser pour enlever l'eau.
Faire cuire 10 minutes les oignons et les poireaux dans de l'eau bouillante avec le lard.
Egoutter.
Faire frire les oignons durant 4 à 5 minutes à feu doux.
Ajouter les poireaux et laisser frire 5 minutes (les oignons doivent rester blancs).
Egoutter.
Mettre les oignons et poireaux dans le lait, ajouter le pain émietté et laisser cuire 30 minutes à feu doux.
Rectifier l'assaisonnement.
Servir chaud.



Olivier Smadj
 
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Mercredi 30 mai 2007
publié dans : Un Peu de Tout

ceintureDucal.jpgC'est une ceinture munie d'une serrure conçue pour empêcher les relations sexuelles et la masturbation. Le but peut aussi être de protéger la personne qui la porte du viol ou de la tentation. Il existe des ceintures de chasteté pour homme et pour femme.

Elles étaient utilisées à la Renaissance par quelques maris riches et jaloux craignant l'infidélité de leurs épouses, souvent beaucoup plus jeunes qu'eux.Chastity-belt-Bellifortis.jpg

Photos : Wikipédia

 


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Mardi 29 mai 2007
publié dans : Mes Coups de Coeur

A cheval sur l'autoroute Bruxelles-Liège, le village de Noduwez s'étend sur les deux versants de la vallée évasée où coule le ruisseau de Gollard qui, après avoir reçu sur sa gauche les eaux du ruisseau de Piétrain, devient le ruisseau des Rollaines.

Les révélations que le sol de Noduwez nous a faites, en particulier les objets de l'âge de la pierre qu'il nous a livrés, permettent de conclure à une occupation du territoire du village par les hommes du néolithique (+/- 4000 ans avant JC).

Au XIIe siècle, Noduwez et Libertange, qui constituaient deux villages distincts dépendant de la chef-mairie d'Orp-le-Grand, relevaient de l'autorité du duc de Brabant. Celui-ci, au début du XIIIe siècle, libéra les habitants des deux localités des taxes serviles.chapelleTomboisNODUWEZJPG-04.jpg

Au cours des siècles, Noduwez connut quelques années pénibles durant lesquelles ses habitants subirent le pillage, l'incendie ou le saccage de leur village, ou encore furent frappés par l'épidémie.

En 1466, au lendemain de la victoire de Philippe le Bon à Montenaken, le village est incendié; En 1597, il est frappé par la peste;

En 1635, il est dévasté comme Marilles par l'armée franco-hollandaise;

A la fin du XVIIe siècle, lors des guerres de Louis XIV, il est à nouveau saccagé et son église incendiée...

Au Moyen Age et à l'époque moderne, plusieurs propriétaires fonciers se partageaient la terre de Noduwez.

Les ducs de Brabant y détenaient certains biens. Quelques seigneuries, dont la plus importante était celle de Gollart y possédaient un domaine.

Au début du XVIIe siècle, les biens et droits de la couronne ducale furent vendus au Seigneur de Gollart.

La vocation économique du village a, de tout temps, été et est encore essentiellement agricole.


 Vestiges: Les Ruines du Gollard

Entre Marilles et Noduwez, au creux d'une vallée jadis marécageuse sillonnée par le ruisseau le Gollard se dressent les ruines d'une ancienne seigneurie. Elle fut construite au XIIIe s. comme poste avancé à la frontière du duché de Brabant. Ce domaine comprenait une maison forte, une ferme, un moulin, une chapelle et une franche taverne. De ce bien, abandonné au XVIIIe s., subsistent aujourd'hui au milieu des champs les ruines d'une tour quadrangulaire aux murs très épais en grès quartzite.RTEmagicC-5b05019eb7.jpg.jpg


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Mardi 29 mai 2007
publié dans : Le Moyen-âge

Le chat apparait en Europe fin du IXème début du Xème siècle.

Au XIIe siècle, ils sont considérés comme des envoyés du diable par l‘Inquisition, et donc persécutés. (surtout les chats noirs).

A cette époque, ils étaientt souvent mêlés à des procès de sorcellerie.

Ils sont brûlés, noyés, crucifiés et cela souvent avec leur propriétaire.

 

Les malheureux chats étaient suspendus par la foule en haut d’un mât, sur le bûcher ou jetés dans des paniers d’osier au milieu du brasier.Quand le rituel était terminé, chacun prenait une poignée de cendre pour la répandre dans sa maison et dans les champs, afin de se préserver de la disette et des épidémies.

 

Une grande partie de la population féline a donc été exterminée au Moyen-âge. Cette cruauté stupide envers les chats ne concerne pas que la France. A travers toute l’Europe, des rites de sacrifices sont organisés, ce qui causera le fléau de la peste noire qui tuera les deux tiers de la population d‘Europe.girouette-chat-lune.gif

 

En 1233, une personne qui accueille un chat noir sous leur toit risque le bûcher, sauf si le chat "noir" a au jabot une petite touffe de poils blancs appelée "marque de l'ange" ou "doigt de Dieu", alors chat et propriétaire étaient éventuellement épargnés.

 

 

Par contre ils sont utilisés aussi par les paysans contre les rats, et on en trouve dés le XIIIème siècle à bord des navires où il fait partie de l’équipage..

 

Le Moyen-Age marque donc une longue période de persécution du chat..


En 1561, des procès eurent lieu où l’on accusa des femmes de se transformer en chattes pour tenir leurs sabbats.
Ces procès se finissaient toujours par la mort des accusés mais également des pauvres animaux. Ces derniers étaient jugés comme des personnes.

img-1487.jpg

Le roi Louis XV qualifiera la tradition barbare et primitive et fera arrêter les bûchers pour les chats à la Saint-Jean.

 

 

Vers le XVIIIème siècle, le chat est enfin accueilli comme un ami et devient un animal de compagnie.

Pour plus d'information
PS: Au moyen-âge, on décrit la sorcière comme un être solitaire et ayant un chat noir pour animal de compagnie. La sorcière pouvait se transformer en chat noir pour fêter le sabat, mais seulement 9 fois. Cette légende est à l’origine des 9 vies du chat

 

 

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Mardi 29 mai 2007
publié dans : Femmes ayant marqué l'histoire

La vie de Jeanne commence dans le petit village de Domrémy où elle est née le jour de l’Epiphanie, le 6 janvier 1412. Ses parents Jacques d‘Arc et d‘Isabelle Romée forment un couple de laboureurs de ce même village, situé dans la vallée de la Meuse.Jeanne-mignature.jpg

 

 

 

Lorsque Jeanne est assez âgée, elle aide sa mère à la maison et cultive les champs avec ses frères.

 

 

 

A 13 ans Jeanne affirme avoir entendu des voix célestes, des Saintes Catherine et Marguerite et de l‘archange Michel qui demandaient de libérer le royaume de France de l‘envahisseur et de conduire le dauphin sur le trône.

 

A 16 ans, elle se met en route et demande à s‘enrôler dans les troupes du dauphin.

 

Sa demande est rejetée, mais elle revient un an plus tard et Robert de Baudricourt, capitaine de Vaucouleurs accepte de lui donner une escorte.

 

 

 

Portant des habits masculins, elle traverse les terres bourguignonnes pour se rendre à Chinon afin de voir le dauphin Charles et lui parler de sa mission.

 

Charles VII lui offre alors une armure.

 

Elle envoie chercher une épée enterrée derrière l‘autel de Sainte-Catherine-de-Fierbois, dont les voix lui avaient relevé l‘existence.

 

 

 

Les troupes royales rassemblées à Blois se sont ébranlées en directions d‘Orléans, elles y sont arrivées en avril. Le 29 avril, Jeanne entre dans Orléans. Après quelques assauts, les Anglais lèvent le siège le 8 mai 1429. Cette victoire est apparue comme le signe d‘intervention divine.

 

 

 

Après cette victoire à Orléans, on surnomme Jeanne la Pucelle d‘Orléans. Les succès se poursuivent par les prises de Troyes, d‘Auxerre, et de Châlon, permettant ainsi l‘ouverture de la route de Reims.

 

Jeanne rejoint le roi à Loches le 11 mai et elle le persuade de partir pour Reims.

Ingres-Jeanne-dArc-Kaarle-VIIn-hautajaisissa-1854.jpg

Jeanne d‘Arc devient alors très populaire, la chevauchée vers Reims la fait connaître également à l‘étranger. Elle est une des « nombreux prédicateurs » en cette époque se disant envoyés par Dieu.

 

Les positionnements religieux de Jeanne dépassent l‘enjeu de reconquête du royaume, et les docteurs en théologie la considère comme une menace contre leur autorité à cause du soutien des rivaux de l‘Université, et de ce que la Pucelle représente.

 

Dans la foulée, Jeanne d‘Arc tente de convaincre le roi de reprendre Paris aux Bourguignons. Une attaque est alors menée par Jeanne sur Paris, mais doit être rapidement abandonnée. Le roi finit par interdire tout nouvel assaut. C‘est une retraite forcée vers la Loire.

 

Jeanne repart néanmoins en campagne: maintenant, elle conduit sa propre troupe et rien ne la distingue des chefs de guerre indépendants, "elle ne représente plus le roi".

 

Ses troupes luttent contre des capitaines locaux, sans beaucoup de succès. Jeanne est alors invitée à rester dans le château de la Trémouille à Sully-sur-Loire. Jeanne s’échappe rapidement de sa prison dorée, pour répondre à l‘aide de Compiègne, assiégée par des Bourguignons.

 

Finalement, elle est capturée lors d‘une sortie aux portes de Compiègne le 23 mai 1430.

 

Elle essaye de s‘échapper par deux fois, mais elle échoue. Jeanne est rachetée par les Anglais pour 10 000 livres et confiée à Pierre Cauchon, évêque de Beauvais et allié des Anglais.

 

Elle est accusée d‘hérésie et interrogée sans ménagement à Rouen.

 

Le procès commence le 21 février 1431.

 

Les enquêteurs ne parviennent pas à établir un chef d‘accusation valable. Jeanne semble être une bonne chrétienne, convaincue de sa mission, différente de hérétiques qui pullulent dans un climat de défiance vis-à-vis de l‘Eglise en ces temps troublés.

 

Le tribunal lui reproche par défaut de porter des habits d‘homme et de s‘en remettre systématiquement au jugement de Dieu plutôt qu‘à celui de l‘Eglise militante.

 

Les juges estiment que ses voix sont en fait inspirées par le démon. L‘université de Paris, à la solde de Bourguignons, rend son avis: Jeanne est coupable d‘être schismatique, apostate, menteuse, suspecte d‘hérésie, blasphématrice de Dieu et de saints.

 

Le procès se termine le 24 mai, ce jour-là Jeanne reconnait ses erreurs et signe l‘abjuration. On la renvoie alors dans sa prison aux mains des Anglais. Pensant s'être fait trompée, elle se rétracte deux jours plus tard. Le 30 mai elle est brûlée vive, sur place du Vieux-Marché à Rouen.


Des informations sur ses restes voir Momental

Ps: Cet article est dédié tout spécialement pour Le Chevalier du 38 :)

 
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Mardi 29 mai 2007
publié dans : Les Bons Petits Plats


 
 

Eschaudez les et lavez les bien, et frisiez en huille, et puis prenez pain hallé, purée de poys ou de l'eaue des oïstres où elles auront esté eschaudées ou d'autre eaue boullue chaude, et du vin plain, et coullez ; puis saffren et canelle, gingembre, girofle et graine de paradiz, et saffren pour coulourer, deffait de vinaigre, et ongnons friz en huile, et faictes boullir ensemble ; et soit bien lyant ; et aucuns n'y mettent pas boullir les oïstres.

 


 


 

Viandier de Taillevent - 1373

 


 


 


 
 
 
 

Si vous avez envie de l'essayer..

 

Civet d'huîtres

 

Echaudez les huîtres c'est-à-dire lavez les à l'eau bouillante et lavez les bien, les faire frire dans un peu d'huile. Mélanger du pain grillé bien bruni, de la purée de pois ou l'eau dans laquelle les huîtres ont été échaudées ou un quelconque bouillon chaud, du vin pur; passez le tout. Ajouter du safran et de la cannelle, du gingembre, de la girofle et maniguette et un peu plus de safran pour colorer; délayer avec du vinaigre, y incorporer des oignons frits et faites bouillir le tout. Le mélange doit être épais. Ne pas faire bouillir les huîtres.

 


 

Ingrédient:

 

24 huîtres

 

20 grammes de pain grillé

 

50 grammes de purée de pois ou de fèves fraîches

 

10 cl de vin blanc

 

1 pincée de Safran

 

1/2 cuillère à café de Cannelle

 

1 cuillère à café de Gingembre

 

1 clou de girofle

 

10 graines de Mandiguette (ou graines de Paradis)

 

2 cl d'huile

 

2 cl de vinaigre

 

1 oignon ciselé, cuit à l'eau

 

Préparation:

 


 

Le bouillon

 

Ecraser les épices

 

Ajouter la purée de pois ou de fèves fraîches

 

Faire ouvrir les huîtres

 

Récupérer l'eau

 

Faire échauder les huîtres une seconde dans leur eau, égoutter

 

Mélanger les épices écrasées avec l'eau des huîtres

 

Ajouter le pain grillé, le vin; faire bouillir puis passer

 

Faire étuver l'oignon ciselé, déglacer au vinaigre ; laisser cuire et réduire entièrement

 

Faire sauter les huîtres rapidement à l'huile

 


 

Dans une assiette creuse, disposer les huîtres (6 par personne)

 

Ajouter les oignons blondis

 

Verser le bouillon d'épices et de pois ou fèves chaud

 

Servir aussitôt

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Mardi 29 mai 2007
publié dans : Un Peu de Tout

L-hygi--ne.jpgL’hygiène au Moyen-âge était l’équivalent de ce que nous connaissons aujourd’hui.
Les gens prenaient un bain tous les jours.
Ce n’est qu’à la Renaissance que la malpropreté a pris de l’ampleur.
Pour remédier à certaines odeurs persistantes, les gens bien nantis avaient recours aux poudres
et parfums.



edselliersmoyenag.jpg




Louis XIV n’a pris que trois bains durant toute sa vie et ce sur les conseils de ses médecins mais se lavait toutefois le visage et les mains à l’eau de Cologne tous les matins.
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Lundi 28 mai 2007
publié dans : Les Bons Petits Plats


Mettez boulir vos escrevices, et quant elles seront cuites, soient eslites comme qui le vouldroit mengier, et ostez le mauvais dedans, puis aiez des amandes pelées et broyées, deffaites de purrée de poix coulée par l'estamine, et du pain harlé ou des chappelures trempés en purée, broyées et coulées par l'estamine, puis aiez gingembre, canelle, graine et clou : broyez, et tout mis en un pot, et un petit de vinaigre et boulu ensemble, puis drécié par escuelles, et soit mis dedens chascune escuelles les escrevisses frictes en huille et de l'autre poisson frit.


Je n'ai pas encore trouvé la traduction.....

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Lundi 28 mai 2007
publié dans : Le Moyen-âge

 

Que ce soit dans les milieux riches ou pauvres, l’accouchement au Moyen-âge n'est pas sans risque, que ce soit pour la mère ou pour l'enfant.

 

Beaucoup de nouveaux-nés meurent à la suite d'un accouchement difficile ou à cause de mauvaises conditions d'hygiène. Deux enfants sur six parviennent à leur huitième année. Les maladies et les malnutritions ont souvent raison de leur état de santé.
C’est pour cette raison, qu’une femme au Moyen-âge doit mettre au monde au moins sept enfants afin de pouvoir assurer une descendance.

 

Si l'enfant survit à l'accouchement, il faut alors le baptiser rapidement, car tout risque de mortalité n'est pas encore écarté. Dans le contexte religieux de l'époque, le baptême est très important, car un enfant qui mourait sans avoir été baptisé risquait de ne jamais aller au «paradis».enfants-moyenage.jpg

 


Les enfants du seigneurs:

Dès l'âge de six ou sept ans, les enfants sont souvent envoyés dans un autre château.
Les garçons deviennent pages, apprennent à se battre et les filles apprennent à tenir une maison.

 

Dans les familles nobles, le mariage est le plus souvent arrangé dès la naissance. La plupart des garçons et des filles se marient très tôt, vers l'âge de quatorze ans.

Sur le plan de l'éducation, les garçons étaient favorisés par rapport aux filles.

Les enfants du paysan:

L’enfant de paysan a une vie tout à fait différente.
Le garçon se lève très tôt pour aider son père aux champs. Il garde aussi le bétail, ramasse du bois et chasse les oiseaux et les lapins.

La fille, quant à elle, aide sa maman à la maison. Elle épluche les légumes, nourrit les poules et les canards, et va chercher de l'eau.
L’enfant d'artisan, lui apprend très tôt le métier de ses parents en les regardant travailler. Dans certaines régions, les artisans n'ont pas le droit de faire travailler leurs enfants avant un certain âge. Entre 10 et 12 ans, l'enfant entre en apprentissage. Les garçons comme charpentier, sabotier, tonnelier. Les filles comme couturière, lingère ou servante.

L'alimentation:

Les repas des enfants au Moyen-âge sont différents selon qu’ils vivent dans une famille riche ou pauvre.

Pour un enfant noble, le petit-déjeuner se compose d’un œuf mollet ou dur, d’une pomme cuite et de pain frais.

Le dîner se prend vers 10.00 et se compose de bouillon de poule ou de bœuf, de viande, de lait et d’un dessert ou d’un fruit.

A 18.00, il soupe avec une purée de légume accompagnée éventuellement de viande, lait et fruit.
Par contre, les fils et filles de paysans n'ont pas une alimentation aussi riche. Ils se contentent bien souvent d'un simple bouillon de légumes avec un peu de gras et un morceau de pain.

 

Chez les paysans les plus riches, on se nourrit avec les produits de la ferme : lait, lard, oeufs et de la cueillette de fruits sauvages : fraises, mûres, cerises.

Des repas spéciaux étaient cuisinés lors des noces, baptêmes ou autres manifestations particulières.


Les jeux:

Il existe au Moyen-Age de nombreux jouets pour les enfants. Les garçons se fabriquent dans une écorce d'arbre de petits bateaux qu'ils font naviguer sur les mares ou les rivières, ou encore des charrettes qu'ils tirent eux-mêmes.

Les petits garçons de la noblesse imitent leur père avec des épées ou des lances en bois.

Les petites filles peuvent jouer avec des poupées en chiffon ou en porcelaine. De manière générale, la nature est un formidable terrain de jeu. On joue aussi à plusieurs à des jeux qui existent encore à ton époque :
cache–cache, les quatre-coins, colin-maillard, saute-mouton.





informations complémentaires sur les enfants au Moyen-âge
Les enfants au Moyen-âge









 

 

commentaires (3)    par Carrosalva
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